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Le Relais 80 voit en tri tri grand

L’entreprise, qui assure 50 % de la collecte de tri textile en France, ouvre une boutique Ding Fring de 285 m2 de vêtements de seconde main à Longueau.

Le Relais 80 voit en tri tri grand © Laurent Rousselin

10.06.2026

JDA 1156

Ding Fring s’habille maintenant en XXL. Le Relais 80 vient en effet d’ouvrir une nouvelle boutique à Longueau (1, avenue de l’Arc) avec 285 m2 de rayonnages dans lesquels l’entreprise met en vente les plus belles pièces récupérées dans ses célèbres bornes. « Les vêtements en vente chez Ding Fring représentent entre 6 et 8 % de ce que nous collectons », chiffre Emmanuel Pilloy, président du Relais France. « Depuis cinq ans, on n’ouvre que des boutiques de plus de 250 m2, explique-t-il. On a changé d’échelle, on doit proposer plus de choix, plus de vêtements avec les tailles bien indiquées. C’est un vrai magasin. » Il s’agit en fait d’un transfert : la boutique rue du Général-Leclerc à Amiens a fermé.

La seconde main explose

Le Relais 80, qui aide au retour à l’emploi (123 salariés dont 45 en insertion), fait face à un double phénomène. L’entreprise récupère de plus en plus de vêtements (8800 tonnes par an) qu’elle trie dans ses ateliers de L’Étoile à 25 km au nord-ouest d’Amiens. Elle vient d’ailleurs d’y ouvrir une troisième chaîne. Dans le même temps, le marché de la seconde main explose. « Nous, ça fait quarante ans que l’on vend du vêtement mais l’épisode du Covid a bousculé les habitudes notamment chez les jeunes, analyse Emmanuel Pilloy. Il y a une dimension économique : nos prix sont en moyenne cinq fois inférieurs au neuf, cela permet à beaucoup d’accéder à des vêtements de qualité. Et écologique car s’habiller au Relais pollue forcément moins. » On rajoutera éthique. Dans le monde, 3000 personnes ont retrouvé un emploi grâce au Relais.

Antoine Caux