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Au pied des immeubles, sur les trottoirs ou dans les jardins partagés, les habitants sèment des prairies fleuries et des légumes. L’animatrice de la ville Anaïs Auguste est là pour les accompagner.

Ma ville est un jardin © Laurent Rousselin-Amiens Métropole
Anaïs Auguste, animatrice jardins, conseille et accompagne les jardiniers amateurs.
© Laurent Rousselin-Amiens Métropole

30.05.2018

JDA 879

Avec l’arrivée des beaux jours, écoles, associations et comités de quartier se bousculent pour figurer sur le planning d’Anaïs Auguste, animatrice jardins. « Il y a un véritable engouement pour le jardinage. Les espaces verts ne sont plus seulement un décor. C’est un lieu où l’on se retrouve autour d’une activité, constate Benoît Walbrou, chef de service des espaces verts de la Ville d’Amiens. C’est utile : planter des fleurs favorise le retour des pollinisateurs. Et c’est sain : chacun peut cuisiner sa récolte de légumes bios. » Pour répondre à la demande, la Ville a mis en place plusieurs projets : les potagers partagés dans les quartiers prioritaires, le Permis de fleurir, les animations gratuites.

CULTIVER SANS PESTICIDES

Anaïs Auguste accompagne à chaque fois les jardiniers amateurs. « Les habitants recherchent un coin de verdure près de chez eux. Alors on transforme les friches, les pelouses, les pieds d’immeuble en prairie », se réjouit la jeune femme formée à la production horticole, à la gestion et à la protection de la nature. Cinq jardins partagés de 100 à 300 m2 ont été créés plaine Debussy (Amiens nord), près du gymnase Émile-Moiroud (Étouvie), allée Le Chevalier et derrière la médiathèque Senghor (Sud-Est), et à la Maison du théâtre (Saint-Leu). Deux autres parcelles seront aménagées sur les plaines Brossolette (Fafet-Brossolette) et Varlin (Étouvie).

SOUTENIR LES PROJETS PÉDAGOGIQUES

Anaïs Auguste propose régulièrement des animations pour apprendre à les entretenir. « On met un tuteur aux tomates, on fait du semis, on rempote, on désherbe sans pesticides », indique l’animatrice. En 2017, les jardins ont fourni leurs premières récoltes : radis, salades, haricots, courgettes... Même succès pour le Permis de fleurir qui autorise les habitants à embellir les trottoirs et les espaces publics. 400 Amiénois s’étant portés volontaires, les inscriptions sont closes en attendant la distribution des kits. Dans les écoles, des bacs de culture sont proposés pour soutenir les projets pédagogiques. Des animations sont également organisées : constructions d’hôtels à insectes, de moulins à vent, d’épouvantails. « Les enfants connaissent mal les légumes. Par exemple, certains ne savent pas que les tomates poussent sur un pied et les pommes de terre... dans la terre ! Et ils hésitent à y mettre les mains, remarque Anaïs Auguste. C’est un moyen de les sensibiliser à l’environnement. Ils sèment une graine et la voient grandir. Au moment des récoltes, ils goûtent les légumes, les sentent. » Au jardin, tous les sens sont en éveil.

//Lysiane Voisin