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La construction passe au vert

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FAIRE BÂTIR SA MAISON EN ATELIER ET LA DÉCOUVRIR MONTÉE DANS SON JARDIN EN UNE JOURNÉE
OU ISOLER SON LOGEMENT EN PLAQUANT DES PANNEAUX SUR LES FAÇADES ET LE TOIT… LES SOLUTIONS
ÉCOLOS POUR RENDRE NOS HABITATIONS MOINS ÉNERGIVORES FLEURISSENT. VISITES GUIDÉES.

La construction passe au vert © Amiens Métropole
Murs épais, petites fenêtres au nord, grandes au sud et toutes équipées du triple vitrage.

04.07.2018

JDA 884

PASSIVE MAIS ACTIVE POUR LA PLANÈTE

Voir son logis arriver en kit par convoi exceptionnel et assister à son montage dans la journée. C’est l’expérience « émouvante » qu’ont vécue Marianne et Bruno, il y a six ans. Nichée à Saint-Maurice, dans un ancien verger, leur maison passive – montée en atelier pendant trois semaines par un constructeur de Seine-Maritime – et entièrement dessinée par leurs soins est une rareté dans le paysage français. Seulement 250 dans l’Hexagone, deux à Amiens. Le label Maison passive, né en Allemagne, y est dans certains Länder devenu obligatoire pour les nouvelles constructions. Avoir un logement non énergivore : une solution d’avenir pour la planète. Car ce label exige de dépenser moins de 15 kWh par m2 et par an pour se chauffer. « Pour une maison amiénoise, c’est en moyenne 100 kWh par m2 », compare Marianne. Et l’investissement, pas si élevé – « 2 000 € le m2 plomberie et électricité comprises » –, en vaut la chandelle. Pour leur 120 m2, ce couple, qui a aussi installé une cuve de récupération d’eau de pluie pour alimenter les toilettes et le lave-linge, dépense moins de 650 € de charges (électricité, gaz, eau et granulés pour le poêle d’appoint) par an. En effet, le critère numéro un d’une maison passive, c’est son étanchéité, du sol au plafond. Le deuxième, c’est son orientation. Au sud, les grandes surfaces vitrées captent la chaleur du soleil, qui chauffe aussi le sol du logement. Au nord, les fenêtres sont petites et ne s’ouvrent pas. Toute l’année la température y est de 21 °C. L’installation d’une VMC double flux est bien sûr obligatoire, « pour ne pas moisir », plaisante Marianne. « J’avais des a priori sur ces maisons avant d’en visiter. Je les pensais sombres et peu judicieuses en Picardie. Mais pas du tout. Il faut développer ce genre de construction. » Et encourager ces logements individuels ou collectifs passifs et qui ne seraient pas forcément tout en bois, comme la maison de Marianne et Bruno qui ouvrent par ailleurs volontiers leurs portes aux curieux. Car il y a « d’autres matériaux » pour entrer dans la douceur de vivre.

LONGUEAU : RÉNOVATION À ÉNERGIE ZÉRO !

Transformer douze pavillons HLM construits par ICF Habitat, le bailleur de la SNCF, dans les années 60 en logements autonomes en énergie. Ce chantier rue du Maréchal- Joffre à Longueau n’est que le deuxième en France après celui mené à Hem, près de Lille, en février dernier. « C’est un projet ambitieux et spectaculaire », souligne Colette Finet, maire de Longueau. Ce projet européen E=0, né aux Pays-Bas en 2013, est réalisé par EnergieSprong. Le concept consiste à plaquer des façades isolantes ainsi qu’une toiture de panneaux solaires sur le bâti existant. Le tout est fabriqué en usine et assemblé sur place. Des équipements technologiques tels qu’un onduleur photovoltaïque et une pompe à chaleur complètent la rénovation. « Nous avons trouvé en EnergieSprong un nouveau standard pour la réhabilitation, indique Christine Richard, directrice générale d’ICF Habitat. Faisant également baisser le coût de l’investissement, les délais de chantier, les nuisances pour les locataires… » Michèle Pappalardo, directrice de cabinet du ministre de la Transition énergétique et solidaire, se dit « frappée par la simplicité de la méthode ». Simple mais surtout rapide et efficace.

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