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Répercussions de la crise sanitaire sur le budget de la Ville, mesures prises pour affronter la deuxième vague... Le Covid a occupé une large place lors du conseil municipal le 29 octobre. 

Le coût de la crise  © Laurent Rousselin / Amiens Métropole
Distribution des masques
 aux Amiénois à la sortie du confinement.
© Laurent Rousselin / Amiens Métropole

04.11.2020

JDA 960

Avant le vote du budget désormais planifié en janvier, le maire d’Amiens Brigitte Fouré a demandé à Benoît Mercuzot, conseiller municipal délégué aux finances et à la maîtrise des comptes publics, de « faire un point sur les effets de la crise sanitaire » à l’occasion du conseil municipal du 29 octobre. Une décision modificative au budget 2020 a donc été soumise au vote des élus. La période du confinement a entraîné une baisse de 1,34 M€ de recettes usagers (crèches, restauration scolaire, stationnement, location de salles...), de 1,02 M€ de recettes directes (droits de mutation, amendes...) et de 534 000 € liés à l’exonération des loyers pour les commerçants, la Foire de la Saint-Jean ou des droits de terrasse. Malgré une subvention de 180 000 € du Département pour l’acquisition de masques, l’impact global de la crise sur les recettes s’élève à 2,7 M€.

 

UN BILAN ENCORE PROVISOIRE

L’acquisition de matériel de protection sanitaire a engendré une dépense imprévue de 400 000 €. Et 220 000 € ont été versés aux agents au titre de la prime Covid. Parallèlement, des économies ont été réalisées en raison de la baisse d’activité (achats de denrées alimentaires, nettoyage des locaux, annulation des événements organisés dans le cadre d’Amiens for Youth ou des 800 ans de la cathédrale). La baisse des dépenses est estimée à 1,47 M€. « À ce stade, la crise sanitaire conduit à dégrader la charge nette du budget de la Ville de 1,24 M€, ce qui n’est pas négligeable. D’autant qu’une partie des dépenses non réalisées pourrait être reportée sur l’exercice 2021. Ce bilan financier reste provisoire au regard de l’imprévisibilité de l’épidémie », a conclu Benoît Mercuzot.

 

« L’ÉPIDÉMIE PREND UNE AUTRE TOURNURE »

Le conseil a été marqué par l’intervention de Gérard Stark, directeur général adjoint du CHU Amiens-Picardie, invité par Brigitte Fouré à présenter l’évolution de la situation sanitaire. Si, dans la Somme, le taux d’incidence (nombre de personnes touchées par le virus sur 100 000 personnes) est en deçà de la moyenne nationale, « il progresse néanmoins rapidement. Nous anticipons comme lors de la première vague afin d’avoir toujours un temps d’avance et d’assurer la même qualité de prise en charge mais les prévisions ne sont pas très optimistes. L’épidémie prend une autre tournure, touchant des classes d’âge plus jeunes. Les trentenaires et quarantenaires peuvent aussi développer des formes graves. La situation risque de se durcir et nous espérons que les mesures prises par l’exécutif permettront de la freiner ».

 

AU CHEVET DES PLUS FRAGILES

« Il faut que chacun d’entre nous respecte les règles qu’on nous a demandé de suivre pour ce deuxième confinement », a insisté Brigitte Fouré. L’ensemble du personnel d’Amiens Métropole sera opérationnel, en télétravail ou en présentiel, pour assurer la continuité du service public. « Nos adjoints de secteur sont déjà sur le pont pour être à l’écoute des personnes isolées, fragilisées par la crise. Il ne faut pas hésiter, comme lors du premier confinement, à solliciter le CCAS et à inscrire les personnes vulnérables sur le registre Fragilist (sur amiens.fr ou au 0 800 60 50 00, ndlr), pour qu’elles soient appelées par nos agents ou bénéficient du portage de repas. »

//Coline Bergeon

 

Aussi à l’ordre du jour

Hommage aux victimes du terrorisme et à Jean-Christophe Parisot

Le conseil municipal s’est ouvert sur un hommage à Samuel Paty, enseignant à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), « tombé pour avoir défendu les valeurs de notre République », le 16 octobre, ainsi qu’aux trois personnes assassinées le matin même dans la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice. « Aujourd’hui, trois attaques ont eu lieu, l’une dans un espace de recueillement et de paix, une autre à Avignon ainsi qu’à l’ambassade de France à Djeddah, en Arabie saoudite. Nos pensées et notre soutien vont aux familles des victimes. » Brigitte Fouré a tenu également a salué la mémoire de Jean-Christophe Parisot, ancien diacre du diocèse d’Amiens, premier préfet handicapé de France, décédé le 18 octobre dernier à Montpellier. « C’était un militant actif de la cause des personnes en situation de handicap, qui fit partie du cabinet de Gilles de Robien et avec lequel j’ai eu plaisir à travailler. C’était un grand honneur pour moi de faire partie de ses amis. Il a prouvé que la puissance de caractère l’emporte sur la souffrance. C’est un modèle. »

 

Une entrée au zoo en cadeau de Noël

Le spectacle de Noël offert par la Ville aux écoliers amiénois chaque année au Cirque Jules-Verne n’aura pas lieu en raison du Covid. « Une entrée pour visiter le parc zoologique en famille, dès sa réouverture, leur sera distribuée en compensation », a déclaré Hélène Bouchez, adjointe au maire déléguée au défi éducatif, à l’enfance, à la jeunesse et à la famille. « Une sortie pédagogique et culturelle » qui s’ajoute au livre des éditions amiénoises de la Gouttière également donné à chaque élève tous les ans.

 

À NOTER

Prochain conseil municipal le 10 décembre, à 18h, salle des assemblées de l’hôtel de ville et en direct sur amiens.fr.