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Du 9 au 17 novembre,
 le Festival international 
du film d’Amiens investit 
les salles. Tour du monde en compagnie de sa directrice, Annouchka de Andrade. 

« Toujours plus de partage » 1 © D. R.
Dans la sélection jeune public, un classique de Chaplin : L’Émigrant (1917).
© D. R.

07.11.2018

JDA 892

JDA : Comment définiriez-vous 
la philosophie de cette 38e édition ?

« Toujours plus de partage » 6 © Laurent Rousselin-Amiens Métropole

Annouchka de Andrade :

Beaucoup d’avant-premières et toujours plus de partage, de découvertes cinématographiques. Par exemple, le 11 novembre, nous projetons le premier film réalisé par une Afghane en Afghanistan. Le Festival, c’est l’ouverture sur le monde.

 

D’où cette rétrospective Barbet Schroeder ?

Son parcours résume bien le Fifam : né à Téhéran, il a vécu en Colombie puis, de la France, a fait une carrière sans frontières. On ne peut pas plus international que Barbet Schroeder. Il n’est jamais où on l’attend, il se ressource constamment. Un cinéaste inclassable qui réserve bien des surprises.

 

Et les autres étapes du voyage ?

Le Mexique, un grand pays de cinéma entretenant de fortes relations avec le Festival, se décline en dix polars à travers les âges, dont un inédit en France. De vraies merveilles accompagnées de documentaires contemporains et de films d’animation. Nous allons aussi parler de l’effervescence de 1968 dans le monde : Amérique du Sud, Algérie, Prague... Et des femmes de la Méditerranée dans le cycle Au-delà du Jourdain.

 

Le Fifam, c’est aussi l’Afrique, non ?

Bien sûr, et nous rendons cette année hommage à Idrissa Ouedraogo (cinéaste burkinabè décédé le 18 février 2018, ndlr), un ami du Fifam, et au patrimoine africain. Ce sera sous le parrainage d’Abderrahmane Sissako, qui viendra du Japon où il achève la production d’un film.

 

Il s’agit de votre deuxième Festival. Avez-vous trouvé vos marques ?

Oui, les choses avancent, des problèmes sont résolus. Mais à chaque fois, il y a d’autres montagnes à gravir !

//Propos recueillis par Jean-Christophe Fouquet

 

Festival international du film d’Amiens, 
du 9 au 17 novembre – Tout le programme, les films en compétitions, la composition des jurys ou les séances jeune public sur fifam.fr

 

 

« Toujours plus de partage » 2 © D. R.

Los Dineros del Diablo, d’Alejandro Galindo (1953), l’un des nombreux films mexicains de cette édition.

 

// Barbet Schroeder, la totale

Dix-neuf films à Angers en 2011. Treize à La Rochelle en 2016. Le Suisse Barbet Schroeder a le vent en poupe. Dans le sillage de l’intégrale du Centre Pompidou en 2017, Amiens propose l’ensemble de ses réalisations. De More (1969) au Vénérable W (2017), c’est tout Barbet Schroeder qui défile, à l’exception de son épisode de Mad Men et de ses trois premiers courts-métrages. Outre ses films américains des années 90
 (J.F. partagerait appartement, Le Mystère Von Bulow, Kiss of Death...), cesera l’occasion de voir sa série d’entretiens des années 80 avec Charles Bukowski. Un dialogue suivi de la réinvention pour l’écran de la vie 
de l’écrivain torturé (avec sa complicité, unique au cinéma) dans Barfly. Entre documentaire et fiction, Barbet Schroeder fait fi des normes, des frontières et des interdits. Il a d’ailleurs débuté par la production dans les années 60 : on lui doit les Films du Losange, société productrice d’Éric Rohmer. Pour s’en souvenir, deux Contes moraux et Paris vu par... (1965). Barbet Schroeder sera présent à Amiens les 12 et 13 novembre.

« Toujours plus de partage » 3 © Les Films du Losange

 

// La Grande Guerre en VR et en ciné-concerts

Le 14 novembre, les festivaliers découvriront le résultat d’un travail mené par
 des étudiants français et allemands les jours précédents : le “marathon VR pour 
la paix”, sur le thème de la Grande Guerre. Il s’agit pour les jeunes, encadrés par 
des professionnels, de s’approprier la réalité virtuelle et de concevoir un film dans ce medium encore balbutiant, afin d’en appréhender les possibilités 
et les pièges. Un exercice pour 
le cinéma de demain en 
questionnant les horreurs d’hier. 
La Grande Guerre est également 
présente dans la sélection,
 avec les projections en 
ciné-concerts de Clemenceau,
 d’Henri Diamant-Berger (1927),
 le 11 novembre, à 18h, et du
 pamphlet épique et pacifiste
 d’Abel Gance, J’accuse ! (1919,
 photo), le 15 novembre, à 20h.

« Toujours plus de partage » 4 © D. R.

 

// Kahlo et Rivera, photos d’un couple

Chemin de traverse. L’exposition accompagnant
 le Festival à la Maison de la culture délaisse cette année le cinéma pour se focaliser sur le couple de peintres Frida Kahlo et Diego Rivera, compagnons pendant vingt-cinq ans, 
en parallèle de 
la programmation mexicaine.
 Deux figures artistiques et politiques aux vies mouvementées, ici résumées 
dans l’intimité 
en 35 clichés 
de différents photographes.

« Toujours plus de partage » 5 © D. R.