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Depuis 2010, paysagistes, plasticiens et sculpteurs plantent leurs œuvres paysagères sur les jardins flottants. Beau, curieux, parfois drôle, souvent questionnant. La culture in situ.

Le festival débarque le 14 juillet © Yann Monel

08.07.2020

JDA 951

Bienvenue dans une exposition à ciel ouvert avec des œuvres vivant au gré du temps, du vent et de l’été. En guise de salle : une trentaine de parcelles que l’on vient butiner en les rejoignant en barque électrique à conduire soi-même (on peut aussi en visiter quelques-unes à pied depuis le chemin de Halage). Le 14 juillet débute la onzième édition du Festival international de jardins – Hortillonnages Amiens, même si on appareille à l’étang Clermont de Camon et que l’on accoste souvent dans des jardins de Rivery. Depuis 2010, 400 000 visiteurs ont embarqué ici pour découvrir au total 150 œuvres et le travail de 245 paysagistes. Gilbert Fillinger, le directeur du Festival, rappelle pourtant souvent : «Au départ, beaucoup pensaient que ça ne marcherait pas ».

 

BIODIVERSITÉ ET ACTION DE L’HOMME
Ce qui marche, c’est que chaque “île” est une aventure. Parmi les nouveautés 2020 : les architectes Luca Antognoli et Gabriel Pontoizeau ont fait pousser Roques (photo), un abri de 20 m2 qui correspond à la surface artificialisée chaque seconde en France. La plasticienne Sylvie Bonnot a ramené treize souches de pins de Douglas détruits par une tempête en Saône-et-Loire dont l’enchevêtrement crée un réseau racinaire face à la cathédrale au loin… Le Festival interroge les enjeux environnementaux, les ressources, la biodiversité, les saisonnalités, l’action de l’homme. Terre d’effort pour les maraîchers, de farniente pour d’autres, les hortillonnages demeurent assurément un lieu de culture.

Du 14 juillet au 18 octobre au 35, rue Roger-Allou à Camon

Réservations au 06 78 53 55 92

artetjardins-hdf.com

 

 

// HORTILLONS ET HORTILLONNAGES, LA DIFFÉRENCE

J’adore me balader dans les hortillons !” Si l’intention est louable, la formulation est fausse : l’hortillon désigne le maraîcher qui cultive dans le site des hortillonnages (qui vient du latin hortus : jardin).

// LE MUSÉE ROUVRE LE 18 JUILLET

Inauguré il y a trois ans, le Musée des hortillonnages, situé impasse Marcel à Rivery et porté par Thérèse et René Nowak, deux figures locales, retrace l’histoire du site et fait vivre la mémoire hortillonne.

// PLUS VIEUX QUE L’AMÉRIQUE !

Le premier document officiel mentionnant les hortillonnages date de 1492 mais la légende raconte que la cathédrale aurait été construite en 1220 sur un champ d’artichauts cédés par un couple d’hortillons. Il y a deux mille ans, on évoquait déjà ces marais en amont de la ville que l’homme façonnera en parcelles (on dit aires) grâce à des berges en bois qui retiennent la terre raclée du fond de l’eau. Des 1 500 hectares recensés au XVe siècle, il en restait 500 en 1900, contre 300 aujourd’hui.

Le festival débarque le 14 juillet © D.R.

 © D.R.

// DEPUIS LE JARDIN DES VERTUEUX

Ce jardin pédagogique installé chaussée Jules-Ferry propose des visites de cinquante minutes pour découvrir la face sud des hortillonnages du côté du quartier La Neuville. « On envoie un SMS et on convient d’un rendez-vous », explique Paco le jardinier.

Réservations au 06 30 89 43 21

 

La Lune sur l’île

Le festival débarque le 14 juillet © D.R;

 

© D.R.

Pas de festival Minuit avant la nuit cette année dans le parc Saint-Pierre à cause de la pandémie, mais La Lune des pirates ne reste pas à quai. Et propose des concerts intimistes sur les parcelles après une déambulation en barque avec Okala (pop) le 17 juillet, Manopolo (soul, JDA #950) le 18 et Louis Aguilar (folk) le 19.

weezevent.com/lesbaladesdelalune