Votre navigateur est obsolète!

Mettez à jour votre navigateur pour afficher correctement ce site Web. Mettre à jour maintenant

×

Le CHU d’Amiens mène un essai de traitement par inhalation d’interféron, sur la base du volontariat. L’infectiologue Jean-Philippe Lanoix, qui dirige les opérations, fait le point.

La guérison par inhalation ? © SimUSanté- CHU Picardie
Souvent utilisé en injection face à d'autres maladies, l'interféron est ici testé par voie pulmonaire.
@ SimUSanté- CHU Picardie

14.04.2021

JDA 978

JDA : Quel est le but de cet essai ?

La guérison par inhalation ? © SimUSanté- CHU Picardie

Jean-Philippe Lanoix : Voir les effets localisés sur les poumons de l’inhalation d’interféron – un antiviral connu, notamment contre l’hépatite C –, pour prouver son efficacité et sa non-nocivité afin de l’utiliser pour traiter les patients atteints par le Sars-CoV-2. Aurélien Mary, pharmacien au CHU, s’est penché sur le sujet et nous avons lancé le projet avec le professeur Michel Brazier.

Comment procédez-vous ?

Une première phase a été menée auprès d’une vingtaine de patients atteints du Covid à des degrés divers entre avril et septembre 2020, suivie d’une pause pour analyser bénéfices et risques. Actuellement, nous poussons plus loin, avec d’autres centres de recherches, cette fois sur 146 personnes volontaires et plus ciblées.

 

Vous avez dressé un cadre de recherche ?

Cela ne sert à rien d’administrer de l’interféron sur les cas trop graves ou dans une phase avancée, quand le virus est éliminé de l’organisme et que seule reste l’inflammation. Mais le médicament semble bien toléré, sans effets secondaires.

 

Où en êtes-vous de la nouvelle étape ?

Au tout début, même si nous aimerions aller plus vite. Pour cela, il nous faut des volontaires. Si les gens refusent de participer, nous ne trouverons pas de médicament. Bien sûr, toute personne qui accepte doit savoir qu’elle a une chance sur deux de recevoir un placebo.

 

Quelles sont les conditions de participation ?

Le patient doit être majeur, avec ou sans comorbidités, sans coinfection, infecté depuis moins de dix jours et hospitalisé depuis moins de sept jours. Il doit être sous oxygène, même légèrement, mais pas en réanimation. Après sept jours de traitement, nous suivons l’état du patient pendant un mois. S’il y a un problème, on arrête tout de suite.

//Propos recueillis par Jean-Christophe Fouquet

 

// CONFINEMENT : OÙ EN EST-ON ?

Le 18 mars, Jean Castex annonçait au 20 mars un (troisième) confinement dans 16 départements, dont la Somme, tout en maintenant le couvre-feu national – qui débute depuis à 19h. Cela s’est traduit par la fermeture des commerces dits non essentiels et l’interdiction de sortie au-delà d’un rayon de dix kilomètres de chez soi mais sans limitation de durée. Des mesures généralisées à toute la France métropolitaine et pour au moins un mois depuis le 3 avril suite à l’allocution, le 31 mars, d’Emmanuel Macron. Lequel a annoncé la fermeture au 6 avril des crèches, écoles et centres de loisirs pendant trois semaines – quatre pour les collèges et lycées. Les vacances scolaires des zones B (celle de l’académie d’Amiens) et C ont ainsi été calées sur la zone A : du 10 au 25 avril.

 

// ENFANCE : DES ACCUEILS PRIORITAIRES

C’est devenu une habitude : certaines crèches, écoles et centres de loisirs restent sur le pont malgré le confinement pour accueillir les enfants de personnels prioritaires, notamment les soignants.

 

// QUELLE ATTESTATION ?

Lors du reconfinement partiel du 20 mars, l’attestation de sortie de jour a été abandonnée au profit d’un justificatif de domicile – sauf en horaires de couvre-feu ou hors des dix kilomètres. C’est toujours le cas même si, depuis le 3 avril, il s’agit d’un nouveau formulaire unique jour/nuit.