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Amiens fait partie des 18 premières cités dans le monde à obtenir le label Ville des zones humides. Une distinction qui fit l’objet d’une intervention lors du Conseil Métropolitain le 29 octobre. 

Naturellement récompensé 1 © Convention de Ramsar
Le 25 octobre, à Dubaï, Amiens s’est vu décerner le label Ville des zones humides.
© Convention de Ramsar

07.11.2018

JDA 892

Le 25 octobre, à Dubaï, Amiens s’est vu décerner le label Ville des zones humides. Une grande fierté partagée lors de la séance du conseil d’Amiens Métropole le 29 octobre par Brigitte Fouré, maire d’Amiens et vice-présidente des Hauts-de- France, de retour des Émirats arabes unis. Ce label accrédité par la convention de Ramsar, traité intergouvernemental sur l’environnement baptisé du nom de la ville iranienne où il fut adopté en 1971, a récompensé pour la première fois des villes qui présentent un cadre naturel humide exceptionnel et œuvrent à sa préservation. Auparavant, cette convention distinguait uniquement des sites comme, dans la région, la baie de Somme, les vallées de la Somme et de l’Avre... « 18 villes à travers le monde ont obtenu cette reconnaissance pour la toute première fois », a insisté Brigitte Fouré. Avec son fleuve, ses cours d’eau, ses étangs, ses parcs et jardins, Amiens avait tous les atouts pour prétendre à ce label. « Nous sommes conscients de la qualité de notre environnement, a souligné le maire d’Amiens. Et encore plus fiers quand il est reconnu par des instances internationales. » La 13e réunion de la conférence de la convention de Ramsar, organisée du 21 au 29 octobre, a réuni 170 États, institutions et ONG autour du thème “des zones humides pour un avenir urbain durable”.

DES ÉCOSYSTÈMES MENACÉS

Brigitte Fouré y a présenté la politique d’Amiens et de la Métropole concernant la gestion de leurs différents sites. Une gestion qui concilie à la fois préservation et ouverture au public, comme au marais des Trois-Vaches, aux parcs Bonvallet, Saint-Pierre, Nisso-Pelosof et La Hotoie sans oublier les hortillonnages, poumon vert de 300 ha qui s’étend aussi sur les communes de Longueau, Rivery et Camon. Ainsi accrédité par Ramsar, Amiens s’engage à protéger encore ce cadre de vie pour le bien-être des habitants mais aussi l’avenir de la planète. Les zones humides, menacées par l’extension des villes, sont vitales à plus d’un titre. Pour la flore et la faune qu’elles abritent mais aussi pour leurs fonctions naturelles : elles améliorent la qualité de l’air, évitent les inondations, offrent des lieux de balades et de loisirs... Des enjeux écologiques autant que culturels et économiques. « Une belle carte de visite pour la ville », a conclu Alain Gest, président d’Amiens Métropole.

//Coline Bergeon

Naturellement récompensé 2 © Laurent Rousselin-Amiens Métropole

 

 

À NOTER

Prochain conseil d’Amiens Métropole le 22 novembre, à 18h, salle des assemblées de l’hôtel de ville. Ouvert au public et en direct sur amiens.fr.

 

Aussi à l’ordre du jour

Citadelle : indemnisations

Le site universitaire de la citadelle a été livré avec vingt-six mois de retard. « Nous sommes en droit de demander des pénalités mais nous estimons que les entreprises ont plutôt subi les problèmes liés à la maîtrise d’ouvrage (l’entreprise Léon Grosse, ndlr) », a déclaré Alain Gest. Plusieurs levées de pénalités ont été soumises au vote des élus lors du conseil métropolitain et adoptées à l’unanimité. Par ailleurs, l’entreprise Colas en charge des travaux de voirie et des réseaux obtiendra 2,45 M€ d’indemnisation. « Les conséquences financières de ce chantier dépasseront l’actuel mandat. »

Pas de place pour l’usine d’enrobés

Suite à un avis défavorable quant à son installation sur une friche ferroviaire de Longueau, la société d’enrobés de la Baie de Somme, filiale d’Eurovia, recherche un nouveau site. « J’ai appris par voie de presse pendant l’été ce projet, a affirmé Alain Gest. Nous ne sommes pas contre cette implantation dans l’agglomération mais veillerons à ce qu’elle respecte des critères de faisabilité, d’accessibilité et qu’elle engendre le moins de nuisances possible. » La zone industrielle nord, qui aurait été le lieu idéal pour un tel projet, n’a plus d’espace disponible.

Sauver l’Orchestre de Picardie

L’Orchestre de Picardie, labellisé Orchestre national en région en juin dernier, est « au bord de la cessation de paiement », a affirmé Nathalie Devèze, vice-présidente d’Amiens Métropole déléguée à la culture. « Un plan de sauvetage de cette formation qui compte 34 musiciens et rayonne en région comme à l’étranger a été lancé. » La Drac lui versera une subvention exceptionnelle de 200 000 € pour 2018, la Région 1, 3 M€ et Amiens Métropole 102 000 €.