Votre navigateur est obsolète!

Mettez à jour votre navigateur pour afficher correctement ce site Web. Mettre à jour maintenant

×

Avec Rue de la Gare, Michel Delannoy ressuscite son enfance dans les années 30-40. Et offre une carte postale d’une autre époque.

Mémoires d’un brigand © Laurent Rousselin - Amiens Métropole

03.07.2019

JDA 918

On aimerait l’avoir comme grand-père pour l’entendre conter ses souvenirs truffés de détails savoureux. À défaut, c’est avec plaisir qu’on plonge dans son passé en parcourant Rue de la gare. L’Amiénois Michel Delannoy y relate son enfance avec romance et humour « pour éviter d’être ennuyeux ! ». Né en 1932 à Douai, il emménage à La Neuville-les-Corbie en 1936, où ses parents s’installent comme épiciers. De ses vacances à Fort-Mahon à son entrée au collège en passant par les bombardements de la gare d’Amiens – « Pour la première fois, la guerre m’apparaissait comme une réalité… » –, l’Occupation et la Libération, l’espiègle Michel tire le portrait d’un monde révolu mais pas si lointain.

 

ENTRE PAGNOL ET PERGAUD
« J’ai écrit ce livre pour ma famille au départ et puis, de fil en aiguille, ça s’est étoffé, pose cet ancien instituteur. J’étais un brigand mais j’observais et écoutais beaucoup les grandes personnes. » Publié à compte d’auteur en 2000, ce récit « amélioré depuis » et illustré de ses photos d’époque, est reparu aux éditions Amalthée en janvier. Le maître d’école d’une sévérité inimaginable, les terreurs et fous rires d’enfant de chœur, les parties de foot avec sa bande de « Pieds Nickelés », la découverte du cinéma, les premières amours… À la croisée de La Guerre des boutons de Pergaud ou des récits d’enfance de Pagnol, Rue de la Gare rend hommage, dans une langue au doux parfum d’antan, à une galerie de personnages, métiers, objets et habitudes presque oubliés. « Mais sans nostalgie ! »

//Coline Bergeon

Rue de la Gare, disponible chez Martelle, au Musée de Corbie et sur editions-amalthee.com