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Licorne d’abondance de nationalités

L’Amiens SC, qui reçoit Pau le promu avec déjà une obligation de résultat, est très cosmopolite. 

Licorne d’abondance de nationalités  © Laurent Rousselin / Amiens Métropole
Saman Ghoddos, qui n’avait plus la tête à Amiens, est prêté à Brentford en D2 anglaise avec option d’achat.
© Laurent Rousselin / Amiens Métropole

23.09.2020

JDA 956

Treize nationalités différentes dans le vestiaire. Et neuf joueurs, au moins, ne parlant pas un mot de français, quand bien même tous ne jouent pas (le Polonais Kurzawa, par exemple) et que certains ne joueront plus (l’Iranien Ghoddos est prêté à Brentford). Le constat n’a rien d’étonnant dans un football à l’heure de la mondialisation. Mais alors que cette équipe amiénoise, quinzième de Ligue 2 après un triste nul à Châteauroux (0-0), semble manquer de cohésion, les stratégies de recrutement interpellent jusque dans le vestiaire. « C’est la première fois de ma carrière que c’est aussi cosmopolite, n’a pas caché le latéral de 31 ans Mickaël Alphonse, arrivé cet été de Dijon et seule recrue tricolore de l’intersaison. Ça a pu arriver que deux joueurs ne parlent absolument pas français. Mais jamais plus. Là, les nouveaux joueurs viennent tardivement, chaque semaine il y a une arrivée, alors que parmi ceux qui étaient déjà là, certains ont un pied dedans et un pied à l’extérieur. Tout ça demande un temps d’adaptation. Or ça parle espagnol, anglais, français... » On se souvient il y a quelques saisons de cours de français prodigués par le club. Sans suite. Et qu’en 2018, quand débarque le coach Luka Elsner, ses talents de polyglotte avaient été cités parmi les arguments de sa nomination.

 

« NOUS SOMMES EN CONSTRUCTION »

« Si un Français va jouer à l’étranger, poursuit Mickaël Alphonse, je ne suis pas convaincu que ce seront les autres qui feront l’effort de parler français... À Amiens, il y a beaucoup d’anglophones. Or si je joue en Angleterre mais que dans le vestiaire, il y a neuf mecs qui parlent français, il y a peu de chances que je fasse de gros efforts. Ça peut même être un frein. » Le président de l’ASC Bernard Joannin a promis, lui, que l’équipe appuiera sur l’accélérateur à partir de la mi-octobre : « Aujourd’hui, nous sommes en construction », dit-il. Le marché des transferts court jusqu’au 5 octobre. Et voilà bien le principal handicap pour cet Amiens habitué à faire ses courses en dernière minute. « Certains joueurs ont l’esprit dans le mercato depuis le début du confinement, analyse Alphonse. Les mecs seront peut-être plus impliqués après le 5 octobre. Aujourd’hui, ça nous coûte en temps et en points. D’ici là, faut simplement aller à la bagarre. » Et dans la langue qu’ils voudront.

//Antoine Caux

 

Amiens / Pau


Le 26 septembre, à 19h

À La Licorne


5e journée de Ligue 2