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Avant l’Amiens / Strasbourg du 14 janvier, rencontre avec l’Amiénois Teddy Bertin qui gagna la Coupe de France avec le club alsacien en 2001.

Les pendules à l’heure © Antoine Caux – Amiens Métropole
« Je n’ai pas digéré ni compris pourquoi on m’avait sifflé. Même si ça fait partie du folklore du football. »
© Antoine Caux – Amiens Métropole

04.01.2017

JDA 822

Teddy Bertin, c’est une frappe de mule. Comme ce soir de mars 2000 où il crucifie le PSG des 40 mètres pour envoyer Strasbourg en quart de finale de la Coupe de France. C’est aussi un catogan, indissociable d’une carrière qui emmena ce môme de Flixecourt à Amiens, puis au Havre (1991-97), Marseille (1997-98), Strasbourg (1998-2003) et Châteauroux (2003- 2007). Au compteur : 332 matchs de Ligue 1, 187 de Ligue 2 et deux finales de Coupe de France à Saint-Denis. « Une gagnée, une perdue. Pas mal pour un joueur lambda comme moi », se défendrait presque, à 47 ans, celui qui compte parmi ses amis Claude Makelele (époque marseillaise) ou Danijel Ljuboja (celle strasbourgeoise). La finale perdue ? Avec Châteauroux contre le PSG en 2004. La victorieuse, tous les Amiénois s’en souviennent : 2001 avec Strasbourg contre l’ASC.

 

PAS LOIN D’UN RETOUR EN 2004
« Quand j’ai vu qu’on affrontait Amiens, j’avais les boules », confie celui qui soulèvera le trophée. Quand même le meilleur moment de sa carrière ? Il tique : « Le plus beau souvenir, c’est quand j’ai signé professionnel. J’ai fondu en larmes au téléphone avec ma famille… ». Reste que cette finale de 2001 occupe une place à part. « Ce jour-là, j’ai été considéré comme un traître par certains. Je n’ai pas digéré ni compris pourquoi on m’avait sifflé. Même si ça fait partie du folklore du football. » Dès lors, les retours à La Licorne ressembleront à un enfer. « Ma mère se faisait insulter en tribune officielle. » Dur, dur pour le gamin d’Amiens.

 

« TOUT COMMENCE À AMIENS »
Retour en arrière. Fin des années 80. L’ASC est rétrogradé en CFA. Le club repart de zéro, fait confiance à ses jeunes. Les Teddy Bertin, Gérald Baticle, entre autres, ramèneront Amiens en D2. « Pour moi, tout commence à Amiens », n’oublie pas le défenseur, parti à 20 ans en Ligue 1 au Havre – « un tournant » – désiré par le coach amiénois des Normands, Pierre Mankowski. Et si parmi les regrets, il y a ces opportunités ratées à Sunderland (Angleterre) ou Kaiserslautern (Allemagne), il y a surtout cette occasion manquée à l’ASC en 2004 : « Le président d’alors Pascal Pouillot me voulait. D’autres moins », dit-il sans s’épancher. Teddy reviendra quand même. En 2013, Olivier Echouafni, ex-coéquipier à Strasbourg et nouveau coach d’Amiens, l’appelle pour les U19. Depuis, son copain Echouafni est parti. Lui s’éclate. « Je rends au club ce qu’il m’a apporté. » Le cœur apaisé. Et le catogan coupé.

//Antoine Caux