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Concerts, spectacle, expositions et installation. Du 28 juin au 5 juillet, Amiens célèbre le centenaire de la bataille de la Somme. Une riche programmation pour ne pas oublier. 

Les arts en mission pour le centenaire 1 © Huntly and District Pipe Band
Les Écossais de l’Huntly and District Pipe Band, 
une des 22 formations qui sillonneront la ville les 2 et 3 juillet.
© Huntly and District Pipe Band

22.06.2016

JDA 803

Un gigantesque souffle de paix

L’entreprise menée par les Amiénois de Samarobriva Pipes & Drums (cornemuses et percussions) est démesurée : réunir 22 formations musicales à Amiens les 2 et 3 juillet pour « commémorer différemment la bataille de la Somme », comme le synthétise François Bergez, l’un des coordinateurs de l’événement United Pipers for Peace 1916-2016. Un rappel du rôle de la musique pendant la guerre : « Elle permettait aux hommes de tenir, poursuit François Bergez. Les pipers relèvent de la tradition militaire, surtout écossaise, l’équivalent des fanfares chez nous. Chaque régiment avait son ou ses pipers ».

PARADE DE DEUX KILOMÈTRES

Sont attendues des formations anglaises, écossaises, irlandaises, belges et bien sûr françaises. Y compris des bagadoù, ces groupes de musique bretonne inspirés des pipes bands, dont le bagad de Lann-Bihoué. Tous enchaîneront les prestations le samedi en divers endroits de la ville, avant une réunion des 413 musiciens devant la cathédrale. « Là, nous jouerons notamment The Battle of the Somme, un morceau de William Lawrie, piper ayant combattu ici », annonce François Bergez. Le lendemain, à 14h, ils défileront ensemble sur deux kilomètres, du Cirque au jardin de l’évêché en passant par les rues de la République, des Vergeaux et Vanmarcke. « Un grand moment où nous attendons les Amiénois nombreux », anticipe-t-on au Samarobriva Pipes & Drums.

United Pipers for Peace 1916-2016, le 2 juillet, de 14h à 17h, partout en ville, final à 18h30 sur le parvis de la cathédrale


Le 3 juillet, à 10h, rencontre du public et des pipers
 au jardin de l’évêché – À 14h, grande parade au départ du Cirque

 

La guerre avec les tripes

Le 28 juin, le touche-à-tout Dave McKean, invité lors des derniers Rendez-vous de la bande dessinée, revient à Amiens pour son spectacle Black Dog, les Rêves de Paul Nash. Une plongée psychologique dans la fureur des combats et l’atmosphère guerrière de l’époque. Un spectacle aux portes de la folie. Au clavier, à la narration et au chant, accompagné de deux musiciens, McKean réinterprète sa BD Black Dog, découpée, montée et projetée derrière les artistes.

UN MESSAGE DU PASSÉ

Le style emprunte aux travaux surréalistes du peintre anglais Paul Nash, éprouvé par son expérience de la guerre. À la première personne, son récit se vit comme un cauchemar, hanté par un chien noir, fait d’allers et retours dans le temps, dans la mémoire, dans le trauma, pour se souvenir : « Je ne suis pas un artiste. Je suis un messager », nous prévient Paul Nash / Dave McKean. Un homme, son art, la guerre, la vie ébranlée. Et, au bout, la liberté, celle de faire ce que l’on veut. D’où le foisonnement stylistique de McKean, fait de collages et d’audace. En se moquant autant des frontières artistiques que des barbelés.

Black Dog, les Rêves de Paul Nash, le 28 juin, à 20h30, 
à la Maison de la culture (avec sous-titres) – 03 22 97 79 77

 

Les arts en mission pour le centenaire 2

 

 À gauche : Paul Nash dessiné par Dave McKean.
 À droite : Dave McKean interprétant sa BD sur scène.

© Dave McKean / Cécilien Djerad – Bulldog Association Audiovisuelle

 

Hommage de rouge et de bleu

Le parc Saint-Pierre tapissé de coquelicots et de bleuets, ces fleurs qui symbolisent la Grande Guerre côté britannique et côté français. Voilà Champs de paix, originale proposition de la paysagiste Béatrice Saurel et de l’association Patrimoine, culture et création. Un projet participatif et évolutif : 25 classes et des associations ont confectionné des fleurs en textile de récupération grâce à des kits préparés par les participants à un chantier jeunes. Ces fleurs seront accrochées sur des lignes de cordes à partir du 1er juillet. Certaines resteront vierges pour que les habitants viennent y nouer leurs propres fleurs.

Champs de paix, du 1er juillet au 31 août au parc Saint-Pierre

 

Le passé en filigrane

Les expositions urbaines estampillées centenaire continuent jusqu’au 18 novembre. Parmi nous, reproductions en grand format disséminées sur les murs de la ville, montrent la variété des corps d’armées dans la Somme. Quant à Regards sur la Grande Guerre, il s’agit d’une vingtaine de panneaux historiques montrant l’Amiens d’il y a cent ans et celui d’aujourd’hui. Pour orienter les visiteurs, des photos de coquelicots collées au sol. Enfin, jusqu’au 15 septembre, le Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine (à l’office de tourisme, place Notre-Dame) se concentre sur l’art du camouflage, spécialité d’Amiens pendant le conflit, avec des travaux d’élèves de l’espace culturel Nymphéa de Camon et de l’Ésad.

03 22 71 60 50

 

Les arts en mission pour le centenaire 3

Une dizaine de nouvelles photos de l’exposition urbaine Parmi nous seront posées cette semaine en ville, comme ici un melting-pot de soldats sur le front de la Somme.

© Imperial War Museums

 

Des cicatrices dans le décor

La noirceur des dessins de Carole Beugniet, laissant entrevoir des formes naturelles, les symboles berbères de l’Amiénois Rachid Boukharta, évoquant la guerre du Rif, l’univers morcelé d’Anna Buno, la Forêt de guerre composée de cylindres en terre cuite d’Hélène Naty, les représentations criardes de la société selon Thibault Papin... au total douze artistes, dont de nombreux Amiénois, livrent leurs Paysages cassés à la Maison de la culture. En marge du centenaire, au message universel, ces œuvres de la Galerie 3A renvoient des images, figuratives ou abstraites, de ruines et de chaos. Sous l’intitulé Objets naturels, d’autres leur font écho, issues de la collection Des mondes dessinés du Frac Picardie. Parmi elles : Dessin d’après... Cézanne, de l’artiste d’origine belge Pierre Alechinsky, qui s’intéresse au mouvement et à la trace. Il réduit ici la série Montagne Sainte-Victoire à l’état de matière première...


//Candice Cazé

Paysages cassés & Objets naturels, jusqu’au 6 novembre à la Maison de la culture – Entrée libre

 

Les arts en mission pour le centenaire 4

Une exposition où se déploient les réflexions et les techniques singulières de chaque artiste.

© Sylvie Gosselin

 

Les sons
 de la Légion

Hommage musical et poétique à la Légion étrangère, Legion’s Memory, Parcours de légionnaire, réunit 500 musiciens, choristes, plasticiens et comédiens au Zénith le 5 juillet à 20h30 pour commémorer la prise de Belloy-en-Santerre. Le JDA y reviendra. Réservations à la Fnac et en grandes surfaces. Et dès le 3 juillet, rencontre entre la Musique de la Légion et les élèves de l’orchestre à l’école à 11h, dans la cour de l’hôtel de ville.

zenith-amiens.fr

//Jean-Christophe Fouquet