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Les Amiénois retrouvent La Licorne face à Monaco, sept jours après une triste prestation contre Toulouse (0-0) et la gronde des supporters.

Revenir en grâce © Laurent Rousselin - Amiens Métropole
Blin et Monconduit se démènent mais l'ASC n'a pas marqué contre Toulouse. C'est la première fois que le TFC n'encaissait pas de but depuis août. C'était déjà face à Amiens.
© Laurent Rousselin - Amiens Métropole

05.02.2020

JDA 938

La Ligue 1 est un feuilleton et, dans la saison 3 d’Amiens en L1, on se souviendra sans doute de l’épisode de la banderole. Résumé : dernières minutes du “sommet du bas” face à la lanterne rouge Toulouse, un match sans but que l’ASC devait gagner au risque de voir s’échapper Dijon et Metz (ce qu’il advint). Le kop, qui a chanté tout le long, déroule une banderole réclamant la démission de l’entraîneur Luka Elsner. Une banderole maladroitement arrachée par les stadiers dans une scène ubuesque et inutilement musclée. Et qui, à défaut de cacher ces mots que les uns ne voudraient pas voir, aura tendance à radicaliser les positions des autres.

 

« LES SUPPORTERS ONT LE DROIT »
« La banderole ? Je ne la trouve pas désobligeante », réagissait avec classe le principal intéressé Luka Elsner, entraîneur d’une équipe vissée à la 18e place après n’avoir glané que trois points sur 30 possibles. « [Cette banderole] reflète une peur qui est celle de tout le monde dans notre situation. [Les supporters] ont le droit d’exprimer leur mécontentement. Ce cri-là doit nous donner l’énergie supplémentaire pour gagner ce genre de match », positivait-il.

 

« C’EST NOUS, LES JOUEURS, LES FAUTIFS »
À l’inverse, Régis Gurtner, irréprochable gardien et garant de l’esprit battant d’Amiens, tiquait à chaud : « On n’a pas besoin de négatif en ce moment. Ceux qui n’ont pas envie de nous soutenir peuvent rester chez eux. On est Amiens, on sait que l’on va devoir se battre jusqu’au bout pour le maintien. Nous, on ne lâchera pas ». « C’est nous, les joueurs, qui sommes sur le terrain. C’est nous les fautifs, s’exprimait en cadre Aurélien Chedjou, 33 ans et 49 sélections avec le Cameroun. Associé en défense centrale au Ghanéen Nicholas Opoku, recrue du mercato qui voit aussi arriver le Belge Isaac Mbenza en attaque et partir le défenseur Jordan Lefort à Berne (Suisse), Chedjou veut croire en des  lendemains qui chantent, conscient que « dans ce genre de situation, on recule, on a peur de mal faire ». Et en appelle à tous : « On a besoin de toutes les âmes vives de notre club ». Il reste quinze matchs pour sauver l’ASC. « Autant de finales », érige Elsner. Et si l’épisode de la banderole avait marqué un tournant ?

//Antoine Caux

 

Amiens / Monaco, le 8 février, à 20h
Au stade de La Licorne (24e journée de Ligue 1)