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Les sans-abri accueillis au square Friant

Un accueil de jour pour sans domicile fixe est ouvert à l’auberge de jeunesse du square Friant-les-Quatre-Chênes. Un dispositif de l’État auquel la Ville d’Amiens a apporté son aide logistique. « En cette période de confinement, les plus vulnérables ne doivent pas être oubliés », encourage Brigitte Fouré, maire d’Amiens.

auberge

02.04.2020

Une grande salle aménagée où se confiner, un point d’eau extérieur pour les commodités, les gestes sanitaires respectés… Au square Friant-les-Quatre-Chênes, à proximité de L’Abri, géré par la Croix-Rouge, un centre d’accueil de jour d’une quarantaine de places est ouvert depuis le 26 mars dans la salle de conférences de l’auberge de jeunesse. Objectif : confiner les sans-abri en journée, lorsqu’ils ne peuvent être maintenus dans les structures d’hébergement de nuit. Initié par l’État et géré par l’Union départementale d’accueil et d’urgence sociale (Udaus), ce nouveau centre provisoire accueille principalement les personnes reçues à L’Abri et à La Passerelle ainsi que celles orientées par le Samu social (115).

 

Soulager des structures saturées

« L’auberge de jeunesse est quant à elle devenue un centre d’hébergement spécialisé de 139 places destiné aux plus fragiles, malades avérés ou suspectés, mais non graves », indique la préfecture de la Somme. La Croix-Rouge y assure la prise en charge sanitaire. « Le centre d’accueil de jour soulage les structures d’hébergement déjà saturées, indique Guillaume Bailly, le directeur adjoint des services de la cohésion sociale et du CCAS de la Ville d’Amiens. Des repas y sont offerts, ce qui n’est pas le cas dans tous les établissements. La proximité directe avec L’Abri permet une continuité de l’accompagnement social. »

 

« Ce public a pris la mesure de la crise »

La Ville a apporté son aide logistique et fourni le matériel nécessaire.Des agents du centre technique municipal ont par exemple fabriqué le lavabo extérieur qui a été raccordé par le plombier d’astreinte, dépêché en urgence. Le CCAS a pris en charge la location des toilettes mobiles. Le vidéoprojecteur de l’auberge de jeunesse permet aussi d’accompagner le confinement avec des activités.Si certains préfèrent encore rester dans la rue, « ce public a pris la mesure de la crise, de la nécessité de se munir d’une attestation de sortie et respecter les gestes sanitaires », assure Guillaume Bailly. Depuis l’ouverture, une trentaine de personnes y sont, chaque jour, confinées.

//Ingrid Lemaire