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Entouré de six musiciens, Éric Serra joue en live la musique du Grand Bleu, 
trente ans après sa sortie. Une bande originale qui a marqué l’histoire du cinéma. 

Œuvre culte en immersion  © Pierre Nennequin
Au moment de sa sortie, Le Grand Bleu avait attiré plus de 9 millions de spectateurs en France, 14 millions dans le monde.
© Pierre Nennequin

12.02.2020

JDA 939

Mai 1988. Le Grand Bleu de Luc Besson inonde les écrans. L’histoire des plongeurs apnéistes Jacques Mayol et Enzo Maiorca, entre amitié et rivalité, interprétés par Jean-Marc Barr et Jean Reno. Ou plutôt celle du héros (Mayol) que la passion aspire dans les profondeurs abyssales. Ses émotions torturées, ses sensations lors de ses pérégrinations à plus de 110 mètres sous le niveau de la mer, tout comme la beauté de la nature, sont inscrites dans la bande originale d’Éric Serra. Le Grand Bleu fit plonger 9,2 millions de Français. La BO, vendue à 3 millions d’exemplaires, fut couronnée d’un César et d’une Victoire de la musique. Mai 2018 : trente ans après, le compositeur montait sur La Seine Musicale, à Paris, pour faire revivre ce moment de cinéma.

 

L’ANCÊTRE DE L’ÉLECTRO

Un an après la venue du musicien lors d’une master class avec les collégiens d’Arthur-Rimbaud (lire ici l’article du JDA #908), la tournée du ciné-concert passe par le Zénith d’Amiens le 4 mars. Fan de Led Zeppelin, leader du RXRA Group, Éric Serra fut aussi bassiste de Jacques Higelin durant sept ans. « Je n’aurais jamais pensé composer des musiques de film, confie-t-il. C’est parce que Luc Besson me l’a demandé. » Complice de longue date du réalisateur, du Dernier Combat à Anna en passant par Nikita ou Léon, Éric Serra a réécouté la BO du Grand Bleu : « C’est léger, insouciant. Je m’amusais et ça se sent ». Marquée par l’arrivée des ordinateurs, samples, machines et synthés rappelant les chants des baleines, elle est l’ancêtre de l’électro. « Retrouver ces sons relevait de l’archéologie. » Pour que l’œuvre culte continue de nous mettre du bleu plein les yeux et les oreilles.

//Candice Cazé

Le Grand Bleu, le 4 mars, à 20h, au Zénith