Votre navigateur est obsolète!

Mettez à jour votre navigateur pour afficher correctement ce site Web. Mettre à jour maintenant

×

La pollution numérique est bien concrète et liée à nos usages. Les archives municipales nous livrent leurs conseils pour alléger cette empreinte carbone.

Un nettoyage cyber important © Getty Images
Le numérique mondial, c’est 4,1 milliards d’utilisateurs, 34 milliards d’appareils et 4% des émissions de gaz à effet de serre.
© Getty Images

16.12.2020

JDA 966

Aujourd’hui, 4 % des émissions de gaz à effet de serre sont engendrés par le numérique mondial. Une pollution accrue par la crise sanitaire, forcément. La moitié des émissions de CO2 de ce secteur sont dues à notre utilisation d’Internet. L’autre moitié à la fabrication (ressources naturelles, transport…) et à la destruction de nos équipements. L’Ademe, l’Agence nationale pour la transition énergétique, annonce que cette empreinte carbone – équivalente à celle d’un septième continent – pourrait être multipliée par deux d’ici 2025. Le streaming vidéo représente à lui seul 60% du flux de données et 300 millions de tonnes de CO2 par an. Mais il existe des gestes simples (lire encadré) pour réduire cet impact qui n’a rien de virtuel. Aux Archives municipales et communautaires d’Amiens, on pratique la dématérialisation mais pas sans précautions. Pour Julie Maurice, gestionnaire de l’information numérique, « il faut déconstruire les idées reçues et le mythe du zéro papier soi-disant plus écolo ».

 

80 % DES E-MAILS JAMAIS OUVERTS
Anecdote pesante : 10 milliards d’e-mails sont envoyés par heure, l’équivalent de 4 000 allers-retours Paris-New-York en avion, mais 80% ne sont jamais ouverts ! Pendant le premier confinement, les archivistes partageaient sur Facebook leurs conseils pour conserver et trier nos documents (exit les doublons, les photos inutiles…) et tendre vers la sobriété numérique en vidant nos messageries, nos serveurs ou en limitant le stockage sur le Cloud. «Malgré son nom, ce nuage (cloud en anglais, ndlr) n’est pas léger et a des répercussions sur les data centers, très énergivores. » Alors on se met au nettoyage numérique, « une pratique peu chronophage si on la fait régulièrement ».

//Coline Bergeon

 

10 conseils d’hygiène numérique

• Stocker sur le Cloud avec modération.

• Privilégier le téléphone au courriel.

• Limiter les destinataires et les pièces jointes (compresser les fichiers ou insérer des liens).

• Se désabonner des newsletters inutiles. Vider sa boîte (spams, corbeille…).

• Préférer le téléchargement au streaming, les réunions audios aux visio.

• Taper des mots précis dans le moteur de recherche.

• Se connecter au Wifi ou au réseau filaire plutôt qu’à la 4G.

• Désactiver les téléchargements, lectures et mises à jour automatiques.

• Fermer les pages et onglets inutilisés pour éviter à l’ordinateur de ramer.

• Utiliser ses appareils jusqu’au bout, les faire réparer, acheter des équipements reconditionnés.