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Elles affichent la couleur

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Cité Carter, le Safran et le Ciné St-Leu illuminent celles qu’on voit peu. Du 16 au 22 novembre, Blkfem met la femme noire au centre de la scène et les préjugés au placard.

Elles affichent la couleur 1 © Seka
Nao, qui compte à terme pousser la porte d’un studio d’enregistrement, jouera le 16 novembre à Cité Carter avec Dismood (photo), collectif funk-soul dont elle fait partie, en première partie de la Canadienne Sate.
© Seka

14.11.2018

JDA 893

Célébrer les femmes noires et combattre les inégalités. À quelques jours de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes – qui sont aussi physiques que psychologiques, économiques... – Cité Carter, le Safran et le Ciné St-Leu donnent la parole à des artistes noires rassemblées pour BLKFEM. Cette programmation éclectique accueille des chanteuses, notamment Sandra Nkaké et Mélissa Laveaux, la plasticienne Maya Mihindou qui exposera Les Corps traversés, la chorégraphe britannique Dorothée Munyaneza (lire encadré) et la réalisatrice Amandine Gay. Son documentaire, Ouvrir la voix, lève le voile sur cette “double peine” – être femme et noire – que vivent les « afrodescendantes » ou « afropéennes ». Aux côtés de ces artistes confirmées, l’Amiénoise de 22 ans Nao, accompagnée par Cité Carter, fera aussi entendre sa voix. Née à Chauny d’un père ivoirien et d’une mère togolaise, la jeune étudiante en psychologie s’est laissée happer par « la belle aventure de l’écriture ».

LA MUSIQUE 
POUR SE CONNAÎTRE

Avec sa guitare, Naomi a troqué les reprises pour des musiques et textes personnels. « Je parle de ma condition de femme noire qui a grandi en France et à qui on répète qu’elle n’est pas chez elle alors que je n’ai jamais mis un pied en Afrique, affirme-t-elle. C’est compliqué d’évoluer dans ce contexte. Mais la musique permet de se connaître. J’aimerais donner une autre image des enfants d’immigrés... » Nao, qui compte à terme pousser la porte d’un studio d’enregistrement, jouera le 16 novembre à Cité Carter avec Dismood (photo), collectif funk-soul dont elle fait partie, en première partie de la Canadienne Sate. On la retrouvera en solo trois jours plus tard au Safran où elle interprétera ses compositions en ouverture du concert BLKFEM qui réunira Sandra Nkaké, Mélissa Laveaux et Gasandji. Deux soirées intégrées au festival Haute Fréquence.

//Coline Bergeon

 

Agena ou la culture pour toutes

Le Safran inaugure un service de baby-sitting sur deux représentations (The Alchemy 
of Words, le 19 décembre, et Sur la route de Poucet, le 13 mars). Encadré par Agena, il permet aux familles de voir un spectacle en confiant les plus jeunes de leurs enfants à des assistantes maternelles (5 € par enfant et 2 € pour les bénéficiaires des minima sociaux). L’association Agena, qui lutte au quotidien contre les violences faites aux femmes, bénéficiera par
 ailleurs d’une action culturelle à destination des membres de sa chorale lors du festival Haute Fréquence, le 21 novembre. Ces chanteuses seront encadrées par l’artiste gospel et soul Lisa Spada le temps d’une master class. Un coaching vocal pour retrouver sa voie.

 

Hommage et dignité

Le Safran a intégré BLKFEM dans Safran’Chir. Ce temps fort qui prône l’ouverture aux autres se décline à partir du 15 novembre. Parmi les rendez-vous, 
la projection d’un extrait de L’Homme qui répare les femmes de Thierry Michel, le
 23 novembre, à 18h. Ce documentaire rend hommage au prix Nobel de la paix 2018, Denis Mukwege. Menacé de mort dans son pays, ce médecin est connu pour réparer l’intégrité physique autant que la dignité des femmes violées en République démocratique du Congo. Cette projection, suivie d’un débat, fait écho au spectacle Unwanted de Dorothée Munyaneza (photo) joué le 22 novembre, à 20h30, qui aborde la question du viol chez les rescapées du génocide des Tutsi au Rwanda.

Elles affichent la couleur 2 © Kyle Johnson

© Kyle Johnson

 

LE PROGRAMME

• Le 16 novembre, à 20h30

Concert de Sate et Dismood à Cité Carter.

• Le 18 novembre, de 14h à 16h

Ateliers gratuits (masques pour les enfants avec Maya Mihindou, rencontre femmes et musique avec Mélissa Laveaux et atelier vocal pour les femmes avec Sandra Nkaké), au Safran et Cité Carter. Réservation obligatoire.

• Le 19 novembre, à 20h

Concert BLKFEM et Nao au Safran.

• Le 20 novembre, à 20h

Ouvrir la voix au Ciné St-Leu.

• Le 22 novembre, à 19h30

Unwanted au Safran.

• Du 17 novembre au 23 décembre

Exposition Les Corps traversés au Safran et à Cité Carter.

 

Le Safran (03 22 69 66 00) et Cité Carter (03 22 52 00 97) : 3, rue Georges-Guynemer

Le Ciné St-Leu (03 22 91 61 23) :
 33, rue Vanmarcke