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Huit ans après son dernier opus salué par la critique, Vadim Vernay revient sur le devant de la scène avec un troisième album à son image : sensible et élégant. 

Vadim Vernay trouve sa voix  © Laurent Rousselin - Amiens Métropole

22.04.2015

JDA 756

Musicien, compositeur, performeur et désormais chanteur. Avec It will be dark when we get there, le virtuose amiénois de l'électro, Vadim Vernay, change les règles du jeu. « J'avais envie d’être au plus près du public, en communication plus directe avec lui. La voix me semblait idéale pour cela », révèle l’artiste. Avec ce troisième album, les machines cèdent la place à la voix et aux instruments. L'occasion pour le trentenaire de renouer avec la batterie qu'il a pratiquée pendant près de vingt ans. « J'ai commencé très jeune avec cet instrument. Je me souviens de mes premiers cours à Musique en Herbe à Amiens », évoque Vadim Vernay. S'il s'essaye à différents styles musicaux – rock, hip-hop, free-jazz... –, il succombe comme beaucoup à la vague trip hop domptée par Portishead, Tricky ou encore Massive Attack. Vers la fin des années 90, il troque donc ses baguettes contre samples et ordinateurs. « J'ai mis du temps avant de redécouvrir la techno, la house, les avant-gardistes de la musique expérimentale », poursuit-il.

 

ROAD MOVIE MUSICAL

Son premier album For other tracks voit le jour en 2004 grâce au label La Mais°n créé pour l'occasion. « Spécialisée dans les musiques électroniques, cette association est à la fois une structure de production, de promotion et de diffusion, mais aussi un relais pour soutenir et informer la jeune création », explique Vadim Vernay, également administrateur du label. Basée à Saleux, La Mais°n édite aujourd'hui les projets de Jî Mob, du trio Paradox ou encore d’Eleanor Shine. C'est en 2007 qu'il sort Myosotis salué par la critique et le public. « Après ce second album, j'ai eu trois années de résidence au Batofar à Paris où j'ai réalisé de nombreuses performances sonores. » Mais les lumières de la capitale n'ont pas ébloui le jeune Picard qui a préféré s'installer à Taisnil, petit village à 15 km d'Amiens. La longue gestation de son dernier opus dure alors cinq ans. À la clé, un album conçu comme la bande originale d’un road movie : « Lorsque je composais, j'avais souvent en tête des images des films Sailor et Lula et Paris, Texas ». À l'écoute de It will be dark when we get there, dans les bacs le 27 avril, on se laisse emporter par cette voix toujours sur le fil, d’où s’échappe un spleen baudelairien...

//Stéphanie Bescond

 

Vadim Vernay


En concert le 28 mai à la Lune des pirates et le 11 juillet au festival Les Esserres (Oise).