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Relance économique et prudence budgétaire

Le conseil d’Amiens Métropole du 16 juillet s’est attaché aux finances : celles de la collectivité avec les comptes  2019, celle des administrés avec la tarification des bus et celles des entreprises avec un plan de relance.

Relance économique et prudence budgétaire © Laurent Rousselin
L'aide aux restaurateurs est l'un des points du plan de relance économique de la collectivité.

21.07.2020

Il a beaucoup été question d’argent lors du deuxième conseil d’Amiens Métropole post-élections. Benoît Mercuzot, vice-président aux finances, a réglé les comptes de l’exercice 2019. Une année à 125 M d’euros d’investissements au titre du budget principal (Colvert, Musée, zoo, espaces publics…) et 84 M d’euros à ceux annexes, dont 58,5 M d’euros  pour le transport. Deux indicateurs : 19,21 M d’euros de capacité d’autofinancement et 8,31 années « nécessaires pour rembourser notre dette si nous n’en contractions pas d’autres » – le seuil d’alerte est de dix ans. Crise sanitaire oblige, le vice-président plaide pour une « une gestion particulièrement prudente ». La collectivité est ainsi « en train d’évaluer les conséquences financières de ce que nous venons de vivre », a indiqué Alain Gest, prenant exemple sur les bus : « 85 % du budget transport provient du versement mobilité des entreprises ». Donc de l’activité économique.

« TRAVAILLER À LA RELOCALISATION INDUSTRIELLE »

C’est pourquoi Amiens Métropole a élaboré un plan de relance (JDA #947) dont le partenariat avec la Région a été entériné ce 16 juillet. Comme l’a présenté Marc Foucault, nouveau vice-président au développement économique, la collectivité a aménagé le paiement de charges par ses locataires, accéléré le règlement de ses factures, augmenté ses avances sur prestations, etc. Soit une douzaine de mesures immédiates. Il s’agit aussi d’aider les petites entreprises grâce à divers dispositifs alimentant leur fonds de roulement. Ce plan est estimé à « plus de 20 M d’euros injectés dans l’économie du territoire », dont un soutien direct de 6 M d’euros. Marc Foucault a annoncé un « acte II » pour la rentrée, alors « que l’orage [économique, ndlr] est plutôt devant nous […]. En japonais, “crise” signifie “danger” mais aussi “opportunité”. Il nous faut repenser notre vision du développement et notamment travailler à la relocalisation industrielle ». Alain Gest a d’ailleurs rappelé que les 187 120 masques en tissu achetés et distribués par Amiens Métropole et ses 39 communes pour 542 648 euros ont été acquis « auprès de trois entreprises à Amiens, Querrieu, Corbie et une dernière dans le Nord ».

TARIFICATION SOLIDAIRE

L’incertitude économique n’a pas fait renoncer la collectivité à la « tarification extrêmement sociale et avantageuse » de son transport en commun, comme l’a exprimé Alain Gest. Une hausse des seuils de revenus a été adoptée pour « accompagner celle des minimas sociaux et ne pas faire changer de tranches les usagers », a informé Jean-Claude Renaux, nouveau vice-président aux mobilités, évoquant « justice sociale et équité ». Si la gratuité du mercredi n’a pas encore été adoptée (« On ne peut pas mettre en oeuvre l’intégralité de notre programme au lendemain des élections », dixit Alain Gest), le réseau est désormais gratuit pour les 70 ans et plus non imposables.

//Jean-Christophe Fouquet