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Les décors originels du Musée exhumés

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Au Musée de Picardie, des décors peints remontant à sa construction, entre 1855 et 1867, ont été mis à jour. Les motifs floraux de la rotonde de l’impératrice sont exceptionnels.

Les décors originels du Musée exhumés © Laurent Rousselin-Amiens Métropole
Et c’est à la lumière du jour, qui perce à nouveau à travers les baies vitrées du premier étage, que ses décors d’origine se révèlent.
© Laurent Rousselin-Amiens Métropole

18.04.2018

JDA 875

La restauration du Musée de Picardie, qui se poursuit jusqu’à l’automne 2019, apporte son lot de surprises. Et c’est à la lumière du jour, qui perce à nouveau à travers les baies vitrées du premier étage, que ses décors d’origine se révèlent. Sous plusieurs couches de peinture d’époques différentes, sur la corniche du salon Luzarches (photo), l’atelier Mériguet-Carrere a dégagé un fond rouge décoré d’arabesques aux motifs floraux. « La finesse et le jeu des nuances sont remarquables, témoigne Laure Dalon, directrice des musées d’Amiens Métropole. Nous avons un décor composé d’arabesques rouges et roses dans le salon Dumont et des arabesques bleues dans le salon Barni. Le projet de restauration du Musée va s’adapter à ces découvertes. »

DES SONDAGES MINUTIEUX

La plus spectaculaire se situe dans la rotonde de l’Impératrice. « Un riche décor de motifs floraux à la grecque du Second Empire a été révélé, poursuit Laure Dalon. Quatre autres motifs floraux dorés sur fond bleu nuit habillent les boiseries. Les archives du Musée nous permettront de retrouver l’histoire de ces décors adaptés au contexte du patronage impérial par Arthur-Stanislas Diet, l’architecte de l’époque. » Ces découvertes exceptionnelles ont été dévoilées grâce à une méthode consistant à ouvrir de petites fenêtres ciblées ou aléatoires sur les murs et plafonds. Les peintures y sont chirurgicalement enlevées pour laisser apparaître la première couche. Du grand art.

//Ingrid Lemaire