Votre navigateur est obsolète!

Mettez à jour votre navigateur pour afficher correctement ce site Web. Mettre à jour maintenant

×

Un millier d’élèves sont revenus dans les 79 écoles amiénoises la semaine dernière. Un retour pas à pas pour s’adapter à la distanciation physique. Exemple à l’école Jean-François-Lesueur. 

Reprise en douceur  © Laurent Rousselin / Amiens Métropole
L’environnement a un peu changé, mais les fondamentaux de l’école sont toujours là : apprendre et s’amuser.
© Laurent Rousselin / Amiens Métropole

20.05.2020

JDA 944

Sur la porte de la salle de CM2 de la primaire Jean-François-Lesueur, dans laquelle on planche sur l’attribut du sujet, s’affiche une photo de classe du temps d’avant : des enfants bras autour du cou ou main sur l’épaule. Une photo que toutes les classes 2019-2020 n’auront pas. Et qui tranche avec l’intérieur : une douzaine d’élèves, chacun à sa table. En ce 15 mai, c’est la fin de la semaine du retour à l’école des grandes sections, CP et CM2 des 79 écoles d’Amiens. 25 % des écoliers de ces sections seront venus. Soit quelque 10 % de l’effectif total.

 

PARCOURS SÉCURISÉ

Pour le maire d’Amiens Brigitte Fouré, qui visite l’établissement avec la rectrice d’académie, Stéphanie Dameron, c’est le troisième déplacement en milieu scolaire en quatre jours. Mission : observer et échanger. Avant même de pénétrer dans l’enceinte, interdite aux parents, les aménagements donnent le ton : des lignes blanches au sol, écartées d’un mètre. Aux grilles, une ligne jaune marque l’arrêt. C’est là que sont déposés et récupérés les enfants. À l’intérieur : bancs et jeux sous rubalises et Cellophane, emplacements de file d’attente, rotation des sorties dans la cour, organisation des passages aux toilettes, etc. Mais les enfants rient et font du vélo.

 

POUR LE LIEN SOCIAL

C’est un exemple d’une « reprise pensée en faveur du lien social et contre le décrochage scolaire », estime la rectrice, pour qui « un confinement trop long a des conséquences néfastes sur la psychologie des enfants ». Une analyse partagée par Brigitte Fouré, qui souhaite que « tout le monde puisse mettre son enfant à l’école sereinement ». L’organisation s’est donc faite « au cas par cas, avec les services techniques, l’Éducation nationale, les centres de loisirs ».

 

ORGANISATION AJUSTÉE

« Les enfants sont très heureux d’être là, sourit (des yeux, masque oblige) Marie Maillard, directrice de l’école. Ils savent quoi faire. » Si tous les CM2 volontaires ont pu venir, les classes de grandes sections et CP ont chacune été scindées en deux groupes d’une demi-douzaine d’enfants : ceux accueillis cette semaine n’auront pas cours la suivante. « Chaque école fait à sa façon, sous réserve de validation de l’inspection académique », explique Brigitte Fouré. « En groupe réduit, ils s’approprient les gestes barrières par l’écriture et la photographie, illustre Houria Kassama, enseignante de grande section, où tables et fauteuils ont un code couleur. Quand les parents sont rassurés, les enfants sont détendus. »

 

APPRENDRE À VIVRE AVEC

Validation du petit Jade, enthousiaste : « Il faut bien se laver les mains et ne pas toucher les affaires des autres ! ». Quid de la suite ? « Nous allons voir pour assurer progressivement le retour de toutes les classes, de la grande section au CM2 », explique la directrice. Qui anticipe : « Nous irons probablement vers des demi-semaines ». Tout cela va se décider au jour le jour. En gardant en tête, comme le dit Brigitte Fouré, que « la priorité, ce sont nos enfants ».

//Jean-Christophe Fouquet

 

LE CHIFFRE

400

Nettoyage, accueil, cantine... : environ
 400 agents municipaux sont sur le pont de cette rentrée sécurisée : « Nous nettoyons par exemple avant et après leur passage aux toilettes, explique une agente d’entretien. On ne compte plus le nombre de fois ! Au début, c’était dur mais on a pris le rythme. Et puis les enfants sont gentils et très responsables ».