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Une nouvelle entreprise innovante s’installe sur le territoire : Poulainville va accueillir Ÿnsect et son projet Ÿnfarm, une ferme verticale d’insectes. Avec, à terme, une centaine d’emplois. 

La ferme du futur  © Ÿnsect
Ÿnsect élève des insectes pour les transformer en matière première d’alimentation pour les animaux.
© Ÿnsect

26.09.2018

JDA 888

Amiens Métropole et ses partenaires (Région, Département, État, CCI) ont de quoi se réjouir. Ÿnsect a choisi le site de Poulainville pour implanter son projet de ferme verticale d’insectes. « Après Amazon, Orange Bank, Chronopost, Paprec (lire ci-dessous, ndlr) et maintenant Ÿnsect, notre territoire connaît un développement économique sans pareil », peut affirmer Alain Gest, le président d’Amiens Métropole. D’autant plus que ce projet industriel est très innovant : Ÿnsect ambitionne de faire des insectes une matière première incontournable de l’alimentation des animaux d’élevage et domestiques. Elle a créé une première Fermilière en 2017 dans le Jura. C’est là qu’elle élève et transforme le ver de farine, bien connu des pêcheurs. Il s’agit de la larve jaune orangé du Ténébrion meunier, petit scarabée noir très commun. Une fois broyée, elle fournit une farine très nutritive et peut entrer dans la composition des croquettes pour chiens, chats, poissons d’élevage et celle des fertilisants.

ÉCOLOGIQUE ET HYPERPROTÉINÉ

« Ce n’est pas simplement un produit que nous créons mais une nouvelle filière agroalimentaire », resitue Antoine Hubert, le président d’Ÿnsect. Afin de répondre à une demande mondiale croissante en protéines, son entreprise veut passer à la vitesse supérieure. Elle a donc choisi Amiens Métropole et Poulainville pour créer Ÿnfarm. Cette Fermilière de plus grande échelle devrait sortir de terre l’an prochain et démarrer son activité en 2020 avec une soixantaine de salariés, puis à terme plus d’une centaine. « Ce site de 18 ha nous permettra de gagner des marchés et conditionnera notre développement à l’international », poursuit Antoine Hubert. Et parmi les perspectives d’avenir, pourquoi pas l’alimentation humaine ? « Aujourd’hui, ce n’est pas notre activité mais on ne se l’interdit pas, surtout si le marché se développe. » Selon l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la farine d’insectes pourrait devenir une solution pour nourrir neuf milliards d’humains en 2030. Une farine made in Amiens.

 

La ferme du futur 2

 

Le leader du recyclage a aussi choisi Amiens Métropole

2 M€. C’est le montant que l’entreprise Paprec investit dans son nouveau centre 
de traitement de déchets à l’espace industriel nord. Le leader français du recyclage
 a choisi l’ancien site Goodyear où il a acquis une parcelle de 9 000 m2 de bâtiments sur un foncier de 4 ha. « Nous étions déjà implantés commercialement depuis l’arrivée d’Amazon, l’un de nos principaux clients. Nous avons ensuite décroché des contrats avec entre autres Procter & Gamble et Valeo qui nous permettent d’installer ce centre de traitement à Amiens », précise Jean-François Rege, le directeur régional Hauts-de-France de Paprec. L’usine démarrera son activité dans les prochaines semaines avec une dizaine de salariés et devrait atteindre les 25 d’ici un an. Pour Alain Gest, « l’arrivée de l’agence Paprec sur l’ancien site Goodyear est une excellente nouvelle. D’abord pour les personnes qui seront recrutées dans cette entreprise qui a déjà fait preuve de son dynamisme dans la région. Mais c’est aussi le premier acte du renouveau d’un site malheureusement plus souvent associé aux licenciements massifs qu’à la création d’emplois ».

 

La ferme du futur 3

 

//Stéphanie Bescond