« Inventons un Choose Amiens »
Tout juste élus, le maire d’Amiens Frédéric Fauvet et ses adjoints Léon Deffontaines et Jean-Claude Ester étaient au salon des entreprises le 2 avril pour présenter leur vision économique.
08.04.2026
« Nous sommes venus vous dire que le business, ça nous concerne. » Micro en main, Frédéric Fauvet avait un message à faire passer à un monde de l’entreprise tout ouïe à Mégacité, à l’occasion du salon Somme Business Expo. Accompagné de ses adjoints Léon Deffontaines et Jean-Claude Ester, le nouveau maire d’Amiens a exposé son ambition pour le développement économique, « pas juste sur les six ans qui viennent mais à une échelle de dix, quinze, vingt ans. Que personne ne pense qu’arrivent à l’hôtel de ville des gens qui ne soient pas conscients de l’importance de ce tissu économique pour tirer le territoire vers le haut ».
Des leviers et des atouts
« À l’instar du Choose France, regardons comment créer un Choose Amiens pour attirer les entreprises, a ainsi lancé Léon Deffontaines. Nous allons prendre notre bâton de pèlerin à l’échelle nationale et planétaire pour vanter les atouts de notre territoire : l’arrivée du TGV, le canal Seine-Nord, son université et ses labos de recherche, une jeunesse formée, la proximité avec Lille, Bruxelles, Londres et le bassin parisien… » « Nous avons aussi des leviers autour du foncier, a appuyé Frédéric Fauvet. À l’est, il reste du potentiel. » Parmi les annonces, celle d’un plan pour la rénovation des maisons (notamment des amiénoises) « avec un dispositif plus simple pour amorcer les travaux, a présenté Frédéric Fauvet. C’est bon à la fois pour le climat et pour l’emploi car cela fait travailler les artisans locaux ».
Soutien à l’apprentissage, aux circuits courts…
Citons aussi le soutien à l’apprentissage, l’aide affinée aux TPE-PME, la création d’un périmètre de sauvegarde pour intervenir sur les baux commerciaux du centre-ville, le développement de l’économie sociale et solidaire pour davantage de circuits courts. « La jeunesse y est sensible », a rappelé Jean-Claude Ester. L’occasion pour Frédéric Fauvet de glisser sa volonté du bus gratuit pour les moins de 26 ans : « On est dans la maille fine et dans le regard macroéconomique. On croit en tout cas dans toutes les forces vives ».
Antoine Caux