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Des fans de Star Wars, il y en a beaucoup. Mais peu, comme Laurent Devendeville, construisent des droïdes fonctionnels. Les siens débarquent au Gaumont les 21 et 22 décembre pour la sortie de l’épisode IX.

Un droïde dans le moteur © Laurent Rousselin - Amiens Métropole

18.12.2019

JDA 933

Pas de doute. Chez Laurent Devendeville, on aime Star Wars. DVD, affiches, statuettes ou sabres laser le prouvent. « Je ne mets pas tout au même endroit, cela doit rester une maison ! » Du Star Wars, il y en a à tous les étages du pavillon longacoissien de ce quadra tombé progressivement dans l’univers de George Lucas. « J’ai commencé à collectionner adulte. » En laissant jouets et figurines de côté. Puis il s’est mis à “customiser” des pièces. Les retoucher, les améliorer : « Cela fait dresser les cheveux. Quand on customise un objet à 500 ¤, il ne faut pas se rater ! ». Un premier pas vers la création. Et vers la passion, propagée à ses proches.

 

L’ÂME DU BUILDER
Ses pièces les plus rares ? « Mes robots ! Ils ne sont pas rares : ils sont uniques. » Car Laurent Devendeville est un “builder”, un constructeur de droïdes. Il a même importé dans l’Hexagone le R2-D2 builders club en 2012, dont il est le secrétaire France – et interlocuteur à l’international. Ses droïdes, nés de centaines de soirées passées à étudier, dessiner et construire, sont à taille réelle, sonorisés et bougent par radiocommande. Comme les “vrais”, ou presque : « On ne peut pas dire “c’est la réplique exacte”, car ils utilisent différents robots. Quand R2-D2 est jeté dans le marais, c’est juste de la résine, par exemple ». Logique.

 

DEUX R2, UNE CONSÉCRATION
Laurent Devendeville, arrivé dans l’Amiénois en 2002 en tant qu’informaticien, a fait deux droïdes en aluminium. L’un pèse 65 kilos, l’autre 85. Un R2-M5 (R2 rouge qui apparaît dans l’épisode I) et un R2-D2. Il pourra à terme « passer de deux à trois jambes ». Sacrée complication… Tous deux sont assurés. « Mais pas à leur juste valeur. Quand j’en parle aux assureurs, ils me regardent bizarrement. » Pourtant, en novembre 2015, juste avant l’épisode VII, Lucasfilm le sollicite pour un événement parisien aux Galeries Lafayette. S’ensuit une soirée à Disneyland. Puis, en avril 2016, son R2-M5 est décortiqué par Le Journal de Mickey. Car les enfants adorent ça : « Les voir discuter avec les robots, c’est fabuleux. Même les adultes s’y laissent prendre ! J’aime partager un peu de magie ». Ce qu’il fait régulièrement au CHU, en pédiatrie, avec l’association La 80ème Force. Car le nerf de la guerre interstellaire est le partage. Chez les builders, il y a des informaticiens, des mécaniciens, des menuisiers, des fondeurs, des ingénieurs… « La communauté est fantastique. Seul, on ne ferait rien. » Le club échange les bons plans. Y compris avec Lucasfilm. « Ils ont mis des archives à notre disposition. Inversement, le staff de J.J. Abrams (réalisateur des épisodes VII et IX, ndlr) a débauché des builders sur un salon. »

 

EN FORCE AU GAUMONT
Reste qu’il faut parfois observer. Laurent Devendeville vient ainsi de fabriquer un petit modèle de D-0, robot blanc et vert apparu dans la bande-annonce de l’épisode IX. Que fera-t-il dans le film ? « Je le saurai le jour de la sortie » : ce 18 décembre, le builder est au Gaumont. Puis reviendra le 21, de 10h à 22h, et le 22, de 10h à 19h, pour des animations avec des amis de son club et d’autres associations. Une habitude. « Mon premier robot va fêter ses 7 ans et il cumule une centaine d’événements. » Mais le plaisir perdure. Comme la saga Star Wars.

//Jean-Christophe Fouquet