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Les eaux usées, un indicateur pour anticiper l’évolution de l’épidémie

La station d’épuration Ambonne d’Amiens Métropole collabore au réseau national Obépine qui analyse les fragments du virus rejetés aux toilettes pour mieux surveiller la pandémie.

Les eaux usées, un indicateur pour anticiper l’évolution de l’épidémie © Laurent Rousselin - Amiens Métropole

27.01.2021

JDA 970

Ici, l’eau est sous haute surveillance : carbone, nitrate, phosphore, azote… Depuis la fin décembre, à Ambonne, impressionnante station d’épuration au nord-ouest d’Amiens qui traite les eaux usées de quinze communes, un nouveau test s’est ajouté. Deux fois par semaine, un membre du projet Obépine, l’Observatoire épidémiologique des eaux usées, y effectue des prélèvements. Un simple test PCR, comme pour le dépistage virologique, pour traquer « les quantités infimes de matériel génétique de virus dans l’eau », détaillent les scientifiques de cet organisme, né en avril 2020, qui analyse l’eau de 150 stations sur les 20 000 que compte le pays.

 

L’ÉPIDÉMIE ACTUELLEMENT SUR UN PLATEAU
Les chercheurs détectent en effet des fragments de virus que les personnes contaminées  symptomatiques ou asymptomatiques) ont rejeté dans leurs selles. Dès mars 2020, la présence du SARS-CoV-2 avait été observée dans les égouts de Paris. Et cela, avant le pic des hospitalisations. Après un mois de surveillance, le premier rapport du réseau Obépine pour le cas amiénois montre que « la tendance est sur un plateau de niveau assez élevé depuis début janvier, suite à une hausse de l’indicateur à partir de fin décembre. Les prochains résultats d’analyse permettront d’affiner l’indicateur sur cette période ».

 

UTILE POUR TOUS LES VIRUS
Cette surveillance épidémiologique a été souhaitée par le président d’Amiens Métropole Alain Gest « pour mieux suivre, voire prévenir, l’évolution de l’épidémie ». « La détection et la quantification du virus dans les eaux usées sont des indicateurs précoces de la circulation virale sur un territoire, en complément des autres indicateurs épidémiologiques », rappelle le réseau Obépine qui rassemble notamment la Sorbonne, l’Institut de recherche biomédicale des armées et Eau de Paris. Un indicateur supplémentaire qui s’ajoute au nombre de cas ou aux taux d’incidence. En tout cas, les autorités soulignent le rôle crucial que peuvent jouer les tests des eaux usées dans la surveillance des virus.

//Antoine Caux