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Chaque mois, le Musée de Picardie dévoile les secrets de son chantier lors
 de rendez-vous sur place ou de conférences. Et provoque l’impatience de le voir achevé. 

Renaissance d’un écrin 1 © G. Gillmann / Musée de Picardie
La nouvelle extension reliée au pavillon Maignan.
© G. Gillmann / Musée de Picardie

28.11.2018

JDA 895

 

Dans un an, le Musée de Picardie, fermé depuis 2016, rouvrira ses portes. « C’est à la fois long et court, vu l’ampleur du projet », décrit Laure Dalon, directrice passionnée de ce palais des arts, « tout premier bâtiment construit en France, entre 1850 et 1864, pour présenter des collections ». En attendant, l’équipe du Musée organise des rendez-vous qui font le point sur les travaux et dessinent le visage de ce joyau repensé par le cabinet d’architecture Frenak et Jullien. Une fois par mois, casque sur la tête, il est permis de franchir les portes, surtout des salles du premier étage fermées depuis dix ans, point majeur de ce chantier monumental.

ESSAIS DE COULEURS

Les parquets y ont été démontés pour être rénovés. Certains sont terminés, d’autres complétés par des lames neuves ou renforcés pour accueillir de grandes cimaises. Car ce premier étage dévoilera les collections de peinture. « Deux campagnes de restauration de tableaux ont été lancées mais nous pensons aussi à la signalétique, aux publications... », décrit Laure Dalon. Alors qu’électriciens, éclairagistes, restaurateurs et menuisiers s’affairent, des essais de couleurs s’affichent aux murs. « Des sondages ont permis de redécouvrir des peintures anciennes. Le Musée ne sera pas un cube blanc mais paré de couleurs fortes. »

 

Renaissance d’un écrin 2 © Thierry Rambaud / Musée de Picardie

Rénovation des décors peints du salon Luzarches.

© Thierry Rambaud / Musée de Picardie

 

EXTENSION MODERNE

À cet étage, les décors peints d’origine continuent d’être minutieusement dégagés. Ces motifs floraux délicats sont remis en valeur, comme ceux de la rotonde de l’Impératice. Les galeries qui l’encadrent viennent d’être habillées du même gris foncé « pour offrir une continuité, servir d’écrin à cet espace spectaculaire du futur parcours de visite ». Cette rotonde offre aussi une belle perspective sur le jardin suspendu qui ornera le toit du pavillon Maignan, futur accueil du Musée. Au rez-de-chaussée, la salle et la bibliothèque des Antiquaires de Picardie, société à l’origine de la création du Musée, sont en cours de rénovation. Rafraîchissement aussi du côté des salles médiévales où dorment bien protégées les sculptures. L’autre beau morceau du chantier se situe à l’extérieur. Le gros œuvre de l’extension moderne qui donne sur la rue Puvis-de-Chavannes avec son auditorium de 80 places, une salle pédagogique et les bureaux des agents est achevé. Dans le jardin, où s’admire la maison Moitié magnifiquement rénovée, s’est logé le groupe froid arrivé par les airs il y a un mois et qui assurera la climatisation de tout le bâtiment. Un chantier indispensable pour que ce musée redevienne « la vitrine de notre région et de ses richesses ».

//Coline Bergeon

 

Arrêt sur le chantier le 3 décembre, à 18h30,
 à la bibliothèque Louis-Aragon et L’Envers 
du chantier, le 8 janvier, à 13h, au 5, rue Puvis- de-Chavannes – Sur réservation au 03 22 97 14 00

 

Le chantier en BD

Amoureux du Musée – « mon grand-père m’y emmenait gamin » –, le dessinateur et scénariste de bande dessinée Fraco livre tous les deux mois une planche sur le chantier. « Laure Dalon souhaitait communiquer sur les travaux pendant la fermeture et
 la BD est apparue comme le médium le plus ludique », décrit l’Amiénois qui s’amuse 
à se mettre en scène dans ces enquêtes. Le Musée vous invite à échanger avec lui, comme lors des dernières Journées du patrimoine. « J’étais étonné de voir qu’autant
 de personnes lisaient mes planches », avoue-t-il. L’occasion d’expliquer son travail avec Laure Dalon, « véritable coscénariste », et son équipe, dont il croque les membres tour à tour. Une collaboration qui pourrait bien se poursuivre au-delà de la réouverture.

L’Envers du chantier, spéciale Fraco le 4 décembre, à 13h, au 5, rue Puvis-de-Chavanne – Sur réservation 
au 03 22 97 14 00 – Retrouvez les épisodes de Fraco mène l’enquête sur amiens.fr/musee rubrique travaux

 

Renaissance d’un écrin 3 © Fraco

© Fraco