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LA CHALEUR EST LÀ. NOTRE-DAME D’AMIENS VIENT DE TOMBER SES DERNIERS ÉCHAFAUDAGES.
APRÈS QUATRE ANS D’UNE MINUTIEUSE RESTAURATION, SA FAÇADE SUD PROFITE DU SOLEIL.

Notre Dame d'Amiens

04.07.2018

Les imposants échafaudages qui depuis quatre ans recouvraient la nef sud de la cathédrale s’amenuisaient ces derniers jours. Puis ce fut la reprise des pavés. Et la repeinte des grilles. Au 28 juin, date officielle de fin de travaux, c’est comme si rien ne s’était passé. À un gros détail près : Notre-Dame n’a jamais été aussi resplendissante. « Si ça fait du bien ? Ah oui, plus de travaux le matin ! », sourit un jeune riverain sortant de chez lui. Un soulagement partagé par les restaurateurs au pied du chantier. D’ailleurs, Patrick Pigout, adjoint au maire d’Amiens délégué au commerce, « salue leur patience ». Cette façade sud, la plus exposée au soleil, rejoint la longue liste des parties de la cathédrale restaurées depuis 1992 (lire encadré).

UN TRAVAIL PERPÉTUEL

Cette restauration de quatre ans, menée par l’État pour 8 M€, fut dirigée par deux architectes en chef des monuments historiques : Étienne Poncelet puis Richard Duplat. « Restaurer la cathédrale est un chantier perpétuel, modère ce dernier. Mais une étape vient d’être franchie grâce à la compétence des entreprises et des compagnons. » Charpentiers, verriers, sculpteurs, ferronniers, couvreurs… En tout, onze entreprises s’y sont attelées. Dans le respect de la grande dame et en corrigeant des erreurs faites lors de précédentes restaurations – les plus importantes remontant à près d’un siècle et demi, sous l’égide d’Eugène Viollet-le-Duc.

REDÉCOUVERTE DES SCULPTURES

Parmi ces entreprises, Charpentier PM Abbeville, chargée de la taille de pierre. Son directeur d’agence, Michel Danel, résume : « Ce chantier a fait travailler une vingtaine de personnes pendant quatre ans, parfois à 50 mètres de haut. Et restaurer la cathédrale, c’est gratifiant. Comment ne pas l’aimer ? ». Ce travail de quatre années est jugé « très satisfaisant » par Antoine Paoletti, architecte des bâtiments de France chargé de l’entretien courant de Notre-Dame : « On ne pouvait quasiment plus rien voir tant tout était encrassé. Maintenant, on distingue bien les sculptures, notamment les marchands de waide. Ici, c’est reparti pour au moins un siècle ! ».

Jean-Christophe Fouquet