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La preuve par l’horreur

Des pièces relevant du braconnage ou du commerce illégal d’animaux ont rejoint le parc zoologique.

La preuve par l’horreur  © Direction régionale des douanes d’Amiens

21.04.2021

JDA 979

Le 1er avril, la direction régionale des douanes d’Amiens remettait au parc zoologique des objets saisis issus du trafic animal. Le braconnage et le commerce illégal d’animaux font de ce trafic le troisième au monde par son ampleur : près de 20 milliards de dollars par an. En 2020, les douanes françaises ont réalisé 265 constations sur des spécimens d’espèces animales et végétales en voie de disparition et protégées par la convention Cites, dite aussi de Washington. Objets en corne, bijoux, fourrure, crâne de crocodile, peau de serpent, tortue... en tout, ce sont 53 articles que le zoo d’Amiens Métropole a récupérés et qu’il utilisera pour sensibiliser le public à la préservation de la biodiversité et à la lutte contre ce fléau.

 

« ILLUSTRER NOTRE DISCOURS »

« Nous avons tout de suite accepté la proposition de la direction des douanes, pose Pierre Bouthors, chargé de communication du parc. Il est monstrueux de voir ce que ces animaux sauvages sont devenus, des breloques pour certains. Mais cela nous permettra d’illustrer concrètement notre discours. » Dans un premier temps, ces pièces seront utilisées lors d’ateliers pédagogiques. Le zoo réfléchit pour plus tard à une muséographie, à l’image du cabinet de curiosités du Musée de Picardie. Elle pourrait prendre place dans le futur hall d’accueil du parc, rue du Faubourg-de-Hem.

//Coline Bergeon