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Béatrice de Villeneuve est arrivée à Amiens il y a plus de trente-cinq ans. Et depuis vingt-sept ans, c’est elle qui fait découvrir la ville aux couples qui s’y installent pour le travail.

Le sens de l’accueil © Laurent Rousselin - Amiens Métropole
J'aime aider les gens à identifier leur talent.
© Laurent Rousselin - Amiens Métropole

09.09.2020

JDA 954

«Accompagner les personnes dans leur vie professionnelle, c’est le fil rouge de mon existence ! » À la tête du service accueil mobilité mis en place par Amiens Métropole et la chambre de commerce et d’industrie en 1993 – initialement pour les cadres, puis pour tous les salariés des entreprises du territoire –, Béatrice de Villeneuve se démène avec son équipe pour faciliter l’installation des néo-Amiénois qui emménagent pour le travail. « Avec le Covid, il y a moins d’expatriés mais nos services se sont adaptés : recherche de logements, sorties culturelles ou sportives en petits groupes pour créer des liens ou encore suivi individuel pour la recherche d’emploi du conjoint. » La formation et la construction d’un projet professionnel sont ses domaines : « Suivre un conjoint permet souvent de réfléchir à une reconversion. Je suis là pour parvenir à la concrétiser. J’aime aider les gens à identifier leur talent et le poste qui leur correspond ». Elle-même a changé de voie, après une formation d’orthophoniste. Arrivée à Amiens en 1984 après une candidature spontanée au conseil économique, social et environnemental régional de Picardie, elle devient assistante parlementaire de Gilles de Robien à 27 ans puis sa cheffe de cabinet à la mairie et conseillère régionale de 2008 à 2010. Avec, en parallèle, l’éducation de ses trois enfants et le bénévolat à la présidence du conseil d’administration de leur établissement scolaire.

 

CONCILIER VIE PROFESSIONNELLE ET VIE FAMILIALE
Une nounou à la maison, un temps partiel pendant neuf ans, une grande organisation et une belle énergie lui ont permis de tout concilier. «À mon premier poste, j’accompagnais les élus dans leur travail en rédigeant des rapports, des comptes rendus, des préconisations… Mais ça ne m’a pas suffi. Je voulais participer pleinement aux prises de décision et à la réalisation des projets. » Béatrice de Villeneuve se souvient encore de sa première mission en tant qu’assistante parlementaire : réduire les plafonds d’âge pour permettre aux veuves civiles de bénéficier de la pension de réversion de leur mari. « Les jeunes veuves n’y avaient pas droit. »

 

ENGAGEMENT CITOYEN
« Ce poste m’a permis de participer à l’évolution des lois sur la famille par exemple, de combler des vides juridiques. À chaque fois que l’on étudiait un amendement, il fallait être pragmatique : à quoi sert l’amélioration de cette loi ? Quels en sont les effets concrets et secondaires ? C’était une bonne école. » Son engagement pour agir et changer la vie des citoyens, elle le doit à ses parents. Enfant, elle voyait sa mère au foyer écrire des lettres pour épauler des familles en difficulté, s’impliquer dans la vie de l’école, donner un coup de main pour repeindre les murs de l’établissement. Mariée à un Picard, Béatrice de Villeneuve aime aussi jardiner et lire. Au moins un livre par semaine, des biographies surtout. Son dernier ? Le Faucon, de Gilbert Sinoué, qui retrace la vie romanesque de l’émir d’Abu Dhabi. Mais elle n’aime pas que les grands destins. « J’admire ceux qui s’engagent en politique ou bénévolement. » Une part de don qui lui ressemble.

//Lysiane Voisin

 

Renseignements : accueil-mobilite.fr