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Dominique, Claudine, Camille Et Benjamin font vivre, chacun à leur manière, la vie artistique amiénoise. Bienvenue chez la famille Grain !

La création dans les gènes  © Laurent Rousselin – Amiens Métropole
« Enfants, notre père nous emmenait au Musée et au Cirque. À la maison, on faisait nos propres spectacles » Camille Grain
© Laurent Rousselin – Amiens Métropole

02.12.2015

JDA 779

Ces moments sont si rares qu’ils les savourent d’autant plus. Enfin réunis à Amiens depuis fin novembre, les Grain se retrouvent au 39, quai Bélu, où deux d’entre eux exposent leurs créations, à voir les 5 et 6 décembre. Claudine, la maman, alias Mousmée, vend ses bijoux. Un univers bigarré que la prof d’anglais retraitée cultive depuis les années 1970, lorsqu’elle portait encore le look baba, en s’inspirant de ses voyages. Dans l’autre salle de la maison, l’ancienne galerie Lubie qui connut ses heures de gloire de 1985 à 1995, Camille, le fils aîné, divulgue ses œuvres et une personnalité hautes en couleur. Influencé par la nature et l’architecture qu’il croque en toute occasion, l’artiste va et vient entre dessin, peinture et sculpture. Motifs textiles, formes design et géométriques se combinent en assemblages originaux et hétéroclites. Camille se souvient. Bien avant l’École d’arts appliqués de Roubaix et les ateliers qu’il anime depuis quinze ans, dans un service psychiatrique de Péronne, il récupérait, petit, les chutes de terre inutilisées par son papa céramiste.

 

LE PIED À L’ÉTRIER
« On a toujours baigné là-dedans, confie Camille. Enfants, notre père nous emmenait au Musée et au Cirque. À la maison, on faisait nos propres spectacles. »Voilà où le rêve de Benjamin, l’autre fiston, voltigeur équestre, a pris racine. « Il savait à peine marcher qu’il voulait faire la roue », sourit Claudine, qui ne cache pas sa fierté. Après sept ans chez Zingaro, “Ben” a créé en 2012 Plume de cheval, compagnie basée à Amiens. C’est aussi ici qu’il s’est formé, plus jeune, à l’école de cirque. En décembre, chargé du spectacle de Noël, il répète au Cirque Jules-Verne, où se déroulaient les cours à l’époque : « Je me sens excité et tout petit dans ce lieu monumental, évoque-t-il. Je me souviens y avoir serré des mains en coulisses avec mon père ». Celui-ci, longtemps intervenant à la fac d’arts et responsable du centre d’art du Safran, vit une retraite active. « J’expose encore et j’ai créé une association à Henriville, mon quartier », avise Dominique. Esprit de famille oblige, il a aidé à l’accrochage de l’expo de Camille. Claudine et Dominique n’ont jamais dissuadé leurs enfants de réaliser leurs rêves. Bien leur en a pris.

//Candice Cazé