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Les reines fondatrices sortent d’hibernation et construisent des nids primaires à faire détruire avant leur croissance.

Frelon asiatique : observer puis traiter  © Service gestion des risques de la Ville d’Amiens

17.04.2024

JDA 1079

Les chiffres sont parlants : en 2023, à Amiens, le nombre de nids de frelons asiatiques a augmenté de 162 % par rapport à 2022. 207 nids ont été signalés aux services de la Ville et traités. Plus petit, pattes jaunes, une bande orangée sur l’abdomen et des couleurs plus sombres que son cousin européen, le frelon asiatique, espèce invasive apparue en France en 2005, occupe en ce moment un nid primaire de couleur sable, de la taille d’une balle de tennis. « Il faut inspecter régulièrement ses extérieurs afin de repérer ces nids formés en seulement une dizaine de jours, d’avril à juin, sous les vérandas, dans les abris de jardin, les coffres à jouets, les cabanes à oiseaux, les barbecues... », informe Stéphanie Masse, du service gestion des risques de la Ville. Ils sont encore petits, accessibles, peu peuplés et le traitement est moins cher. S’ils ne sont pas traités, des nids secondaires abritant jusqu’à 2 500 individus se forment ensuite, en hauteur, cachés par le feuillage. « Et un nid non traité, c’est le risque d’une dizaine d’autres la saison suivante », alerte Hubert de Jenlis, adjoint au maire délégué aux préventions.

Piéger, fausse bonne idée ?

La menace pèse sur la sécurité des particuliers mais aussi sur la biodiversité. Un gros nid, comme celui de 90 centimètres de diamètre identifié au Zénith en 2022, peut consommer de 11 à 15 kilos d’insectes par an. Dont des abeilles, si précieuses pour l’écosystème. L’installation de pièges type bouteilles, cloches et bocaux n’est pour autant pas la meilleure manière de lutter car ils capturent tout type d’insectes. Et les pièges préventifs dans des zones non infestées risquent d’attirer le frelon là où il ne serait peut-être jamais venu. Dans l’attente des recommandations d’un Plan régional d’action, la prudence reste de mise. Si vous faites du piégeage de printemps, ne piégez que dans les zones infestées ces dernières années, utilisez des pièges sélectifs de type nasse, limitez la campagne de piégeage à huit semaines, lorsque les températures sont supérieures à 12°C.

Ingrid Lemaire

 

Plus d’infos sur amiens.fr/frelon

 

Le nid est repéré : que faire ?

On le signale via le formulaire en ligne sur amiens.fr/frelon. Les services de la Ville valident l’espèce concernée entre vingt-quatre et quarante-huit heures. Puis on contacte l’une des trois sociétés conventionnées pour le traitement des nids : AB Nuisibles (06 79 11 13 92), Amiens Guêpes (06 88 19 78 15) ou DFGN 80 (07 88 92 41 55). Ces entreprises utilisent essentiellement du pyrèthre, insecticide naturel produit par certaines plantes.

 

Combien ça coûte ?

De 50 à 150 € en moyenne. La Ville d’Amiens accorde une aide aux particuliers, associations et syndicats de propriétaires, de 30 % pour les foyers imposables et de 100 % pour ceux non imposables. Le conseil départemental propose une aide complémentaire de 50 %, plafonnée à 80 €.