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Le 18 octobre, Brigitte Fouré, Maire d’Amiens, a évoqué lors du conseil municipal sa rencontre avec 
le ministre de l’Éducation nationale pour défendre le rectorat d’Amiens, ville « qui ne sera pas oubliée ». 

Maintien du rectorat : 
« Un enjeu éducatif essentiel »  © Laurent Rousselin-Amiens Métropole
Le rectorat de l’académie, dont le siège est à Amiens, emploie plus de 400 personnes dans toute l’ex-Picardie administrative.
© Laurent Rousselin-Amiens Métropole

07.11.2018

JDA 892

Contexte: suite à la création des grandes régions, il a été annoncé fin juillet 2018 que les rectorats d’académie devaient fusionner en 2020 pour n’en garder qu’un par territoire. Question : quel avenir pour celui d’Amiens ? Afin d’y répondre et de « défendre les intérêts d’une ville ayant déjà perdu son statut de capitale régionale », Brigitte Fouré a « immédiatement réagi ». Face à « un enjeu éducatif essentiel », elle a sollicité le gouvernement. Le 18 octobre, le maire d’Amiens a ainsi relaté aux élus municipaux sa rencontre avec le ministre de l’Éducation nationale, Jean- Michel Blanquer, qui avait eu lieu dans l’après- midi en compagnie du président d’Amiens Métropole Alain Gest.

RESTER UN CENTRE DE DÉCISIONS

Le but est surtout de sauvegarder, dans cette fusion des académies, « le rectorat scolaire, qui concerne le primaire et le secondaire ». Car « il semble possible que la chancellerie (service déconcentré en charge de l’enseignement public supérieur, dirigé par le recteur d’académie, ndlr) serait à Lille sous réserve de la décision de l’État ». Brigitte Fouré souhaite donc « qu’Amiens reste un centre de décisions » sur les questions de premier degré (gérées par le rectorat avec les municipalités) et de second degré (avec les Départements et la Région). Le rectorat de l’académie, dont le siège est à Amiens, emploie plus de 400 personnes dans toute l’ex-Picardie administrative. Lors du rendez-vous, comme l’a rapporté le maire d’Amiens, Jean-Michel Blanquer s’est avéré « attentif et réceptif ». Il a indiqué « mener une réflexion avec les rectorats de Lille et d’Amiens » et que le résultat « sera annoncé en janvier 2019 ».

« PAS DE PERDANT »

« Quelle que soit l’issue, des services resteront dans les deux villes. Avec comme objectif qu’il n’y ait pas de perdant. Ni de mobilité imposée au personnel de l’Éducation nationale. » Par ailleurs, il n’est « dans l’idée de personne de faire de l’université de Picardie Jules-Verne une antenne des universités de Lille ». Brigitte Fouré a ensuite rappelé à l’assemblée que « désormais, suite au dernier remaniement (du 16 octobre 2018, ndlr), le ministre de l’Éducation nationale a également en charge la Jeunesse ». Une bonne chose selon elle, car Amiens sera capitale européenne de la jeunesse en 2020. Il est d’ores et déjà prévu que cette année-là, « le ministère se décentralise à Amiens pour une ou plusieurs journées ». De bon augure pour son rectorat ?

//Jean-Christophe Fouquet

 

À NOTER

Prochain conseil municipal le 15 novembre, à 18h, salle des assemblées de l’hôtel de ville. À suivre en direct sur amiens.fr.

 

Aussi à l’ordre du jour

Bilan 2014-2018 de la petite enfance

Mathilde Roy, adjointe au maire déléguée à l’éducation et à la petite enfance, a présenté le bilan des actions menées dans ce second domaine depuis 2014 pour « développer et équilibrer l’offre » et « assurer un accueil de qualité et de bonnes conditions de travail ». De 2014 à 2018, 188 places ont vu le jour, toutes structures comprises. Outre l’importance de l’accueil centralisé et la hausse de l’activité des relais assistants maternels, l’élue a rappelé la relocalisation, en 2016 et pour 1,8 M€, de la structure multi-accueil Pigeon-Vole dans l’ancienne maternelle La-Rochefoucauld. Deux autres relocalisations sont à l’étude. Quant à l’accès des places en crèches, il est « garanti par une commission d’attribution transparente et pluraliste ». Pour Mathilde Roy, « la petite enfance est un domaine en perpétuelle évolution, c’est pourquoi au quotidien les équipes réfléchissent à améliorer et modifier les procédures et les pratiques ».

Place Vogel, on peut tourner à droite

Brigitte Fouré a répété une information déjà donnée le 5 octobre : en sortant du boulevard du Jardin-des-Plantes, il est possible de tourner à droite place Vogel, en direction du port d’Aval – contrairement à ce qui était prévu initialement. Une décision prise en réponse aux remontées de riverains estimant être enclavés suite aux travaux de transformation du carrefour : « Nous écoutons les observations que l’on nous fait et, si les choses ne sont pas totalement pertinentes, nous les adaptons ».