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Le temps des monstres humains

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Vincent Dedienne est le héros tragique d’Ervart ou les Derniers Jours de Frédéric Nietzsche. Créée cet été, la comédie brouille les frontières entre réalité et imagination. 

Le temps des monstres humains  © Benjamin Chelly
Vincent Dedienne, Molière de l’humour en 2017, passe ici du côté obscur du rire.
© Benjamin Chelly

10.10.2018

JDA 890

Ervart ou les Derniers Jours de Frédéric Nietzsche évoque autant la folie d’un homme que l’hallucination collective de l’expérience théâtrale. Le comédien et humoriste Vincent Dedienne, dans le rôle-titre, y campe un mari jaloux maladif qui se laisse envahir par la paranoïa et le désir de violence. Même le “psychanalyste-citationniste” supposé le soigner en perd les pédales. C’est ici que la pièce d’Hervé Blutsch, écrite en 2002, tourne à la tragicomédie. Les personnages vivant dans la tête du héros en crise apparaissent sous nos yeux, telles des figures sorties d’un cauchemar qui n’est pas le nôtre. Dans ce « défilé de monstres », comme le décrit le metteur en scène Laurent Fréchuret, gravitent autour d’Ervart un agent zoophile des services secrets, une comédienne au chômage qui accepte de jouer une prostituée, une troupe d’acteurs anglais perdus, ou encore Frédéric Nietzsche lui-même...

FARCE FANTASTIQUE

Sur un plateau presque nu, huit comédiens évoluent aux côtés de Dedienne pour incarner cette farce contemporaine, fantastique et grotesque. Derrière laquelle on devine les influences de l’auteur, entre Lewis Carroll et les Monty Python. Si le rire est une arme qui dérange, Ervart en définit les rouages à l’aune de la moralité et des tabous.

//Candice Cazé

 

Ervart ou les Derniers Jours 
de Frédéric Nietzsche,
 le 17 octobre, à 19h30 (rencontre avec les artistes à l’issue de
la représentation), et les 18 et 19, à 20h30, à la Comédie de Picardie – 03 22 22 20 20