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Ce ne sera pas un mercredi, mais un lundi. Le 22 juin, les trois cinémas d’Amiens rouvrent leurs portes en s’adaptant au protocole sanitaire. Mais avec quels films ? 

Les films se remettent en salles  © 1980 Brooksfilms LTD. Tous droits réservés
Elephant Man, de David Lynch (1980), cette semaine au Orson-Welles. Film culte pour période masquée.
© 1980 Brooksfilms LTD. Tous droits réservés

17.06.2020

JDA 948

De Gaulle, Invisible Man, La Bonne Épouse... Point commun ? Une carrière interrompue. Et un retour le 22 juin dans les cinémas français. D’autres films, qui auraient dû sortir ces dernières semaines, n’arrivent que maintenant : Filles de joie, L’Ombre de Staline ou Nous, les chiens. Cela se bouscule dans les salles : « Les distributeurs veulent faire vivre les films dont la campagne de communication a déjà eu lieu », explique Boris Thomas, directeur du Ciné St-Leu. Ce 22 juin, il y aura environ 35 films, le double quasiment d’une semaine habituelle. « Mais au 1er juillet, il n’y en a pour l’instant que six », remarque celui qui est aussi programmateur du cinéma Orson-Welles.

 

DRÔLE D’ÉTÉ

 « Juin, c’est calé, situe Émilie Guillard, à la tête du Gaumont. Pour l’été, les discussions sont en cours. Cela dépend aussi des autres pays. » La filière craint une reprise en douceur et mise plutôt sur l’automne : « Warner a gardé Tenet. Et Disney, Mulan. Mais d’habitude, l’été, c’est trois blockbusters par semaine ! » remarque Boris Thomas, qui craint, en conséquence, une uniformisation partielle de l’offre entre grands circuits et salles indépendantes. Et, après les décalages de sorties à l’automne, un contrecoup en 2021 de l’interruption des tournages ce printemps.

 

JAUGES À 50 %

 Mais les salles rouvrent. C’est le principal. « Nous guettions une date avec impatience, souffle Émilie Guillard. Niveau sanitaire, nous serons prêts et suivrons les préconisations de la Fédération française des cinémas. » Cela concerne les sens de circulation, l’étalement des séances, la désinfection régulière, les sièges libres entre les individus ou groupes – on pourra donc toujours s’asseoir côte à côte ! –, la limitation à 50 % de la jauge, etc. Avec des effets inattendus : « Il faut aérer les salles toutes les trois heures, informe Lucas Simoni, chargé du cinéma Orson-Welles. Difficile de programmer Malmkrog, qui dure plus longtemps... ».

 

ESPACER LES SÉANCES

 Dans cette salle comme au St-Leu, l’idée est d’espacer les séances, d’aider les gens à se placer, de minimiser les zones de contact, de mettre à disposition des désinfectants, voire d’utiliser, selon l’affluence, les sorties de secours. Mais on peut retirer son masque une fois assis à sa place. Quant aux séances-rencontres, aux débats, aux événements, ils reviendront pour la plupart en septembre. Avec, d’ici là, un assouplissement des règles sanitaires ? En attendant, il est temps de retrouver l’écran blanc.

//Jean-Christophe Fouquet