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Curiosité et gratuité : deux facteurs déterminants dans l’engouement suscité par Nemo, malgré quelques problèmes techniques.

Les usagers au rendez-vous © Laurent Rousselin - Amiens Métropole
« Cela va s’améliorer. Il fallait y aller, il n’y a que comme ça qu’on progresse »
Éric Patoux, directeur d’Ametis
© Laurent Rousselin - Amiens Métropole

15.05.2019

JDA 912

«J’aurais pu y aller à pied, mais j’avais envie de tester. » Pour un samedi, l’affluence dans les bus était extraordinaire ce 11 mai, Nemo oblige. Avec, parfois, des frustrations, à l’image de cet homme voulant rejoindre la gare au départ de la citadelle – soit en Nemo 3. Après trente minutes d’attente, il se résignera, philosophe, à grimper dans un bus “classique”. Un désagrément partagé : divers dysfonctionnements, en termes de synchronisation des feux et de recharge électrique, ont engendré des retards. Des bémols craints mais attendus, au regard de l’ampleur du changement : « Pour l’instant, nous sommes satisfaits, jugeait à mi-journée Éric Patoux, directeur d’Ametis. Il reste des problèmes, mais cela va s’améliorer rapidement  Il fallait y aller – il n’y a que comme ça qu’on progresse ».

 

S’APPROPRIER NEMO
En ce jour de lancement, chauffeurs et agents d’Ametis aux arrêts de bus croulaient sous les questions. Ce qui devrait durer le temps que chacun prenne ses marques. « Donne-moi ta carte, maman », demandait ainsi une enfant excitée (« Ouah, le gros bus ! »). Réponse : « Mais non, on ne paye pas ! ». Outre les curieux, des réguliers étaient en repérage avant le lundi. D’autres, enfin, maîtrisaient déjà le sujet : « Vous avez une question sur la ligne ? Je la connais bien », s’enquérait une travailleuse du samedi emballée par les bus spacieux et silencieux accessibles par toutes les portes – réflexe à prendre. Pour elle comme pour beaucoup, il y aura un avant et un après 11 mai : « Bien sûr, cela implique des changements. Mais on s’habitue vite ». La machine doit se roder – le début de semaine, lui aussi délicat pour nombre d’usagers en raison de pannes et de retards, en témoigne. Il est donc demandé à tous de se montrer patients en attendant de pouvoir profiter pleinement de ce projet innovant.

//Jean-Christophe Fouquet

 

Une boîte, des services

En ce lundi 13 mai, Maxime, 31 ans, s’installe dans sa boîte à services place René-Goblet. Sa mission : informer. « Sur les bus, le tourisme, l’offre culturelle, etc. » Souriant (« Je suis une vraie pipelette plutôt cool »), il répond aux premières questions : «À quoi sert cette boîte ? », « Vous avez des plans du réseau ? ». Bientôt accompagné d’un jardin partagé et d’un parcours de découverte, Maxime est aussi là pour écouter : «Nous allons par exemple créer des événements. Je demande aux gens leurs envies ». Précision : on peut aussi lui déposer un objet trouvé. Maxime se charge de l’apporter à la police.

Voici les horaires (qui évolueront selon les besoins) de Maxime : lundi 12h-14h, mardi, jeudi et vendredi 12h-14h et 16h-18h, samedi 12h-18h – 06 37 25 78 95