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C’est à lui, le jardinier-paysagiste Paco, que l’on doit le Jardin des vertueux. 27 000 m2 de nature en partage. Un endroit qui résume sa philosophie. 

Le Flower Power selon Paco  © Laurent Rousselin - Amiens Métropole

17.06.2015

JDA 763

« Je suis né dans les hortillonnages le 1er novembre 1992. Ce fut une révélation, une explosion nucléaire. » Avec ses cheveux longs et bouclés, sa barbe et ses vêtements terriens, Pascal Goujon, alias Paco, est ainsi passé d’une vie d’ado citadin classique à « la jungle profonde ». « Pendant mes deux ans de service national, j’ai entretenu les berges et curé les canaux l’hiver, et assuré les promenades en barque l’été », se souvient cet objecteur de conscience aux allures de hippie qui s’affirme toujours « en quête spirituelle ». Vingt ans plus tard, cet enfant de la campagne ayant grandi « dans une mégalopole de 70 habitants » avant de devenir Amiénois à 10 ans, a toujours les mains dans la terre. Jardinier-paysagiste, il a lancé en 2009 le Jardin des vertueux, écrin de nature participatif de 27 000 m2 en face des étangs de Victorine-Autier, chaussée Jules-Ferry. Un endroit où, comme le saule auquel il s’identifie, il peut avoir « les pieds dans les hortillonnages et la tête dans le ciel ». Inspiré par « les maîtres de toutes les religions, notamment les bouddhistes, mines de sagesse pour travailler son comportement », Paco est “à la cool”, sans prosélytisme. Sa spiritualité, il la veut inclusive : « Dès que ta foi exclut quelqu’un, tu as fait un pas dans l’erreur », estime-t-il. Cela se sent au Jardin des vertueux, où défilent des bénévoles, des jeunes, des écoles, des personnes en réinsertion ou encore des adeptes des paniers de légumes que les Vertueux distribuent le mercredi. « Il y a plein de niveaux d’instructions différents. En jardinage, chacun peut s’exprimer. » Mais aussi partager le café, les barbecues, voire les « fameux flans de Thérèse », une habituée. Paco passe plus de temps au Jardin que n’importe où ailleurs : « Des moments agréables avec plein de gens, et d’autres où il n’y a plus que les oiseaux et le jardinier. L’extase. » Alors quand on lui demande s’il compte un jour poser ses outils, la réponse est claire : « Seulement si mon corps m’y oblige ! ».

//Jean-Christophe Fouquet

 

Les Vertueux en quête de dons

Suite à un vol de matériel, les Vertueux lancent un appel sur le site MiiMOSA. 
S’ils ont retrouvé deux barques, il manque toujours tondeuses, taille-haies et autres débroussailleuses. Il faut aux jardiniers 
au minimum 4 600 € pour en racheter, ainsi qu’un enclos sécurisé pour tout entreposer. Avis aux voleurs par Paco : « Demandez-nous les outils, on vous les prêtera ».