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Le conseil municipal du 23 mai a dressé un premier bilan du nouveau réseau de bus et de ses Nemo électriques. Sans nier les difficultés du lancement.

Nemo : «Nous ne nous sommes pas trompés » © Laurent Rousselin - Amiens Métropole

05.06.2019

JDA 914

« Les usagers, c’est vrai, ont souffert. Je les remercie de leur patience. Mais nous ne nous sommes pas trompés sur ce choix d’avenir. Nous avons voulu le meilleur. Et tout le monde, que ce soit Keolis, Irizar ou les agents d’Amiens Métropole, se mobilise pour que la situation s’améliore au plus vite. » Conseiller municipal et adjoint au maire délégué aux relations internationales, à la voirie urbaine et au devoir de mémoire, Alain Gest a enfilé sa casquette de président d’Amiens Métropole le 23 mai. Motif : dresser l’état des lieux du réseau de bus et de ses trois lignes électriques à haut niveau de service douze jours après le lancement.

 

POUR S’AMÉLIORER, IL FAUT ROULER
Suite à un début de semaine compliqué avec « des retards pouvant atteindre exceptionnellement jusqu’à deux heures, mais en moyenne quarante-cinq minutes », tout est mis en œuvre « pour qu’ils diminuent de jour en jour ». Le choix innovant de l’énergie électrique est plus que jamais assumé : « Ce matériel bourré de technologie avait besoin de rouler en conditions réelles. Les marches à blanc ne suffisent pas, il fallait faire fonctionner le système pour corriger les imperfections ». Chaque jour, les Nemo collectent des données afin d’affiner les réglages. Et Alain Gest de rappeler que « tous les projets de transport innovants rencontrent des problèmes au lancement, en témoignent Bordeaux, Nantes ou Lyon ». Amiens et ses 43 bus électriques représentent en effet « une première en Europe alors que nous aurions pu nous contenter de véhicules hybrides ».

 

DES PERFORMANCES ENCOURAGEANTES
Les chiffres présentés donnent une idée des avancées. Sur chacune des trois lignes électriques, les temps de parcours actuels répondent quasiment aux objectifs : entre une (ligne rouge) et quatre minutes (ligne bleue) sont encore à gagner. Quant aux fréquences, elles sont de quinze (ligne bleue), treize (rouge) et douze minutes (verte), contre les huit à dix minutes attendues. Il reste aussi à régler les feux : « Les bus mettent actuellement huit secondes en moyenne pour traverser un carrefour. L’objectif est de quatre secondes ». Bonne nouvelle : les bus peuvent réaliser trois allers en une seule charge, contre deux initialement prévus. Ce qui laisse la possibilité de sauter une charge en cas de besoin.

 

GRATUIT JUSQU’AU 16 JUIN
Alain Gest a également listé les atouts de ce projet de 122 M€. D’abord la qualité des bus, bien sûr. Leur dépôt ensuite, « magnifique et respectueux de l’environnement », et des stations « tous les 400 mètres, confortables et mettant en valeur notre patrimoine ». Mais aussi des axes, comme les boulevards, où l’on trouve « bus, verdure et vélos ». Et des carrefours « autrefois infranchissables par les piétons » désormais « sécurisés et praticables par tous », telle l’esplanade Branly. Au 23 mai, 3 373 recharges avaient été effectuées. Soit déjà « 75 tonnes de CO2 épargnées à l’atmosphère ». Le président d’Amiens Métropole conclut : « Je suis persuadé qu’à terme tout le monde estimera notre choix judicieux et payant ». Pour s’en convaincre, le réseau reste gratuit jusqu’au 16 juin.

//Jean-Christophe Fouquet

 

Aussi à l’ordre du jour

Vers l’autonomie énergétique

Outre les Nemo, « toute une batterie de mesures pour l’environnement », selon les mots du maire Brigitte Fouré, ont été évoquées. Comme le réseau de chaleur, qui passera sous la Somme (JDA #913) puis, cet été, rue Franklin-Roosevelt sous interruption de circulation. Un pas vers l’objectif d’autonomie énergétique du territoire à l’horizon 2050. Comme, aussi, la cartographie thermique (JDA #910), l’aide à la rénovation énergétique des logements ou la poursuite de la démarche Cit’ergie. Entre autres.

 

Samarobriva : passe ton bac d’abord

Quid de la réouverture de la passerelle Samarobriva reliant le parc Saint-Pierre au boulevard du Cange ? Datant de 1994, « elle est dans un mauvais état avec de nombreuses zones de corrosion », a rappelé Alain Gest. Elle ne répond plus aux normes et, selon plusieurs études, peut s’avérer dangereuse. D’où sa fermeture « par principe de précaution » alors que « les investigations se poursuivent pour savoir s’il vaut mieux la démolir ou la réparer ». Un système de traversée par bac sera mis en place cet été. Une « solution provisoire » qui facilitera l’accès aux activités proposées au parc lors d’Un été à Amiens.

 

À NOTER

Prochain conseil municipal le 27 juin, à 18h, salle des assemblées de l’hôtel de ville. Ouvert au public et en direct sur amiens.fr.