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Joël Nayet, beau bébé de 65 ans. Le patron des brasseries Le Comptoir du malt a pris les rênes du rugby amiénois en y transposant son ambition, ses méthodes et son french flair

Le pilier du Comptoir au RCA © Antoine Caux - Amiens Métropole

25.09.2019

JDA 923

Il a les yeux bleu tendre et le sourire facile. Mais Joël Nayet, c’est d’abord une carrure. Une poigne. Alors, quand le patron des brasseries Le Comptoir du malt donne rendez-vous à 8h au siège à Dury pour causer rugby, vous arrivez avec cinq minutes d’avance. Le temps d’apprendre par l’un de ses collaborateurs que le boss n’est pourtant pas du matin. Et que le groupe, 300 personnes, ouvrira bientôt la seizième de ses brasseries, au style flamand et briques noires, à Yvetot (Seine-Maritime). On avait croisé la première fois Joël Nayet dans les coulisses de La Licorne au début de l’ère Pelissier. L’aventure s’est arrêtée : dans le foot, la compétition fait rage à tous les postes, même à celui de vice-président. On le retrouve au Rugby Club Amiénois. Il en était le sponsor historique, le voilà président. « Compte tenu de mes racines, je me sens plus à l’aise là où je suis, dans la simplicité et les valeurs du sport amateur. Un club de foot est devenu une société de droit privé dans lequel les masses spéculatives sont trop énormes », compare-t-il, tout en s’offrant l’arrivée d’un espoir sud-africain pour octobre.

 

« LE MANAGEMENT, C’EST MON TRUC »
Ses racines, c’est le Nord. Boulogne. Là où il tombe dans la marmite du rugby. « Mon prof de gym venait du Sud-Ouest. Il m’a dit : “T’as un physique toi, viens voir par ici”. » Il jouera au 5e échelon national, le niveau actuel d’Amiens, du côté de Caen. Avant les brasseries, Joël Nayet donnait dans la grande distribution. Du Continent d’Amiens nord au siège parisien du groupe. En 2000, il passe à la restauration : « Si tu me mets devant un piano de cuisine, je ne suis pas le plus à l’aise. Mais le management, c’est mon truc. Je sais parler aux hommes ». Les circonstances le ramènent à Amiens pour y installer la franchise Les Trois brasseurs. Qui deviennent vite Le Comptoir du malt, sa marque. « Je préférais me développer seul. » Enfin, en famille. Antoine, le fils, est directeur général. « Je ne suis pas né dans des draps de soie et j’ai perdu mon père jeune. J’ai pris très tôt l’autorité familiale. » Il marche au collectif, à la confiance. Mais confie : « Sur les emplacements de restaurant, je sens bien les choses – je savais que les Amiénois adhéreraient au concept. Sur les hommes, en revanche, ça m’arrive de me tromper ». Le premier Comptoir ouvre à Calais puis Abbeville… Amiens est l’épicentre de ses affaires. Il rêve du même destin pour le rugby amiénois : exister au cœur du triangle Paris-Lille-Rouen. Et prendre un jour l’ascendant sur Compiègne (qu’Amiens accueille le 29 septembre) pour tutoyer la Fédérale 2. Attention, l’homme a du flair.

//Antoine Caux

Amiens / Compiègne, le 29 septembre, à 15h, au stade Charassain – 3e journée de Fédérale 3