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Lumières d’une paix retrouvée

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En novembre 1918, après quatre années d’obscurité, Amiens revit. Une paix célébrée en lumière cent ans après. 

Lumières d’une paix retrouvée 1 © Archives municipales et communautaires d'Amiens
La visite à Amiens du président de la République Raymond Poincaré le 13 juillet 1919.
© Archives municipales et communautaires d'Amiens

07.11.2018

JDA 892

Le 11 novembre 1918, 11 heures. Partout en France, les cloches retentissent. Le cessez-le-feu est officiel. L’armistice a été signé six heures plus tôt en forêt de Compiègne. À Amiens, après les bombardements allemands en mars de l’opération Michael (qui visait notamment à prendre la ville, sans succès), la population danse dans les rues. Elle avait reçu l’ordre d’évacuer le 18 avril – il y eut des réfractaires, et des victimes. Après la contre-offensive d’août, les Amiénois avaient retrouvé plus ou moins leurs pénates : sur 27 000 maisons, 8 000 ont été touchées, 1 500 détruites. Les rues commerçantes du centre-ville étaient les plus endommagées, en témoigne l’actuelle rue Ernest-Cauvin, produit de la reconstruction. Le Cirque, le Musée de Picardie ou la préfecture avaient également subi des dégâts. Mais la ville restait relativement épargnée. Bilan des pertes civiles suite aux bombardements de 1918 : 53 hommes, 30 femmes, 5 enfants. Et 140 blessés.

DÉFILÉ AUX LAMPIONS

Au soir du 11 novembre, la célébration de la paix continue, comme l’écrit Albert Chatelle dans Amiens pendant la Grande Guerre : « À la nuit tombante, l’hôtel de ville arbore une douzaine de lanternes vénitiennes et la préfecture une dizaine. Des Anglais en accrochent en haut de l’horloge de la place Gambetta. Les projecteurs de la DCA (défense contre l’aviation, ndlr) promènent leurs faisceaux lumineux dans les cieux ». C’est à cet événement qu’Amiens Métropole rend hommage cent ans plus tard, le 10 novembre 2018, dans sa programmation Aux lendemains : après An Zukunft, le concert gratuit à Notre-Dame donné par l’ensemble Sequenza 9.3, le chœur de l’armée française et le chœur de chambre du Québec, tout le monde peut participer à un défilé illuminé dans les rues de la ville.

PHOTOPHORES AUX FENÊTRES

Ce parcours en cinq étapes animées d’interventions musicales et poétiques, de 22h à minuit, s’achèvera par une visite du beffroi. Environ 200 lampions seront distribués aux premiers arrivés. Ceux qui préfèrent rester chez eux sont invités à fabriquer leurs propres photophores et à les poser sur leurs fenêtres afin d’éclairer la ville de messages de paix. Une paix malheureusement précaire : le 28 juin 1919, le traité de Versailles était signé, suivi des visites à Amiens de Raymond Poincaré (président de la République) et Georges Clemenceau (ministre de la Guerre). Un traité lourd de conséquences.

//Jean-Christophe Fouquet

Amiens, une ville en paix : défilé aux lampions, le 10 novembre, à 22h


Départ du parvis de la cathédrale

 

LE SANG DES INNOCENTS

L’ombre de la Grande Guerre plane toujours. Un groupe de jeunes a planché sur le sujet les 20 et 27 octobre à la médiathèque de Cardonnette avec l’artiste amiénoise Aurélie Tétart. Ensemble, ils ont créé un film d’ombres à la manière de Lotte Reiniger. Nommé Ombres de guerre, ce projet fait suite à une œuvre d’Aurélie Tétart, Nous avions 20 ans, postée sur Youtube par le conseil départemental de la Somme à l’occasion du centenaire. Une errance tragique de deux soldats parmi les ruines et la mort (photo). Avec ces ateliers, les participants ont pu « s’approprier cet événement historique », explique l’artiste, qui a déjà mené plusieurs actions de ce type, notamment à la bibliothèque Édouard-David. « Certains jeunes n’avaient jamais entendu parler de la guerre », confie-t-elle. Autant aborder le thème de façon créative. Ce travail sera restitué le 11 novembre, à 10h45, à la médiathèque, après la cérémonie au monument aux morts.

Lumières d’une paix retrouvée 2 © Aurélie Tétart

 

 

SALOUËL HONORE LES AILES BRISÉES

Le second lieutenant Perry et son mécanicien Parfitt. Ces soldats des Royal Flying
 Corps de 21 et 23 ans furent 
les deux premières victimes britanniques de la Grande Guerre en France : leur avion s’est abîmé à Salouël, au lieu-dit de la Croix-Jourdain, le 16 août 1914. Le 10 novembre, à 10h30, la commune leur rend hommage en inaugurant une stèle sur le rond-point 
au croisement de la rue Bernard-Risbourg et de l’avenue de la Croix-Jourdain. Rond-point qui portera désormais leurs noms. 
Une cérémonie prolongée en musique place de la mairie.
 Par ailleurs, la commune présente jusqu’au 12 novembre deux expositions. Sans oublier la pièce L’Ennemi par 
la compagnie Art Tout Chaud le 9 novembre, à 19h (réservation auprès de la mairie).

 

UNE TOMBE, UNE FLEUR

En 1914, ils partirent la fleur au fusil. Ils revinrent blessés, gueules cassées. Ou ne revinrent pas. Dans la Somme, où sont tombés 440 000 soldats de toutes nationalités, une vaste opération de fleurissement des cimetières militaires est menée du 8 au
 11 novembre. Chacun est invité par le Département à leur rendre hommage dans l’un des 318 cimetières militaires samariens, à raison d’une fleur par tombe – ou sur un monument aux morts. Un coquelicot pour les soldats du Commonwealth ? Un bleuet pour les Français ? On peut aussi opter pour un rameau d’olivier (symbole de paix), une pensée blanche (respect) ou bien sûr
 un chrysanthème. L’occasion de visiter la quinzaine de cimetières d’Amiens Métropole où reposent des soldats, dont celui de Saint- Pierre (photo) et ses 3 440 tombes. Pour honorer chaque victime.

Lumières d’une paix retrouvée 3 © Sébastien Coquille-Amiens Métropole

 

Aux lendemains : le programme

• Le 9 novembre

20h30, auditorium Dutilleux : 1918, L’Homme qui titubait dans la guerre, concert (réservation : 03 22 80 52 63).

• Le 10 novembre

20h30, cathédrale : An Zukunft, concert (réservation : bit.ly/concert-10-novembre).

22h, cathédrale : défilé aux lampions (gratuit).

• Le 11 novembre

9h30, cimetière Saint-Pierre : cérémonie ouverte à tous.

10h55, place Foch : cérémonie ouverte à tous. Passage de relais de la flamme du Soldat inconnu par des collégiens à des écoliers.

15h, salle Louis-Aragon, Camon : La Veillée, théâtre par l’association Farandole (réservation : 03 22 49 30 96).

• Le 16 novembre

18h, bibliothèque Pierre-Garnier, Camon : Femmes de 14, théâtre-lecture (gratuit sur réservation 
au 03 22 97 10 17).

 

ET BRILLENT LES COLOMBES

Chacun est invité à créer un ou plusieurs photophores à poser sur ses fenêtres le soir du 10 novembre. Pour cela, il est conseillé de photocopier l’image ci-dessous, de la coller sur un pot en verre et de faire briller les colombes de la paix grâce à une bougie chauffe-plat.

Lumières d’une paix retrouvée 4