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Quand il opère au CHU d’Amiens, Michel Lefranc est accompagné de son robot Rosa. Entouré de l’équipe de neurochirurgie, le médecin amiénois a déjà participé à trois premières mondiales. Il mise sur l’innovation pour guérir ses patients.

Portrait-robot © Laurent Rousselin – Amiens Métropole
« Au CHU, tous les médecins travaillent ensemble et il est possible d’innover »
© Laurent Rousselin – Amiens Métropole

25.01.2017

JDA 825

Après le lycée, il a essayé maths sup. Sans succès. Un mal pour un (grand) bien. Michel Lefranc est devenu neurochirurgien, a collaboré au développement du robot Rosa et, à 37 ans, a déjà participé à trois premières mondiales. « C’est ce qui me plaît dans les neuro - sciences. Il n’y a pas de limites techniques. C’est la spécialité du XXIe siècle car on dispose désormais des technologies pour étudier le cerveau. » Lorsqu’il opère un cerveau ou le rachis, le robot Rosa l’aide à positionner son endoscope dans les trois dimensions de l’espace. Résultat : la chirurgie est moins invasive. Ce qui réduit les risques d’infection et permet au patient de récupérer plus vite. La technologie Rosa, conçue par la société Medtech, est française et s’exporte progressivement. Picard d’origine, rattaché au CHU d’Amiens depuis ses études à l’UPJV, Michel Lefranc a aussi travaillé à Lille, Grenoble, Londres ou Hanovre pour se spécialiser.

 

CURIEUX DEPUIS L’ENFANCE
Mais c’est à Amiens qu’il se plaît : « Il y a peu d’hôpitaux dans le monde où je pourrais faire tout ce que je fais ici. L’établissement est assez grand pour disposer de compétences techniques, et suffisamment petit pour se parler. Ici, tous les médecins travaillent ensemble et il est possible d’innover ». Et pourquoi le cerveau ? « C’est lui qui commande. Et c’est un organe ultra-complexe. Quand on l’opère, on dit bonjour à la conscience, aux zones du langage, de la mémoire. » D’un naturel curieux, Michel Lefranc aimait comprendre son environnement dès l’enfance. « Quand on se baladait sur la côte et qu’on croisait une centrale nucléaire, mon père ingénieur m’expliquait comment elle fonctionnait. » Après le lycée, le jeune homme rêvait de physique quantique. Sa mère, professeure des écoles, l’initie à la littérature, aux voyages et lui donne l’envie d’aider les autres.

 

ARDENT DÉFENSEUR DE SA RÉGION
Quand il se réoriente après son année de maths sup, Michel Lefranc choisit médecine après avoir assisté à un cours en auditeur libre. « La relation avec mes patients est extrêmement forte. Ils me font confiance. Et c’est valorisant de les revoir après l’opération, quand ils n’ont plus de douleurs, de paralysies ou de tremblements. » Le médecin soigne les personnes souffrant d’épilepsie, de sciatiques, de la maladie de Parkinson ou atteints de tumeur. Quand il n’est pas de garde, il pratique le kitesurf ou la voile. Ardent défenseur de sa région, il aime retrouver « les couleurs de la côte picarde, les contrastes de ses nuages. L’immensité de la mer et des plages me plaît. La baie de Somme est la plus belle du monde ». Des photos du site jalonnent les murs de son bureau. Il a même créé un blog de parcours de randonnées locales. Pour lui, ses premières mondiales n’ont « rien d’incroyable. Chaque médecin veut ce qu’il y a de mieux pour son patient ». La médecine de demain est entre de bonnes mains.

//Lysiane Voisin