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L’amiénois François-Jean Dazin, leader du groupe Ouroub’, a troqué son micro pour une plume. Résultat : un premier récit sur ses origines.

Sur les traces de son père © Laurent Rousselin - Amiens Métropole

12.06.2019

JDA 915

« Ce matin, je me suis réveillé de mauvaise couleur. Je suis à demi-Noir et français, dans cet ordre-là désormais. » 21 avril 2002, 20h : raz-de-marée. Jean-Marie Le Pen est au second tour de la présidentielle. François-Jean Dazin est sonné. Un électrochoc et un sentiment de rejet qui poussent l’Amiénois à partir sur les traces de ses racines africaines. En juillet 2002, le chanteur du groupe Ouroub’, qui avait réveillé la scène amiénoise dans les années 90, s’envole pour le Rwanda. Un voyage qu’il décrit dans Il dit qu’il est Nègre, mais personne ne le croit.

 

EN QUÊTE D’IDENTITÉ
Avec humour et sincérité, l’auteur raconte sa rencontre avec son père, responsable politique chargé de la question génocidaire, ses frères et sœurs, sa grand-mère… « Pour moi, l’Afrique, c’était des images. Mais la réalité m’est tombée dessus. Je suis parti Noir. En arrivant là-bas, j’étais Blanc. Il faut l’éprouver pour se construire », assure François-Jean Dazin. Au fil de son périple, celui qui est considéré comme un “umuzungu” (blanc, étranger) parvient à tisser des liens. Et retrace sa propre histoire et celle du peuple rwandais. « En1994, près de 800 000 Rwandais, en majorité des Tutsis, ont été massacrés par les Hutus. Parallèlement au récit, j’apporte des éléments sociologiques et historiques afin de mieux comprendre ce drame. » Un récit écrit en noir et blanc.

//Stéphanie Bescond

 

Il dit qu’il est Nègre mais personne ne le croit (Independently Published)
Dédicace le 5 juillet chez Pascal & Pascale (28, av. de la Défense-Passive) à Rivery – Sur rés. : 06 18 23 03 71