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Depuis presque trente ans, Bertrand Sachy et sa fidèle machine à coudre Bernina habillent les comédiens. Pour des rôles sur mesure. 

Une passion cousue main  © Laurent Rousselin - Amiens Métropole
« Je me souviens de chaque détail de mon premier costume. Un perroquet. J’étais très fier »
© Laurent Rousselin - Amiens Métropole

01.07.2015

JDA 765

Costumier attitré de nombreuses compagnies amiénoises, habilleur à la Maison de la culture, responsable des ateliers couture au Centre culturel Jacques-Tati... À 48 ans, Bertrand Sachy connaît son métier. Et pour cause : un arrière-grand-père tailleur, une grand-mère et une tante couturières. Pour cet Amiénois, la route semblait toute tracée : « Après un bac littéraire, j’ai fait un BTS industrie de l’habillement au lycée Édouard-Gand. Deux années très formatrices », témoigne ce père de famille. Lui revient en mémoire son stage chez Lee Cooper alors à Rivery, où il découvre les cadences infernales des chaînes de confection. Cette expérience lui confirme que cette voie n’est pas la sienne. Son BTS en poche, il passe un an aux beaux-arts d’Amiens à peaufiner sa passion pour le dessin. Et frappe à la porte du Carquois, compagnie de théâtre emblématique, alors dirigée par Jacques Labarrière.

 

L’AMOUR DES COULISSES

« Tri de matériel, flyers, costumes... j’ai fait un peu de tout mais j’ai surtout beaucoup appris. » C’est pour la pièce Citoyen Lafleur qu’il confectionne son premier costume : un perroquet. « Je me souviens de chaque détail. J’étais très fier ». Après deux ans avec la troupe, il se lance en tant qu’indépendant. Dès lors, les projets se suivent et ne se ressemblent pas. Sa démarche, elle, reste, inchangée. « Tout débute par une discussion avec le metteur en scène. Pour Don Juan, la dernière création de la compagnie Les Gosses, Karine Dedeurwaerder songeait à un road movie. J’ai proposé des costumes esprit far west », sourit-il. Arrive ensuite le temps de l’élaboration : dessins, couleurs, matières... « J’achète les tissus, je couds les costumes. Je fais tout de A à Z jusqu’aux essayages. » Quand on lui demande s’il aimerait fouler les planches, sa réponse est sans détour. « La scène ne m’attire pas. J’aime l’adrénaline des coulisses. Je ne changerais ma place pour rien au monde ». Voilà qui est dit !

//Stéphanie Bescond