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Que la lumière soit à leds, et l’économie fut

5 000 réverbères de la Métropole amiénoise sont désormais passés à un éclairage à leds, moins énergivore.

Que la lumière soit à leds, et l’économie fut © Laurent Rousselin - Amiens Métropole
À Longueau, les 113 lampadaires de la rue Henri-Barbusse et de l’avenue de la Ville-Idéale ont été changés.
© Laurent Rousselin - Amiens Métropole

02.06.2021

JDA 982

Très fins, plutôt modernes avec leur forme rectangulaire. À Longueau, les 113 lampadaires qui jalonnent la longue ligne droite formée par la rue Henri-Barbusse et l’avenue de la Ville-Idéale ont surtout changé de type d’éclairage. Adieu la bonne vieille ampoule SHP (pour sodium à haute pression), bonjour les leds (pour light emitting diode, diode électroluminescente). Un éclairage désormais assez répandu dans les foyers et qui équipe de plus en plus les lanternes des villes dont on peut maintenant faire baisser l’intensité en fonction de l’heure. En jeu : un impact carbone moins lourd et une facture plus légère. Grâce à l’installation par les services d’Amiens Métropole, la mairie de Longueau a ainsi annoncé pouvoir « diviser le coût énergétique par 2,5 ». EDF indique que les  leds consomment six fois moins qu’un halogène et durent 30 000 heures, contre 1 000 pour une lampe classique.

30 000 LANTERNES DANS L’AGGLOMÉRATION

Sur les 30 000 points lumineux que gère Amiens Métropole, 5 000 ont ainsi muté. « Un planning annuel établit nos interventions », explique Didier Targit, le chef de l’unité éclairage public de la collectivité. Jusqu’à 350 000 € ont déjà été alloués sur une année. Des rues des quartiers Saint-Pierre, Saint-Acheul, Saint-Leu ou encore du centre-ville ont récemment été équipées. Les rues Delpech et Gaulthier-de-Rumilly le seront cette année, la route de Rouen fin 2021.

 

« ON S’ADAPTE AU QUARTIER »
« On ne met pas le même modèle partout, on s’adapte au quartier ou à la commune », poursuit l’ingénieur. « À chaque installation ou remplacement, une étude photométrique est réalisée, renseigne son adjoint Christophe Deloison. On calcule le nombre de lux nécessaires, c’est-à-dire la puissance à laquelle une surface doit être éclairée. Quand les leds sont apparues, on s’est retrouvé avec une lumière beaucoup plus blanche comparée au jaune des lanternes au SHP. Mais aujourd’hui, on est passé de lampes de 4 000 à 3 000 degrés Kelvin. On est davantage entre le jaune et le blanc. » Et la facture ne voit pas rouge. Le chiffre impressionne tout de même : l’éclairage a coûté 1,7 million d’euros à la Ville d’Amiens l’an dernier.

//Antoine Caux

 

37%

C’est la part de l’éclairage dans la facture d’électricité des collectivités territoriales (source Ademe).