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"Une agglomération qui protège" © Laurent Rousselin

20.07.2020

Contexte inédit. Cadre inédit. C’est au gymnase du Coliseum que s’est déroulé, jeudi 9 juillet, le conseil d’Amiens Métropole réunissant les 96 conseillers communautaires nouvellement élus. Comme le veut la tradition, le doyen de l’assemblée a ouvert la séance. La charge incombait à Claude Vitry, le maire de Poulainville, qui a invité chaque conseiller « à oublier l’agressivité de la campagne et à retrouver la sérénité pour se consacrer au travail ». Alain Gest, colistier de Brigitte Fouré, réélue maire d’Amiens lors du conseil municipal d’installation du 3 juillet, a été reconduit dans ses fonctions de président d’Amiens Métropole, obtenant 81 voix face à Julien Pradat, la tête de la liste Amiens c’est l’tien (9 voix).

« 39 COMMUNES RASSEMBLÉES »

Les 96 conseillers communautaires ont ensuite procédé à l’élection des vice-présidents (lire p. 5). Sur ces quinze délégations, sept reviennent à des représentants des communes de l’agglomération : Patrick Desseaux, maire de Thézy-Glimont, Jean-Claude Renaux, maire de Camon, Anne Pinon, maire de Dury, Guy Penaud, maire de Glisy, Éric Guéant, maire de Blangy-Tronville, Georges Dufour, maire de Saveuse, et Éric Maquet, 2e adjoint au maire de Longueau. Une équipe en grande partie renouvelée avec laquelle Alain Gest entend « poursuivre le réveil de l’agglomération entamée il y a six ans », comme il l’a annoncé dans son discours de remerciements. « La Métropole est le lieu où s’accomplit le destin des 39 communes rassemblées pour dessiner l’horizon de demain. »

« UNE POLITIQUE AMBITIEUSE »

Rappelant les combats menés lors du précédent mandat après la perte du titre de capitale régionale et la baisse des dotations de l’État (70 millions de recettes), Alain Gest a exhorté les conseillers à rester unis pour répondre aux attentes des habitants et à « mener une politique ambitieuse pour l’emploi, la culture ou le sport, l’environnement ou l’université afin de conforter l’attractivité et le rayonnement de notre territoire ». Il a aussi abordé la crise sanitaire et ses futures conséquences économiques : « Devant nous se dresse le défi immense de la relance [...] Notre plan est prêt (lire aussi p. 7 et p. 13, ndlr) ». Inscrits sur sa feuille de route également : la concrétisation du barreau TGV Amiens-Roissy, la poursuite du programme de renouvellement urbain, « la mue inédite » du quartier de la gare, la rénovation de la bibliothèque Louis-Aragon, le soutien au tissu associatif nécessaire au vivre ensemble…

« BIENVEILLANCE ENVERS LES FRAGILES »

Les récentes agressions de pompiers, chauffeurs de bus, soignants, « tous ceux que l’on applaudissait encore il y a quelques jours », ont amené Alain Gest à évoquer la fragilité de notre société menacée de « désagrégation ». Puis de conclure : « La crise ne signifie pas la résignation mais nous invite à faire un choix. Elle nous invite, comme un signe de civilisation, à faire preuve de bienveillance envers les plus fragiles. Elle nous enjoint à nous relever. À faire d’Amiens Métropole, une agglomération apaisée qui nous protège, une agglomération grandeur nature où l’on se sent bien, une agglomération où l’on vit bien, une agglomération dont on est fier ».

//Coline Bergeon