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Elle peut verbaliser depuis octobre. Mais sa première arme reste le dialogue. La brigade verte défend la qualité du cadre de vie. En ligne de mire : déjections canines, poubelles non rentrées et dépôts sauvages. 

Justiciers de la propreté  © Laurent Rousselin-Amiens Métropole
Les cinq brigadiers sont sur le terrain de 6h à 21h, en binôme (équipes du matin et du soir) voire à trois.
© Laurent Rousselin-Amiens Métropole

21.11.2018

JDA 894

Au sein de la police municipale d’Amiens, cinq agents pas comme les autres ont fait leur apparition au 1er août. Pendant deux mois, ils ont sillonné la ville, sont allés à la rencontre des habitants. Pourquoi ? Pour discuter. Informer et former aux bonnes pratiques, celles du respect de la voie publique. Et repérer les endroits à problèmes, ceux où l’on trouve le plus de déjections canines, de dépôts sauvages d’ordures et de poubelles non rentrées. Tels sont les chevaux de bataille des agents de la brigade verte. Depuis le mois d’octobre, ces derniers peuvent également verbaliser (lire encadré). « Mais ils ne le font qu’en cas de dialogue impossible avec les personnes récalcitrantes qui refusent de se conformer aux bons usages, précise Stéphanie Lugrin, à la tête de la police municipale. Le plus souvent, ils essaient de convaincre les gens, ils distribuent même des sacs pour ramasser les déjections. »

POUR ET AVEC LES HABITANTS

Les cinq brigadiers sont sur le terrain de 6h à 21h, en binôme (équipes du matin et du soir) voire à trois, le cinquième agent se calant sur les horaires classiques pour renforcer les équipes aux heures les plus intenses. Dans le dialogue avant tout, ils écoutent les remontées des habitants : « Grâce aux réunions, aux comités de quartier, tous les administrés sont acteurs de la propreté », rappelle Stéphanie Lugrin. De quoi devenir un expert en géographie amiénoise, à l’image de Jonathan, 25 ans, l’un des brigadiers verts. Venu de la collecte des déchets, il connaît sa ville. Et aime ses habitants : « Je suis assez sociable, c’est pourquoi j’ai choisi ce métier. Tout le monde est content de nous voir. Les Amiénois veulent que leur ville soit propre ».

À PIED, À VÉLO OU EN VOITURE

Les brigadiers se déplacent à pied, à vélo ou en voiture. Et sont tout le temps dehors : « J’aime bien bouger, prendre l’air, avoue Jonathan, heureux d’aider à améliorer le cadre de vie de tous. C’était la condition sine qua non pour ce poste ! » Et même quand il faut aborder les gens en flagrant délit d’indélicatesse, cela se passe généralement plutôt bien : « Ils comprennent, acceptent ». Bien sûr, les agents de la brigade ne sont pas isolés. Outre les habitants eux-mêmes, ils travaillent avec d’autres services d’Amiens Métropole : la collecte des déchets, les mairies de secteur, etc. « C’est une nouvelle composante du plan propreté », rappelle Stéphanie Lugrin. Et un nouveau pas vers le bien vivre ensemble.

//Jean-Christophe Fouquet

 

Allô propreté : 0 805 804 368 (gratuit depuis un poste fixe)

 

Incivilités : ce qu’elles peuvent coûter

En octobre, 76 dépôts sauvages ont engendré des verbalisations. Pour rappel, il est aussi interdit de ne pas ramasser 
les déjections de son chien et de laisser 
sa poubelle dehors plus de vingt-quatre heures. Voici le montant des verbalisations : 68 € pour les déjections canines et jusqu’à 150 € pour les poubelles et 450 € pour le dépôt sauvage.