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Dans Guy de la Motte Saint-Pierre : un nom, deux chemins, l’homonyme de son aïeul colonialiste relate son propre parcours. Celui d’un humaniste sans filtre.

Sa vie à bras ouverts © Guy de la Motte Saint-Pierre
Pendant cinq ans d’action humanitaire en Inde, Guy de la Motte Saint-Pierre a creusé des puits, vécu en bidonville et découvert l’altérité.
© Guy de la Motte Saint-Pierre

18.11.2020

JDA 962

Il a le genou en vrac mais le cœur rempli. À 73 ans, l’Amiénois Guy de la Motte Saint-Pierre continue d’aider les autres. Son dernier combat en date : l’accueil de réfugiés guinéens. Dont le jeune oubacar, qu’il tente d’adopter : « On court après les papiers. C’est mon fils ! ». Un nouveau pied de nez à son héritage, celui d’une grande bourgeoisie ultraréactionnaire incarnée par ce grand-père planteur à Madagascar, homonyme exorcisé par des photos (JDA #852). Si le spectre familial apparaît dans Guy de la Motte Saint-Pierre : un nom, deux chemins, c’est bien le jeune Guy qui y mène la danse. Colonialisme et institutions en prennent pour leur grade. Mais il y a plus d’amour que de haine dans ces 160 pages confiées à Marie Benoit, amiénoise elle aussi : « Entre nous, ça a tout de suite cliqué ». L’Inde (où il fut humanitaire), On a marché sur la Bulle (l’association de BD qu’il a présidée), l’aide aux SDF : autant de chapitres ponctués du langage peu châtié d’un homme entier. Et ensuite ? Outre une dédicace aux Racines du monde (un jour…), Guy coordonne pour 2021 une vente caritative de planches de BD : « Quand je n’ai rien sur le feu, je me fais ch… ! ».

//Jean-Christophe Fouquet

Guy de la Motte Saint-Pierre : un nom, deux chemins, de Marie Benoit (Transversales Éditions)