Hugo Gallet, son rêve de crosse
28.01.2026
JDA 1142
Il y avait eu avant lui Antoine Richer comme natif d’Amiens à disputer les Jeux d’hiver. La première fois, c’était à Albertville en 1992. Hugo Gallet n’était pas né. Le défenseur de 28 ans, qui évolue en Finlande au Kalevan Pallo, rejoint donc cette short list même si, dit-il, « [il ne s’]en rend toujours pas compte ». Son père Lionel Gallet, lui, savoure davantage: « Quand on est dedans, on mesure les sacrifices ». Le papa n’oublie pas les prises de risque, les galères et le caractère nécessaire. Car après avoir chaussé les patins à 3 ans et fait ses classes chez lui à Amiens – le père leur a fait découvrir le hockey depuis les loges du Coliseum –, il pariait à 17 ans sur une formation aux États-Unis. Suivait un premier passage en Finlande pour retrouver son petit frère Jules. « Ils sont si proches et solidaires », admire Lionel, fier. Une expérience finlandaise qui lui ouvrira les portes de l’équipe de France, appelé par Dave Henderson, alors sélectionneur (amiénois) des Bleus: « Il m’a donné ma chance », remercie encore Hugo.
Canada, Suisse et Tchéquie
Un retour en France à Bordeaux en 2018- 2019 lui a ensuite permis de glaner le trophée de meilleur espoir de la Ligue Magnus avant de repartir en Finlande, son nouveau chez-lui. « Mais je ne suis pas encore trilingue », assure-t-il. Lionel : « Moi, je connais juste “kippis”, ça veut dire ”à la tienne !” ». C’est l’équipe de France qu’Hugo fait désormais sienne avec six championnats du monde au compteur. Alors, non, voir Hugo Gallet aux JO est tout sauf une surprise dès lors que la France a obtenu son ticket olympique (la dernière fois remonte à Salt Lake City en 2002 avec les anciens Amiénois Vincent Bachet et Anthony Mortas). Et si le programme des Bleus est copieux avec le Canada, la Suisse et la Tchéquie, Lionel Gallet n’en ratera rien, présent avec la marraine d’Hugo parmi les 14000 spectateurs de la patinoire milanaise.
Antoine Caux