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Le président de la République a visité le 8 juin l’usine Goodyear, où 150 millions d’euros ont été investis, et le CHU Amiens-Picardie, à la pointe notamment en matière de robotique.

« Emmanuel Macron impressionné par l’excellence amiénoise » © Ariane Loisil
Emmanuel Macron regardant des pneus larges le 8 juin. Goodyear Amiens en produira cinq millions l’année prochaine.

10.06.2026

JDA 1156

Frédéric Fauvet, le maire d’Amiens, y a vu « une manière de clôturer une histoire ». Celle d’un président de la République en fin de mandat. En 2017, le candidat Macron était sur le parking de Goodyear. Là où 1 143 salariés bataillaient contre le géant américain et la fermeture de l’un de ses deux sites amiénois. Ce 8 juin, à moins d’un an de quitter l’Élysée, le chef de l’État s’est déplacé dans l’autre usine Goodyear (ex-Dunlop, aussi à l’espace industriel Nord), qui a depuis 2022 reçu 150 millions d’euros d’investissements, dont 44 publics, pour se moderniser. Elle compte actuellement 800 employés. En 2027, l’usine produira 5 millions de pneus (contre 3,8 auparavant). Des pneus larges qui répondent à la demande du marché. Résultat : 120 nouveaux postes ouverts.

TND et robotique

 

« Une parfaite illustration de la bataille de la réindustrialisation », a déclaré Emmanuel Macron, évoquant également Eurolysine (lire p. 6). Il s’est ensuite rendu au CHU pour inaugurer l’Institut des troubles du neurodéveloppement (TND), centre de référence qui regroupe tout le parcours de prise en charge d’un enfant ou d’un adolescent victime de troubles. La présentation de la startup amiénoise Surgitec Robotics a clôturé la visite. Issue du Groupement de recherches et d’études robotisées (Greco), elle développe une plateforme adaptée à toute chirurgie osseuse, remplaçant à elle seule moult équipements. « C’est une course contre la montre pour arriver sur le marché », a expliqué Laure Caucanas, sa directrice. 2029 est espéré. « La présence du président et de son conseiller santé peut faire accélérer la certification, croit Frédéric Fauvet, fier d’avoir vu le chef de l’État impressionné par l’excellence amiénoise. »

Antoine Caux

 

 

Frédéric Fauvet interpelle le président sur plusieurs dossiers

Cette visite a été l’occasion pour le maire d’Amiens de solliciter directement l’État. « Notamment pour deux gros dossiers économiques dont je ne peux encore parler, glissait Frédéric Fauvet. J’avais des questions précises. J’ai eu des réponses. » Autres requêtes : des aides pour l’ancien tri postal de la rue Dejean, futur pôle dédié à l’image et à la création, et pour la halle Freyssinet, « que nous voudrions tournée vers la jeunesse et la danse ». Dernier dossier : la modernisation de la bibliothèque Louis-Aragon. « Nous avons trois scénarios, du moins au plus coûteux. Cet outil formidable doit être un vaisseau amiral de la culture. On ne pourra pas réussir sa transformation sans l’État. C’est que j’ai dit au président. Il l’a entendu. »