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L’université de Picardie Jules-Verne reprend vie et accueille peu à peu les nouveaux étudiants. Le point avec son président.

Rentrée singulière © Laurent Rousselin - Amiens Métropole

09.09.2020

JDA 954

Avec les 500 pompes de gel hydroalcoolique réparties dans les différents sites de l’université de Picardie Jules-Verne (UPJV), difficile d’oublier le contexte sanitaire. Étudiants, enseignants, personnels administratifs : début octobre, tous seront confrontés à une rentrée inédite avec port du masque, gestes barrières et distanciation physique. Mohammed Benlahsen est donc sur le qui-vive. L’un des scénarios que le président de l’UPJV a élaboré avec ses équipes avant les vacances d’été se met progressivement en place pour accueillir jusqu’à fin septembre les primo-étudiants, leur présenter l’UPJV, les dispositifs numériques, les heures de soutien… « Cela permet de s’adapter si besoin », précise Mohammed Benlahsen.

 

LA MOITIÉ DES COURS EN PRÉSENTIEL
«Nous fournissons des masques aux élèves et aux personnels. En mars, 940 étudiants ont été confinés dans le Crous d’Amiens. Nous avons débloqué des aides et leur avons livré des ordinateurs et des clefs 4G pour le suivi pédagogique. Nous allons continuer », poursuit le président de l’UPJV. Les cours se feront en rotation : moitié en présentiel, moitié à distance. Les salles seront équipées de caméras pour filmer les contenus et les étudiants auront accès à une base documentaire. Plusieurs situations sont imaginées pour anticiper « une hausse probable et inévitable du taux de contagion au sein de l’université comme c’est le cas à Nancy, Toulouse et Montpellier. Nous restons prudents. Le plus difficile devrait survenir début octobre avec l’arrivée massive des
étudiants ».

 

PAS DE FÊTE D’INTÉGRATION
Volet important : la sensibilisation. « Les étudiants, très mobiles, peuvent être un vecteur de propagation du virus. Pour un usage responsable de la ville et de leur temps de loisirs, on a par exemple interdit toutes manifestations et fêtes d’intégration… » Mohammed Benlahsen garde bien en tête que l’UPJV fut « la première université de France à fermer ses portes le 27 février à cause du cluster de l’Oise. Cette décision difficile a été indispensable pour contrer la contagion et protéger les habitants ». Avec plus de 31 000 étudiants et une hausse de 4,2% des effectifs à l’UPJV cette année, rien ne doit être laissé au hasard. Une condition pour ne pas gâcher la rentrée.

//Ingrid Lemaire