<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" version="2.0"><channel><title>Les actualités (Archives) de la métropole d'Amiens</title><link>https://www.amiens.fr/Actualites</link><language>fr-fr</language><copyright>Copyright (C) 2026 Amiens Métropole</copyright><item><title>Construire un parcours historique autour du patrimoine industriel amiénois
</title><link>https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Les-Archives-municipales-et-communautaires/Conferences/conferences/Construire-un-parcours-historique-autour-du-patrimoine-industriel-amienois</link><description>À l'heure où la France souhaite reconvertir ses friches industrielles, intéressons-nous au riche patrimoine industriel d'Amiens. Ces bâtiments de briques ou de béton armé qui constellent la ville ont vu des générations de travailleurs amiénois se succéder. Les techniques et les savoir-faire développés au cœur de ces usines ont suscité la fierté locale et ont parfois profité d'une renommée nationale ou internationale. Le patrimoine industriel fait partie de l'identité amiénoise, il est partout (anciennes usines, cités ouvrières, hôtels particuliers) et pourtant il demeure souvent méconnu.Face à ce constat, Sophie Collion, Amiénoise et mordue du patrimoine, a eu l'envie de proposer un parcours de découverte du patrimoine industriel amiénois dans l'espace public. Son projet, lauréat du Budget Participatif 2023 de la Ville, s'attache à mettre en valeur l'omniprésence de l'industrie (textile mais pas que !) du XIXe siècle à Amiens et ses effets sur la commune et ses habitants.Après de nombreux mois de recherches et de rencontres, ponctués d’échanges avec les agents de la Direction de l'action culturelle et du patrimoine d'Amiens Métropole, le projet devrait voir le jour très prochainement. Venez découvrir ses trouvailles et son cheminementLa conférencière : Sophie Collion a fait des études de design graphique à l'École Supérieure d'Art et de Design d'Amiens avant de devenir graphiste et chargée de communication digitale au CHU Amiens-Picardie, puis community manager à Amiens Métropole.</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/services/culture/archives/conferences2/2026/patrimoine-industriel_novembre2026/usine_blondel/1859719-1-fre-FR/usine_blondel.jpg" type="image/jpeg" length="1930865" /><guid></guid><pubDate>Mon, 26 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Quatre-vingt-dix ans d’esprit d’équipe</title><link>https://www.amiens.fr/Actualites/Quatre-vingt-dix-ans-d-esprit-d-equipe</link><description>Grand écart entre passé et avenir : le samedi 10 octobre, on célèbre les neuf décennies de l’une des plus anciennes associations amiénoises. Créée en 1936 par Robert Delahaye, dont la devise était « la santé par l’éducation physique », Femina sport visait à promouvoir l’activité sportive auprès des filles. On y pratiquait la natation, l’athlétisme, les danses folkloriques. Puis uniquement la gymnastique à partir des années 1960. Depuis, le club s’est ouvert à la pratique masculine, même si la grande majorité des 750 adhérents reste féminine. On y vient d’abord pour le loisir : « L’essentiel est d’être ensemble et de profiter de l’ambiance conviviale », détaille Monique Lefert, membre du bureau et ancienne présidente. Et pour l’esprit familial : « J’ai amené ma fille pendant des années, aujourd’hui c’est au tour de ma petite-fille ! ». Grand écart toujours : les plus petits ont 15 mois, l’aîné des adhérents a 93 ans.</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/images/jda/jda-2026/jda-1166/quatre-vingt-dix-ans-d-esprit-d-equipe/1846834-1-fre-FR/Quatre-vingt-dix-ans-d-esprit-d-equipe.jpg" type="image/jpeg" length="557413" /><guid></guid><pubDate>Tue, 06 Oct 2026 22:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L’histoire du Théâtre municipal d’Amiens</title><link>https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Les-Archives-municipales-et-communautaires/Tresors-d-Archives/Tresors-d-archives/L-histoire-du-Theatre-municipal-d-Amiens</link><description>Le théâtre d’Amiens a été construit dans un style néoclassique par l’architecte Rousseau. Inauguré en 1780, il est paré d’une façade en pierre de taille, tandis que le reste de l’édifice est construit en briques locales. La salle a été édifiée pour remplacer la salle du jeu de paume qui était utilisée par les artistes ambulants lors de leur passage en ville. Trop étroite, elle n’assurait plus les garanties suffisantes de sécurité en cas d’incendie. Les fonds nécessaires à la construction ont été rassemblés par un entrepreneur et architecte local, Lavette, et remboursés par la ville grâce aux revenus du théâtre. La ville devient officiellement propriétaire du terrain en 1809, et du bâti en 1821. La municipalité n’entretient que peu le théâtre au XVIIIe siècle. Le plancher s’effondre dès 1798. L’espace est si étroit que la municipalité est obligée de louer des locaux en 1813 pour y abriter les décors qui encombraient la scène. Au fil des années, le théâtre connaît de nombreuses transformations architecturales qui permettent de l’agrandir et d’améliorer le confort des comédiens et des spectateurs. A titre d’exemple, le chauffage central généralisé n’est installé qu’en 1880. Ces améliorations permettent au théâtre d’Amiens d’accueillir les grands noms du théâtre sur sa scène.Le théâtre d’Amiens a accueilli au cours de son histoire des sommités dramatiques. En 1853, la salle accueille Robert Houdin, prestidigitateur de renom. Entre 1874 et 1912, Sarah Bernhardt se produira cinq fois sur la scène du théâtre amiénois. Sacha Guitry situera une partie de l’action de Mariette au théâtre d’Amiens et viendra présenter en avant-première son Nouveau Testament en 1934. La salle est également ouverte aux troupes locales, telles que l’harmonie municipale ou encore la musique du 51e régiment d’infanterie. Malgré son réel attachement au théâtre, le public amiénois possède a réputation : il est agité, bruyant, sévère. Il siffle Sarah Bernhardt lors de la représentation d’Hernani en 1881. Elle ne reviendra à Amiens que quinze ans plus tard, en 1896.La Première Guerre mondiale va stopper brutalement l’activité du théâtre d’Amiens qui doit fermer ses portes de 1914 à 1917. En 1918, les bombardements de la ville fragilisent le bâtiment et détruisent le café du théâtre. Des travaux sont entrepris rapidement et le théâtre ne tarde pas à rouvrir ses portes. La Seconde Guerre mondiale va une nouvelle fois bouleverser l’histoire du théâtre. Les bombardements de 1940 n’épargnent cette fois pas la salle : elle est presque totalement détruite par un incendie, il n’en reste que la façade. En 1950, après les travaux de reconstruction du centre-ville d’Amiens, elle n’est plus alignée sur les bâtiments reconstruits de la rue des Trois cailloux. Il est donc décidé de la déplacer de quelques mètres pour agrandir la rue. Un système de rails et de vérins permet d’accomplir l’exploit en quatre jours.Le trésor d’archives est une photographie montrant la façade du théâtre d’Amiens après son incendie, causé par les bombardements, en 1940. Les dommages de guerre proposés par le ministère de la Reconstruction sont insuffisants pour espérer construire un nouveau théâtre pour les Amiénois. La ville ne possède alors plus de salles publiques suffisantes pour accueillir le public. Les artistes continuent néanmoins de se produire dans des salles privées. Le projet de « Maison de la Culture » voit le jour dans ce contexte. Par une délibération du 12 juillet 1961, la mairie adopte l’avant-projet du futur bâtiment, en partie financé par les indemnités de dommages de guerre du théâtre. L’inauguration de la Maison de la Culture en 1966 marque le retour d’une salle culturelle d’importance au sein de la municipalité amiénoise.  Cote archives : 10Z1391Date : 1955Support : numériqueCondition d’entrée dans les fonds : Don de Maurice DuvanelConditions de conservation : sur serveur numériqueDescription : Renforcement de la façade du théâtre d’Amiens avant son réalignement sur les bâtiments reconstruits de la rue des Trois Cailloux à Amiens en 1950. D’autres documents iconographiques vous attendent sur notre page Facebook</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/services/culture/archives/tresors-d-archives/2026/10_theatre/facade-theatre/1841859-1-fre-FR/Facade-theatre.jpg" type="image/jpeg" length="1295481" /><guid></guid><pubDate>Tue, 29 Sep 2026 22:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L’évolution des pratiques de baignade à Amiens au XIXe siècle
</title><link>https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Les-Archives-municipales-et-communautaires/Conferences/conferences/L-evolution-des-pratiques-de-baignade-a-Amiens-au-XIXe-siecle</link><description>Visionner l'enregistrement vidéo de la conférenceAu XIXe siècle, les cours d’eau deviennent des lieux de détente et d’hygiène. La municipalité s’inquiète alors autant de la sécurité que du maintien de l’ordre.Ouverte au début du XIXe siècle dans les hortillonnages, l’Île aux Fagots, a permis à de nombreuses personnes de se détendre, de se rafraîchir, jusqu’à sa fermeture dans les années 1960. Cette école de natation privée fut ouverte d’abord pour permettre aux enfants des ouvriers du textile et des hortillonnages d’apprendre à nager.Aujourd’hui centre pédagogique environnemental, point de départ du Festival International de Jardins, elle continue à accueillir du public et n’a peut-être pas révélé tous ses secrets.Elle ne fut pas le seul bassin de la ville. Le plus connu est certainement celui des « Bains de Sable ». Ces bains publics ont eu deux périodes d’existence, en deux lieux différents. D’abord situés près de la porte Saint-Pierre, ouverts en 1850, ils furent démolis en 1884 et reconstruits en 1891 dans le lit du Baraban, à proximité du pont de Beauvillé, d’où leur deuxième nom de « Bains de Beauvillé ».Jusqu’à leur fermeture, décidée à la suite de l’ouverture de la piscine Georges Vallerey en 1974, de nombreuses générations d’Amiénois y ont aussi appris à nager.La conférence évoquera également d’autres bains et bassins ayant existé au XIXe siècle, tels que les bains de Montières ouverts de 1881 à 1912.La conférencière : Séverine Frein est formatrice et coordonnatrice de formation d'éducateurs sportifs depuis 21 ans. Pendant ses études en STAPS à l'UPJV Amiens, en passionnée de natation, elle a réalisé des recherches sur les pratiques de baignade à Amiens au XIXème siècle. Aujourd'hui, dans les formations de maîtres-nageurs, elle fait des liens entre les pratiques d'hier et les pratiques actuelles pour mieux les comprendre.</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/services/culture/archives/conferences2/2026/baignade_octobre2026/bains_publics/1837805-1-fre-FR/bains_publics.jpg" type="image/jpeg" length="2277737" /><guid></guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le cinéma à Amiens : 130 ans d’histoire</title><link>https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Les-Archives-municipales-et-communautaires/Conferences/conferences/Le-cinema-a-Amiens-130-ans-d-histoire</link><description>Visionner l'enregistrement vidéo de la conférenceLe cinéma a 130 ans d'existence. Depuis la naissance du cinématographe en 1895, la magie du cinéma a traversé les époques et les générations, distillant son pouvoir d'attraction et de fascination et faisant de cette invention une grande passion française.A Amiens, le 7e Art fait son apparition, comme curiosité scientifique et attraction foraine, dès l'été 1896 lors de la foire de la Saint-Jean. Dix ans plus tard, près de l'hôtel de ville se crée le premier établissement dénommé Omnia-Pathé. A la veille de la Grande Guerre, une quinzaine de salles obscures sont construites dans les quartiers. Au cours du XX e siècle, le public se presse en masse au Trianon, Palace, Excelsior pour voir les films symbolisant la sortie culturelle incontournable du week-end. Après la Seconde guerre mondiale, de nouvelles enseignes prennent le relais : Le Caméo, Le Picardy, Le Marivaux, le Régent, Le Pax, Le Paris... avant de disparaître à leur tour, pour laisser la place au multiplexe Pathé et au Ciné Saint-Leu...Lors de cette conférence, illustrée par de nombreuses images d'archives, l'auteur vous propose un voyage dans le 7e Art, à travers ses écrans mythiques mais aussi en parcourant les itinéraires de quelques personnalités de la profession qui ont un lien fort avec la ville d'Amiens.Le conférencier : Alain Trogneux est professeur honoraire d'histoire et de géopolitique en classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Louis Thuillier. Chercheur à l'IHTP-CNRS, il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire d'Amiens et d'un Dictionnaire des élus de Picardie en trois volumes. Son dernier opus, intitulé La Somme des cinémas, 130 ans d'histoire, est paru en 2025 chez Encrage Edition.</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/services/culture/archives/conferences2/2026/cinema_septembre2026/salle_cinema/1826822-1-fre-FR/salle_cinema.jpg" type="image/jpeg" length="2785057" /><guid></guid><pubDate>Mon, 07 Sep 2026 22:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La gare Saint-Roch</title><link>https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Les-Archives-municipales-et-communautaires/Tresors-d-Archives/Tresors-d-archives/La-gare-Saint-Roch</link><description>Située place du Maréchal Foch à Amiens, l’emplacement était à l’origine dévolu au cimetière Saint-Roch. Comme d’autres cimetières contemporains de cette période, il est volontairement situé hors des murs de la ville. Néanmoins, sa localisation, à proximité du parc de la Hotoie, est rapidement considérée comme mauvaise et il ferme définitivement en 1818. Les sépultures sont alors transférées au cimetière de la Madeleine, nouvellement créé. Voyant le trafic ferroviaire s’intensifier, la Compagnie du chemin de fer du Nord loue les terrains laissés libres à la ville pour construire de nouvelles lignes ferroviaires et y installer une nouvelle gare : la gare Saint-Roch. Bien que les premières lignes soient mises en service en 1847 (ligne Amiens-Abbeville) et 1867 (Amiens-Rouen), la gare marchande n’ouvre ses portes qu’en 1875. Il faut attendre une année de plus, soit 1876, pour voir le bâtiment voyageurs être ouvert au public. L’emplacement de la gare est stratégique car elle se situe à proximité directe de la caserne militaire Friant et des usines du petit Saint-Jean. Elle devient un nœud essentiel pour la ville d’Amiens car elle répond à des besoins commerciaux de premier plan. En effet, elle est un lieu de déchargement et de chargement de marchandises nécessaires à la vie quotidienne et militaire. C’est pour ces raisons qu’elle a été une cible privilégiée des autorités allemandes durant les deux conflits mondiaux. En mars 1918, durant la Première Guerre mondiale, la ville d’Amiens est bombardée par l’armée allemande qui espère percer les lignes alliées. La gare est endommagée par les bombardements du 26 mars et du 23 avril 1918. Ce dernier cause la destruction du bâtiment central de la gare et le décès de nombreuses victimes : des cheminots, des civils mais également une vingtaine de soldats anglais qui seront ensuite enterrés dans le carré militaire britannique du cimetière Saint-Pierre. En 1919, le déraillement d’un train à proximité des voies fait 4 victimes et de nombreux blessés dans une gare toujours sinistrée. Elle est reconstruite et agrandie par la Compagnie du chemin de fer du Nord au cours des années 1920. Le 18 mai 1940, la gare est de nouveau bombardée. Elle est victime des premiers bombardements allemands sur la ville d’Amiens. Le bâtiment est une nouvelle fois détruit et des dizaines de morts sont à déplorer. On compte parmi les victimes deux cheminots et des soldats britanniques du 7e bataillon du Royal Sussex dont le train était stationné en gare. Ce régiment est connu en raison de la bataille qu’il a menée à Amiens le 21 mai 1940 contre les blindés du général Rommel. Après la Seconde Guerre mondiale, la gare est de nouveau reconstruite et inaugurée dès 1947.  Elle est l’œuvre de Pierre Dufau, architecte en chef en charge de la Reconstruction d’Amiens. Le bâtiment est inscrit au titre des monuments historiques depuis juin 2020 car il est représentatif de l’architecture de la Reconstruction dans la ville. Le trésor d’archives est une photographie de la gare Saint-Roch datant de 1885, soit moins de 10 ans après son ouverture au public. Elle nous montre la façade arrière de la gare et les aménagements réalisés pour accueillir les voyageurs. En plus d’accueillir les lignes Amiens-Rouen et Amiens-Abbeville, la gare Saint-Roch était le terminus de la voie ferroviaire départementale qui reliait Amiens à Envermeu, dans le département de la Seine-Maritime. Cette voie a été en activité de 1891 à 1947.</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/services/culture/archives/tresors-d-archives/2026/st_roch/gare-saint-roch/1820101-1-fre-FR/Gare-Saint-Roch.jpg" type="image/jpeg" length="1469855" /><guid></guid><pubDate>Sun, 30 Aug 2026 22:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L’histoire du moulin Passe-Avant</title><link>https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Les-Archives-municipales-et-communautaires/Tresors-d-Archives/Tresors-d-archives/L-histoire-du-moulin-Passe-Avant</link><description>La première trace du moulin Passe-Avant dans les archives remonte au XIIIe siècle. Construit sur l’un des bras de la Somme situé rue des Clairons, il était propriété de l’Eglise, ou plus précisément du Chapitre de la cathédrale et représentait une manne financière non négligeable pour ce dernier.  En effet, la location du moulin était payante. De ce fait, chaque personne voulant l’utiliser payait une redevance au clergé. Le bâtiment abritant le moulin que nous connaissons aujourd’hui date de sa reconstruction en 1528. A cette période, on ne dénombre pas moins de 25 moulins en fonctionnement dans la ville d’Amiens. Chaque moulin avait sa spécificité, on retrouvait par exemple des moulins servant à moudre le blé, à extraire l’huile ou encore à broyer la waide. Le moulin Passe-Avant a principalement servi à moudre le blé mais son utilisation a varié au gré des nécessités commerciales. Le mécanisme actionnant le moulin date quant à lui du milieu du XIXe siècle. Il a remplacé le mécanisme d’origine. La roue actuelle possède une puissance équivalente à 40 chevaux. Peu de temps après, le moulin est utilisé par les établissements Brûlé, une fabrique de Moutarde. Enfin, et c’est sa dernière utilisation connue, il est utilisé à partir du début du XXe siècle, par les établissements Benoît pour leurs activités de teinturerie. Dans les années 1970, la roue du moulin Passe-Avant finit par s’effondrer, usée par les années d’utilisation industrielle. Le moulin est progressivement abandonné et se dégrade.A la fin du XXe siècle, l’association « le Bel Amiens » restaure une partie du moulin pour le sauvegarder. Malgré son état de délabrement avancé, il est classé au titre des monuments historiques en 1986 pour protéger son architecture traditionnelle médiévale en bois et torchis. Le moulin Passe-Avant représente la dernière trace du passé industriel du quartier Saint-Leu. C’est pour toutes ces raisons qu’Amiens Métropole fait l’acquisition du moulin en 2007, afin de le sauvegarder. Un important chantier de restauration est mené entre 2014 et 2016 pour que le moulin Passe-Avant retrouve sa splendeur d’antan.Le Trésor d’archives est une photographie du bâtiment du moulin Passe-Avant prise le 4 juillet 2013. Il représente le moulin avant sa rénovation. La roue à aube et son mécanisme se situent dans la partie basse du bâtiment. On remarque que les matériaux composant le bâtiment (torchis et pans de bois) sont très dégradés. La rénovation du moulin s’est faite sous l’œil de l’architecte des bâtiments de France. La charpente en chêne, les menuiseries extérieures et les planchers ont dû être entièrement refaits. Les tuiles plates du toit ont également été remplacées. Des techniques traditionnelles ont été utilisées, notamment le torchis, pour préserver l’aspect d’origine du bâtiment. Aujourd’hui, le moulin accueille de manière ponctuelle des évènements culturels en lien avec l’histoire du lieu. Cote archives : 32 Fi 26374, Laurent Rousselin (photographe)Date : 2013Support : numériqueCondition d’entrée dans les fonds : versementConditions de conservation : sur un serveur numérique.Description : Photographie du moulin Passe-Avant, situé rue Saint Leu, prise le 4 juillet 2013, avant sa restauration.D’autres documents iconographiques vous attendent sur notre page Facebook</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/services/culture/archives/tresors-d-archives/2026/08_moulin/moulin-passe-avant/1807410-1-fre-FR/Moulin-Passe-Avant.jpg" type="image/jpeg" length="578953" /><guid></guid><pubDate>Thu, 30 Jul 2026 22:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le développement du tourisme à Amiens</title><link>https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Les-Archives-municipales-et-communautaires/Tresors-d-Archives/Tresors-d-archives/Le-developpement-du-tourisme-a-Amiens</link><description>Même si 1936 marque la généralisation des congés payés dans la population française, plusieurs lois antérieures ont permis à certaines catégories de métiers de bénéficier de jours de repos payés par l’employeur. Un premier décret en date du 9 novembre 1853 instaure 15 jours de congés payés pour les fonctionnaires d’Etat. Par la suite, dès 1900, certaines entreprises du secteur privé (entreprises électriques et gazières, secteur de la couture notamment) instaurent des congés payés pour leurs salariés. Ces dispositions sont généralisées à tous les travailleurs avec la loi du 20 juin 1936. Ils bénéficient à partir de cette date de 14 jours de congés. Le décret d’application est signé le 1er août 1936. Ces lois sont complétées par le décret-loi du 12 novembre 1938 dont l’objectif est de faciliter le tourisme populaire et la culture afin de leur faire prendre un poids plus important dans l’économie du pays. Le ministère de l’Education, en charge de ces questions, souhaite également par ce biais une « amélioration de la condition physique du travailleur ».A Amiens, les changements ne sont pas immédiatement perceptibles. Un recensement des touristes en 1936 indique qu’ils ont été moins nombreux qu’en 1935. Néanmoins, des initiatives privées indiquent une volonté de développer les loisirs dans la ville. Le comité local des loisirs d’Amiens est officiellement créé le 10 décembre 1936. L’objectif de ce comité est d’organiser des loisirs de différentes natures pour les Amiénois : conférences, concours de pêche et visite touristique notamment. On peut par exemple noter l’organisation d’une sortie « cyclotourisme » sur les champs de bataille de La Première Guerre mondiale en 1937. Ces sorties sont un condensé de la politique du Front populaire car l’on retrouve aussi bien des activités sportives qu’intellectuelles. L’accès à ces loisirs est facilité pour les populations les moins aisées grâce à l’utilisation de la bicyclette pour les sorties (le train restant un mode de transport coûteux). Outre ce comité, Amiens ne développe pas le tourisme immédiatement. En effet, dans un recensement des ressources touristiques de la ville en 1939, seuls trois hôtels à bas coûts sont identifiés dans la ville. A cette période, Amiens ne possède pas de camps de vacances, ni de logements adaptés à l’accueil des touristes en grand nombre. En 1937, le commissaire de police indique que les touristes viennent principalement pour visiter les champs de bataille à proximité. Cette même année, 1818 touristes sont recensés dans la ville. C’est véritablement après la Seconde Guerre mondiale que la ville d’Amiens développe l’accueil des touristes. On note notamment qu’en 1950, en pleine période de Reconstruction, 15 hôtels ont été remis à neuf, 1 est amené à disparaître, 1 est à rééquiper, 2 sont en construction et 3 sont à reconstruire. En 1951, Amiens profite de la Reconstruction pour se moderniser et développer l’accueil des touristes, notamment en éclairant les monuments emblématiques de la ville comme la cathédrale ou la façade de l’ancien théâtre. Le tourisme devient dès lors important dans l’économie de la ville.Le trésor d’Archives est une photographie représentant le camping de l’étang Saint-Pierre à Amiens en 1987. Inauguré en 1956, il est un marqueur du développement touristique de la ville après laSeconde Guerre mondiale. La création de ce camping devenait donc indispensable pour pouvoir accueillir les vacanciers. On peut noter que, dès 1938, des campeurs avaient souhaité s’installer dans la ville mais aucun terrain n’était disponible à cet usage, sauf des marais « plus propices aux rhumatismes qu’au développement de la jeunesse ». Cote archives : 11 Fi 4671, Bernard Maison (photographe)Date : 1987Support : papierCondition d’entrée dans les fonds : VersementConditions de conservation : Dans un classeur neutre.Description : Camping municipal d’Amiens situé à l’étang Saint-Pierre en 1987D’autres documents iconographiques vous attendent sur notre page Facebook</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/services/culture/archives/tresors-d-archives/2026/07_tourisme/camping-municipal-d-amiens/1798477-1-fre-FR/Camping-municipal-d-Amiens.jpg" type="image/jpeg" length="1509507" /><guid></guid><pubDate>Tue, 30 Jun 2026 22:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le 100e anniversaire de la foire exposition de Picardie</title><link>https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Les-Archives-municipales-et-communautaires/Tresors-d-Archives/Tresors-d-archives/Le-100e-anniversaire-de-la-foire-exposition-de-Picardie</link><description>Les foires commerciales existent en France depuis le Moyen-Âge, mais c’est à Paris que se tient en 1904 la première foire exposition telle que nous la connaissons aujourd’hui. Après la Première Guerre mondiale, de nombreuses villes créent des foires-expositions, aussi appelées foire aux échantillons, pour valoriser les innovations industrielles et mettre en relation commerçants et particuliers. A Amiens, la « foire exposition commerciale et industrielle de Picardie » est créée en 1926 par les industriels et notables locaux, soutenus par la municipalité. A ses débuts, elle se déroule en même temps que la foire foraine de la Saint-Jean pour maximiser le nombre de visiteurs sans porter préjudice à l’une ou l’autre des manifestations. L’emplacement choisi est le boulevard Faidherbe, suffisamment grand pour accueillir les baraquements nécessaires à l’accueil des commerçants. Cette première édition est un succès : 350 exposants accueillent plus de 130 000 visiteurs du 24 juin au 11 juillet 1926. Au fil des éditions, les organisateurs parent la ville des couleurs de la foire exposition en installant affiches publicitaires et pavillons colorés jusqu’aux fenêtres des habitants.  A partir de 1927, des arcs de triomphes publicitaires en menuiserie légère sont également installés dans la ville. L’arrivée de la Seconde Guerre mondiale va durement stopper la progression de la foire exposition car les bombardements causent la destruction de l’intégralité du matériel et des archives des organisateurs. La foire exposition ne reprendra qu’en 1948.En 1951, la foire exposition fête ses 25 ans. Son président-directeur, Félix Timbert, organise de nombreuses animations afin de redynamiser l’évènement et retrouver sa fréquentation d’avant-guerre : divers concours sont proposés aux enfants (dessins, courses de rallye-tracteurs, lâcher de ballons) et aux adultes (course pédestre, cycliste, concours de javelots, élection de la reine de la foire). Entre 1948 et 1952, le sujet de l’emplacement de la foire est complexe pour la mairie et les organisateurs en raison des nombreux chantiers de Reconstruction de la ville. De 1952 à 1973, la foire exposition s’installe au parc de la Hotoie, malgré des réticences de la part des commerçants du centre-ville amiénois qui se sentent lésés. A partir de 1972, la ville d’Amiens utilise cette vitrine commerciale comme un attrait touristique et met en valeur le savoir-faire local et les personnalités liés à la ville par le biais d’un stand. En 1978, un chapiteau consacré à Jules Verne est installé pour célébrer le 150e anniversaire de la naissance de l’écrivain tandis qu’en 1983 un stand entier est dédié au velours d’Amiens, spécialité industrielle locale. A partir de 1974, la foire exposition s’installe sur les terrains du futur parc des expositions, aujourd’hui Mégacité, où elle a toujours lieu de nos jours.Le trésor d’archives est une photographie de l’entrée de la foire exposition de 1949 à Amiens. Cette édition, qui a lieu en pleine période de Reconstruction, se déroule autour de l’église Saint-Jacques, entre le boulevard Faidherbe et la rue du Général Leclerc. On aperçoit d’ailleurs le beffroi endommagé en arrière-plan. C’est le seul terrain disponible pour accueillir cette manifestation d’ampleur régionale. Les terrains sont alors prêtés par l’association syndicale de remembrement et de reconstruction de la ville, avec l’aval du ministère de la Reconstruction. Cette vue montre bien la volonté des commerçants de relancer le commerce après les bombardements dévastateurs de la Seconde Guerre mondiale, avec le soutien de la mairie d’Amiens.Le document : Cote archives : 11 Z 1282Date : 1949Support : numériqueCondition d’entrée dans les fonds : donConditions de conservation : Sur un serveur numérique.Description : Entrée de 10e édition de la foire exposition de Picardie à Amiens en 1949.D’autres documents iconographiques vous attendent sur notre page Facebook</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/services/culture/archives/tresors-d-archives/2026/foire-exposition-de-picardie/foire-exposition-de-picardie/1772482-1-fre-FR/foire-exposition-de-Picardie.jpg" type="image/jpeg" length="7240437" /><guid></guid><pubDate>Sun, 31 May 2026 22:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La renaissance du quartier Saint-Jacques : des ruines de 1944 à la construction d’un « cœur battant » d’Amiens
</title><link>https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Les-Archives-municipales-et-communautaires/Conferences/conferences/La-renaissance-du-quartier-Saint-Jacques-des-ruines-de-1944-a-la-construction-d-un-coeur-battant-d-Amiens</link><description>A la libération de la ville, le 31 août 1944, Amiens est profondément sinistrée avec 100 hectares détruits en centre-ville ; le quartier Saint-Jacques est un champ de ruines.Sous la direction de Pierre Dufau, urbaniste en chef de la seconde Reconstruction, le quartier Saint-Jacques est complétement remembré et redessiné. Le réseau de voirie est repensé. Dès 1946, le chantier symbolique des ISAI, autour du stade Thédié, lance la reconstruction totale du quartier. Jusqu’aux années 1970, des édifices majeurs consacrent la renaissance progressive de Saint-Jacques : restauration de l’église (1964), construction du complexe sportif Pierre de Coubertin et de la Maison de la culture (1966), construction de la résidence Le Stengel, restauration de « l’espace Dewailly » (années 1970)..Cette conférence, abondamment illustrée, met en scène la véritable « réinvention » du quartier Saint-Jacques, emblématique de la Reconstruction du centre-ville ; elle dévoile l’édification d’une nouvelle ville où immeubles de standing, équipements sportifs structurants, pôles culturels rayonnants font aujourd’hui du quartier un « cœur battant » d’Amiens.Les conférenciers : Michel Hagnerelle, Pierre François, José Riquier, François Sirel et Virginie Vimeux, agrégés d’histoire ou de géographie, sont membres du groupe de réflexion et de recherche « Saint-Roch/Saint-Jacques, histoire et devenir du quartier » mis en place dans le cadre du comité de quartier. Ils ont publié de nombreux articles sur des lieux et espaces patrimoniaux du quartier, dont les ISAI, le Coliseum, Le Stengel, l’église Saint-Jacques… Leur dernière publication, au printemps 2026, « Saint-Roch/Saint-Jacques/ La Hotoie : un quartier emblématique de l’histoire et du devenir d’Amiens », propose un regard global inédit sur ce quartier dynamique et attractif du centre et de l’ouest amiénois.</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/services/culture/archives/conferences2/2026/saint-jacques_juin2026/isai/1767516-1-fre-FR/ISAI.jpg" type="image/jpeg" length="1292315" /><guid></guid><pubDate>Thu, 21 May 2026 22:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Annulation de la conférence du 11 mai 2026</title><link>https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Les-Archives-municipales-et-communautaires/Conferences/conferences/Annulation-de-la-conference-du-11-mai-2026</link><description>Nous sommes au regret de vous annoncer l’annulation de la conférence prévue le 11 mai sur « La Croix-Rouge française à Amiens pendant la Seconde Guerre mondiale », en raison de l’indisponibilité du conférencier.Nous vous remercions de votre compréhension.Nous vous retrouverons le 15 juin 2026 pour une conférence sur « La renaissance du quartier Saint-Jacques : des ruines de 1944 à la construction d’un « cœur battant » d’Amiens » par Michel Hagnerelle, Pierre François, José Riquier, François Sirel et Virginie Vimeux, à 18h15 à l’espace Dewailly.</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/services/culture/archives/conferences2/programmes/conference_dewailly/1619831-1-fre-FR/conference_Dewailly.jpg" type="image/jpeg" length="79676" /><guid></guid><pubDate>Wed, 29 Apr 2026 22:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les monuments commémoratifs de la Seconde Guerre mondiale à Amiens et Dury</title><link>https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Les-Archives-municipales-et-communautaires/Tresors-d-Archives/Tresors-d-archives/Les-monuments-commemoratifs-de-la-Seconde-Guerre-mondiale-a-Amiens-et-Dury</link><description>Le premier monument inauguré est le monument hommage au général Leclerc, place René Goblet à Amiens, le 24 juin 1950. Œuvre des célèbres sculpteurs Jan et Joël Martel, la statue en pierre de Pouillenay est érigée grâce à une souscription mise en place par le comité picard du monument Leclerc, présidé par M. Muller, et bénéficie du haut patronage du Président de la République française. La mairie d’Amiens souhaite donner à cette cérémonie un caractère exceptionnel pour rendre hommage à celui qui fut nommé citoyen d’honneur de la ville lors de sa visite à Amiens le 31 août 1946. Après la levée du voile tricolore recouvrant la statue, pas moins de cinq discours sont prononcés par les autorités civiles et militaires. Des compagnons d’armes du général Leclerc, comme le général Jacques de Guillebon, lui rendent hommage à cette occasion. Comme un dernier clin d’œil à sa carrière militaire, deux chars sont placés de chaque côté du monument en compagnie d’un régiment de Marche du Tchad.La deuxième inauguration prend place à Dury le 1er juin 1952. C’est une double inauguration car deux monuments sont érigés pour rendre hommage à la 7e Division d’Infanterie Coloniale (DIC) et au 56e Régiment d’Infanterie (RI). Installés sur un terrain appartenant à la mairie d’Amiens, les deux ouvrages sont placés à proximité du monument hommage aux combats de 1870 dans la commune de Dury. Ils n’ont pas la même intention : le monument de la 7e DIC est un monument hommage aux morts de la division entre 1939-1945, tandis que le monument du 56 RI commémore la bataille de chars ayant eu lieu en 1940 sur l’axe Amiens-Paris. Les deux ouvrages sont l’œuvre de M. Arduin, architecte de la ville d’Amiens. Cette localisation commune pour les mémoriaux des deux unités est une volonté de Maurice Vast, alors maire d’Amiens, pour montrer la complémentarité des deux unités dans les combats. L’inauguration est placée sous l’égide du Souvenir français et présidée par un représentant du ministre de la défense nationale.Enfin, le monument hommage aux Picards Martyrs de la Résistance est inauguré le 5 septembre 1954. La cérémonie, initialement prévue le 29 août 1954 pour célébrer le 10e anniversaire de la Libération d’Amiens, est retardée en raison d’un problème de livraison de la pierre. La construction de l’édifice est à l’initiative du Comité d’érection du monument aux Picards martyrs de la résistance qui veut montrer que « soldats et civils se considèrent comme combattants et sont animés du même courage ». L’inauguration a lieu sous la présidence de Louis Saillant, président du Conseil national de la Résistance. Dans son discours il rend hommage à tous les Picards victimes de la Seconde Guerre mondiale. Il est également désigné pour lever le voile recouvrant le monument. Le maire avait émis l’idée qu’il soit accompagné par deux anciens déportés, en tenue de prisonniers. Fort heureusement, cette idée n’est pas retenue. La cérémonie se clôture par des réjouissances organisées par les comités des fêtes un peu partout dans la ville.Le trésor d’archives est une photographie prise peu de temps après l’inauguration du monument hommage aux Picards Martyrs de la Résistance. Sur la photographie, on aperçoit qu’une vasque est présente devant le monument pour accueillir une flamme du souvenir. A la suite de l’inauguration du monument, la place René Goblet va devenir au fil des ans un lieu incontournable pour les cérémonies entourant les commémorations de la Seconde Guerre mondiale.Le document : Cote archives : 6 Fi 1177Date : 1954Support : papierCondition d’entrée dans les fonds : VersementConditions de conservation : Dans un classeur neutre à l’abri de la lumière.Description Présentation du Monument aux « Picards Martyrs de la Résistance 1940-1945 », situé square Saint Denis à AmiensD’autres documents iconographiques vous attendent sur notre page Facebook</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/services/culture/archives/tresors-d-archives/2026/monument_2gm/picards-martyrs-de-la-resistance/1751182-1-fre-FR/Picards-Martyrs-de-la-Resistance.jpg" type="image/jpeg" length="3373537" /><guid></guid><pubDate>Wed, 29 Apr 2026 22:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L’histoire des horloges amiénoises</title><link>https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Les-Archives-municipales-et-communautaires/Tresors-d-Archives/Tresors-d-archives/L-histoire-des-horloges-amienoises</link><description>Les premières « horloges » sont en réalité des cloches qui sonnent pour indiquer l’heure des différentes prières au début du Moyen-Âge. Elles permettent à chaque individu de recevoir la même information et donc de synchroniser les temps de vie sociale. Les cloches vont progressivement indiquer d’autres informations : signaler le début d’une assemblée ou indiquer un danger par exemple. La première horloge mécanique publique de France est installée sur le Palais de l’île de la cité à Paris en 1370, à la demande du roi de France Charles V. A Amiens, la première horloge publique est certainement celle du beffroi installée dès la fin du XIVe siècle. Elle complète un cadran solaire déjà en place. Le beffroi et son horloge sont détruits à plusieurs reprises. Le mécanisme d’horloge du beffroi le plus documenté est celui installé par l’horloger amiénois Mauvoisin au XVIIIe siècle. Occupant près de 5m², il reste le même jusqu’à la destruction de l’horloge en 1940. Ce mécanisme bénéficie d’une réfection partielle effectuée par la maison Jean Wagner neveu en 1844. Preuve de la qualité du travail de Mauvoisin, la Maison horlogère Château frères et Cie indique dans un devis en 1938 que le mécanisme du XVIIIe siècle ne nécessite en aucun cas d’être changé en raison de sa qualité. L’horloge est si complexe qu’elle nécessite un remontage journalier effectué pendant une heure par le gardien du beffroi. Au fil du temps, d’autres horloges sont installées dans la ville pour permettre aux Amiénois de mieux maîtriser la mesure du temps.Au XIXe siècle les principales horloges se situent sur l’hôtel de ville, sur les églises et les écoles. L’heure indiquée permet de synchroniser la vie civique, religieuse et scolaire de la ville d’Amiens. Après les bombardements des deux guerres mondiales plusieurs horloges sont abîmées et rapidement remplacées, preuve de leur importance dans le quotidien des Amiénois. Avec l’arrivée du train en ville, la gestion de l’heure devient un véritable enjeu de société. Pour preuve, en 1931, un libraire de la place Gambetta se plaint de la différence des horaires entre la gare et le centre-ville amiénois. Le maire lui répond alors que les horloges du centre-ville sont à l’heure légale (c’est-à-dire l’heure indiquée par la tour Eiffel) alors que la gare est à l’heure du chemin de fer. Il fallait donc être bien attentif pour ne pas arriver en retard. Cette différence d’heure entre les horloges était régulière à cette époque en raison du remontage manuel qu’il fallait effectuer de manière quotidienne, hebdomadaire ou durant les passages à l’heure d’été ou d’hiver, à partir de 1916. En 1931, l’horloger amiénois Guilbert indique qu’une différence de 5 minutes avec l’heure légale est correcte et qu’il est difficile pour les horlogers employés par la ville d’être plus précis. Les horloges avec remontage électrique, comme celle de l’hôtel de ville, restent rares au début du XXe siècle. Au fil des remplacements, les horloges bénéficient d’un mécanisme électromécanique qui permet une synchronisation et une uniformisation des horloges dans la ville, facilitant ainsi le quotidien des Amiénois.Le Trésor d’archives est un plan édité en 1900 pour un projet d’électrification de toutes les horloges de la ville afin de faciliter leur remontage. Ce projet proposé par la maison Jean Wagner Neveu est abandonné en 1905 en raison de son coût. Le plan indique toutes les horloges dont la ville d’Amiens avait la charge en 1900. Les horloges militaires et ferroviaires ne sont pas indiquées car elles n’étaient pas gérées directement par la ville à cette période. Le document : Cote archives : 13 Fi 6256Date : 1900Support : papierCondition d’entrée dans les fonds : VersementConditions de conservation : A plat, dans une boîte adaptée.Description : Plan des horloges entretenues par la ville d’Amiens réalisé dans le cadre d’un projet d’unification des heures des horloges municipales.D’autres documents iconographiques vous attendent sur notre page Facebook</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/services/culture/archives/tresors-d-archives/2026/04_horloges/plans-d-implantation-des-horloges-d-amiens/1718407-1-fre-FR/plans-d-implantation-des-horloges-d-Amiens.jpg" type="image/jpeg" length="2605243" /><guid></guid><pubDate>Tue, 31 Mar 2026 22:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les plans d’urbanisme amiénois du XIXe siècle</title><link>https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Les-Archives-municipales-et-communautaires/Tresors-d-Archives/Tresors-d-archives/Les-plans-d-urbanisme-amienois-du-XIXe-siecle</link><description>Les Archives municipales et communautaires d’Amiens conservent de nombreux plans datant du XIXe et début du XXe siècle émanant des services techniques de la ville. Ces plans nous permettent de dégager une vue d’ensemble des bâtiments existants à cette période, pour la plupart fruits de l’imagination des architectes municipaux. Un architecte municipal est techniquement la personne en charge de l’art monumental officiel de la ville. Les missions confiées à ces architectes relèvent alors du domaine de la construction au sens large car ils étaient également chargés de l’entretien général des bâtiments et parfois de la voirie. Cela permet d’expliquer le nombre important de documents que l’on peut retrouver pour un même bâtiment car l’architecte ne construit pas seulement les monuments, il en assure la maintenance et le bon fonctionnement à l’échelle de toute la ville. Cette fonction est considérée comme prestigieuse, elle est donc occupée par les meilleurs architectes de cette période. Par ailleurs, au XIXe siècle, les architectes étaient issus de l’école des beaux-arts, ce qui explique la qualité de leurs dessins.  Néanmoins, ils ne travaillaient pas uniquement au service de la ville et pouvaient donc posséder un atelier privé en parallèle. A l’échelle du Département, existent, à la même période, des architectes départementaux qui donnent avis et conseils aux municipalités. Emile Ricquier a par exemple occupé ce poste à la fin du XIXe siècle.A Amiens, de grands noms se sont relayés au poste d’architecte de la ville. Chaque architecte a marqué de son style les bâtiments de la cité. Au fil du temps, et des architectes, les plans nous permettent de visualiser les évolutions architecturales et technologiques. Revers de la médaille, une erreur peut gravement entacher la réputation des architectes. On peut citer le cas de l’architecte Louis Leullier qui est jugé en 1887 à la suite d’un éboulement ayant eu lieu au sein de l’école du Faubourg de Hem dont il avait supervisé la construction. Cet évènement a un large écho dans la presse locale et nuit à la réputation de l’architecte. La nomination de son successeur, l’architecte François Charbonnier, fait également polémique car Louis Leullier jouissait d’une certaine popularité dans le milieu des architectes. Les noms de certaines lignées d’architectes ayant travaillé pour la ville d’Amiens sont aujourd’hui connus de la plupart des Amiénois : les familles Vivien ou Duthoit par exemple. Cela prouve le prestige associé à ce poste. Par ailleurs, ces plans sont toujours utiles aux services de la ville aujourd’hui. L’exemple du Musée de Picardie est le plus frappant : de nombreux plans datant des XIXe et début du XXe siècles ont été utilisés pour la restauration à l’identique de certains éléments de décor du Musée lors de sa dernière rénovation.Le trésor d’archives est un projet pour le théâtre d’Amiens proposé par l’architecte Leullier. Ce plan revêt un intérêt plus esthétique qu’historique car le projet n’a pas été réalisé. Néanmoins, il montre que les plans conservés couvrent de nombreux aspects du patrimoine amiénois. En effet, on retrouve dans ce fonds des monuments emblématiques de la ville (Hôtel de Ville, Musée de Picardie, cirque) mais également des plans de monuments funéraires, des établissements scolaires et même des lieux de loisirs. Ces documents sont parfois la dernière trace de la présence de monuments aujourd’hui disparus. Le document : Cote archives : 19Fi610Date : 1870Support : papierCondition d’entrée dans les fonds : VersementConditions de conservation : A plat, dans un meuble à plans.Description : Avant-projet pour le théâtre dessiné par l’architecte de la ville Louis Leullier, le 30 mai 1870.D’autres documents iconographiques vous attendent sur notre page Facebook</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/services/culture/archives/tresors-d-archives/2026/03_urbanisme_amienois/plans_theatre/1705912-1-fre-FR/plans_theatre.jpg" type="image/jpeg" length="7494640" /><guid></guid><pubDate>Sun, 01 Mar 2026 23:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Maison de la Culture d’Amiens : une architecture à relire
</title><link>https://www.amiens.fr/Vivre-a-Amiens/Culture-Patrimoine/Les-Archives-municipales-et-communautaires/Conferences/conferences/La-Maison-de-la-Culture-d-Amiens-une-architecture-a-relire</link><description>La Maison de la Culture d’Amiens est inaugurée le 19 mars 1966 par le ministre des Affaires culturelles, André Malraux. C’est alors la première construite spécialement à cet effet. Plus qu’un théâtre, c’est un lieu de rencontre entre les arts, qui accueille expositions, concerts et projections, mais aussi un large public grâce à sa médiathèque. L’équipe d’architectes constituée pour élaborer le projet rassemble Pierre Sonrel, spécialiste des questions théâtrales, et son associé Jean Duthilleul, l’architecte amiénois Marcel Gogois et le scénographe Camille Demangeat, assisté d’André Cadaes qui supervise le chantier. Fortement soutenue par Malraux et Emile Biasini, en charge du théâtre au ministère, les concepteurs mettent au point une architecture d’une grande simplicité formelle et d’une grande rigueur constructive. Le bâtiment, presque abstrait, sera animé par différents dispositifs comme le « champignon » du hall et par la présence régulière d’œuvres d’art.Restructurée et agrandie en 1993, la Maison de la Culture a changé de visage tout en conservant sa structure d’origine. En avant-première de l’exposition rétrospective de ses 60 ans, la conférence invite à redécouvrir une architecture et un outil de travail remarquables.Les conférenciers : Xavier Dousson (architecte en historien, ENSA Paris Val de Seine) et Simon Texier (historien de l’art, UPJV) sont les commissaires des expositions qui se tiendront conjointement au CIAP et à la MCA, de mars à septembre 2026. Enseignants-chercheurs, spécialistes de l’architecture du XXe siècle, ils ont conçu et réalisé de nombreuses expositions.</description><author>Amiens Métropole</author><enclosure url="https://www.amiens.fr/var/ez_website/storage/images/media/services/culture/archives/conferences2/2026/macu_mars2026/macu/1704629-1-fre-FR/MACU.jpg" type="image/jpeg" length="1747462" /><guid></guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 23:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>